‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 21 sur 40 · DI AGONIES. 2Î · texte numérisé non relu

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vert s pour qu'on exposât les diacres et les diaconesses, occupés de tout autres soins, à ces expe'riences de chasteté dangereuse *.

Chaque diaconie était comme l'entrepôt et le réservoir du trésor des pauvres.

En quoi donc consistait ce trésor?

Le trésor des pauvres ne faisait qu'un avec le trésor de l'Église, dans lequel pourtant il ne comptait que pour un quarto Ce trésor était alimenté par plus d'une source d'abondance. Il se composait, notamment, — du produit des aumônes ordinaires, des contributions et collectes, des dîmes obligatoires, des offrandes aux sacrifices, enfin des richesses des Églises.

Le trésor des pauvres fut d'abord alimenté par l'unique source des aumônes individuelles. Ces aumônes étaient celles que chaque chrétien, riche ou pauvre, s'imposait volontairement et qu'il donnait à qui, quand et comme bon lui semblait, sans en référer à personne et sans que sa main gauche sût le bien que faisait la droite. Ces aumônes-là se faisaient sans l'intermédiaire

* Le concile de Nicée fit cesser ce scandale en bornant la permission aux mères, aux sœurs et aux tantes (Conc. Nie. Can., III).

^ Voy. ce que nous avons dit à ce sujet ci-dessus, p. 191, note 6. — Les agapètes sous-introduites recevaient aussi les noms de sunerchomènes, ou de sune'ùaktes. Un prêtre, nommé Léonlius, pour ne pas renoncer à une jeune suneïsakte^ nommée Euslolie, qui demeurait chez lui, se soumit volontairement à une mutilation qui mettait sa vertu à l'abri des attaques de la calomnie. (Voy. Philarète Ghasles, ub. sup., p. 89.)

3 Saint Grégoire nous apprend qu'on faisait des biens de l'Église quatre parts, dont l'une était attribuée h, l'évéque, l'autre aux prêtres et officiers ecclésiastiques secondaires, la troisième aux réparations de l'église, la quatrième aux pauvres. — Le pape Gelase assigne h. cette part le premier rai^g. On la prélevait sur les plus clairs deniers du trésor épiscopal (Martin Doisy, Hist. de la charité, p. 63 et 106).

des diacres. Chacun en était le dispensateur pour soimême. Ce n'est pas dans le tronc public de l'église, mais dans le tronc privé que chaque chrétien avait chez soi près de son prie-Dieu, que se déposaient ces aumônes;— du moins saint Chrysostôme conseillait cet usage comme Tune des pratiques les plus utiles et les plus méritoires.

« Que votre maison, disait le saint docteur, devienne en quelque sorte une église, étant sanctifiée par ce trésor de la charité. Soyez vous-même le gardien de l'argent sacré ; constituez-vous vous-même l'économe des pauvres; la charité et l'humanité vous confèrent ce sacerdoce. C'est dans le lieu de votre maison où vous avez coutume de vous retirer pour prier que devra être placé le tronc des pauvres. Et chaque fois que vous y entrerez pour faire vos prières, commencez par déposer votre aumône, et ensuite répandez votre âme devant Dieu. Si vous en agissez ainsi, dit-il ailleurs, ce tronc vous servira d'armes contre le diable; car le lieu où est amassé l'argent des pauvres est inaccessible aux démons. L'argent ramassé pour l'aumône met une maison plus en sûreté que le bouclier, la lance, les armes et toutes les troupes de soldats*. »

Indépendamment des aumônes ordinaires que chacun faisait à son gré, et de celles qu'il faisait secrètement en déposant ce qu'il voulait donner dans le tronc public de l'église^, chaque chrétien fournissait, tous les mois, toutes les semaines, ou à de plus longs inter-

* Saint J. Chrys., in I Epistad Cor., Hom. 43. — Id. De Eleemos., n. 4.

* Saint Cyprien reproche aux riches de ne pas jeter les yeux sur le tronc (Œuvres de saint Cyprien, I, p. 187, Traité de V aumône, trad. de Tillemonl).

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valles s'il voulait, une contribution modique , dont il fixait lui-même le quantum, et qui était levée par les diacres ou acquittée à l'église pendant le service divin, au moment de la collecte. Elle pouvait consister en meubles , en provisions de bouche , en habits ou en argent. Il n'y avait rien de réglé ni de forcé dans cette contribution. C'était un dépôt de charité qu'on ne pouvait employer qu'en oeuvres de charité. Il composa presque à lui seul tout le trésor des pauvres pendant les trois premiers siècles de l'Église*. Il suffit longtemps pour pourvoir à tous les besoins. La seule Église romaine, sous le pape saint Corneille, vers l'an 250, nourrissait ainsi cent cinquante-quatre clercs et plus de mille cinq cents pauvres *.

Bien que l'aumône fût volontaire de sa nature, l'Église n'en recommandait pas moins, comme un devoir d'obligation, de lui donner les prémices et les dîmes des fruits de la terre et du bétail pour la subsistance des clercs et des pauvres. Origène soutenait que la loi ancienne obligeait encore en ce point, lequel, selon lui, a été plutôt confirmé qu'aboli par l'Évangile'. Mais nous ne voyons point qu'on ait jamais procédé par voie de censure contre ceux qui y avaient manqué. C'est peut-être qu'on n'y manquait pas.

Les offrandes les plus considérables se faisaient à l'église, à l'endroit de l'office divin qui, de nos jours, en commémoration de ce pieux usage, conserve encore

1 Terlullien, Apologet., ch.XXXlX.

* Euseb., Hist.y lib. VI, ch. 43. — Les clercs rétribués sur le trésor de l'Église s'appelaient fratres sportulantes, nom qui rappelait la sportule romaine. (Voy. tom. 1% p. 372.) L'Église n'était-elle pas la patronne du prêtre commie celle du pauvre ?

* Orig., Hom.^ I, v. 17, in Jos.

le nom d'offertoire. Chaque chrétien apportait donc au temple ce qu'il avait l'intention d'offrir pour les pauvres. Pour éviter la confusion , tous se mettaient par rangs et restaient à leurs places jusqu'à ce que les diacres allassent de rang en rang recueillir toutes les oblations. Les oblations consistaient en pain, vin, fruits de la terre, aliments de toute espèce, luminaire pour l'église, vêtements, argent, etc.

L'évêque, étant à l'autel, recevait des mains des diacres les oblations qu'ils avaient reçues du peuple et les bénissait.

Le pain et le vin étaient seuls mis sur l'autel comme devant être la matière du sacrifice. Les autres objets étaient déposés par les diacres dans le local spécial annexé à Téglise à cet effet, sauf les fruits nouveaux qu'on mettait aussi sur l'autel pour les bénir, à la fin du sacrifice.

Les pains étaient en si grand nombre que l'autel en était comblé, comme disent quelques oraisons. Ils se plaçaient sur le corporal, qui était une grande nappe que deux diacres étendaient par les deux bouts de Tautel. C'était le soin d'un diacre spécial, appelé ohlatîonnaire, de couvrir l'autel de tous ces pains. Il y devait mettre une certaine symétrie; cela s'appelait dresser l'autel, altare componere. Il y plaçait aussi le calice du vin destiné à être consacré.

On n'employait à l'eucharistie que le pain offert par les fidèles et béni par l'évêque. Chacun faisait de sa main les dons qu'il offrait ^

Dans les cas de fléaux , les clercs faisaient des collectes domiciliaires. En temps de persécution; le fruit

* Voy. Fleury, ub. sup., XLIÏ.

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de ces collectes était appliqué aux confesseurs qui n'avaient pas succombé dans les supplices, aux chrétiens persécutés , obligés de fuir, ou ruinés à cause de leur foi. « Tout l'argent que Von pourra ramasser sera mis dans les mains des clercs pour cet usage , » dit saint Cyprien * .

Toutes ces collectes, toutes ces dîmes, toutes ces oblations , jointes aux legs , aux dons , aux présents dont les empereurs chrétiens et les riches particuliers dotèi'ent les Églises avec un abandon et une magnificence qui n'avaient rien d'égal que la foi ardente qui les inspirait, accrurent, après la persécution, le trésor des pauvres^ de biens meubles et immeubles et de revenus, qui passeraient pour fabuleux, aujourd'hui, si la réalité n'en était attestée par les témoignages les plus authentiques.

Les églises avaient des iïnmeubles en propre dès le temps des persécutions, puisque, quand les persécutions cessèrent, la restitution de ces immeubles fut ordonnée, ainsi que cela résulte d'un édit de Constantin et de Licinius, de l'an 315.

Mais, quand la paix et la liberté furent rendues aux chrétiens, les largesses faites aux églises n'eurent plus ni bornes ni fin , et ces largesses ne consistaient pas seulement en vases d'or et d'argent, mais en maisons dans Rome, et en terres à la campagne, tant en Italie qu'en diverses provinces de l'empire.

Sous le pape saint Sylvestre, Constantin donna à la seule église deLatran, en statues, tabernacles, autels, chandeliers, lampes, encensoirs, vases et ornements sacrés, pour la basifique et le baptistère, une valeur de

* Saint Cyprien, Epit. Y.

plus de quinze cent mille francs de notre monnaie , sans les façons *.

Constantin donna de plus à la même basilique et au baptistère, en maisons et en terres, cent quinze mille francs de notre monnaie de revenu annuel,

Constantin bâtit sept autres églises à Rome, et fit de grands dons à celle qu'avait e'difiée saint Sylvestre. Il fit encore bâtir une église à Ostie^ une à Albane, une à Capoue, une à Naples.

Ce qui appartenait à ces diverses églises, en vases d'or et d'argent, ne s'élevait pas à moins d'un million de nos francs , toujours sans compter les façons. Les revenus de leurs terres et de leurs maisons montaient à plus de cent quarante mille francs ^

Ajoutez à cela les églises que Constantin et sainte Hélène, sa mère, firent bâtir à Jérusalem, à Bethléem et par toute la terre sainte; — celle des Douze-Apôtres et les autres qu'il fonda à Constantinople, à Nicomédie, à Antioche j — ajoutez les libéralités qu'il fit à toutes les églises par tout Tempire ; — ajoutez encore ce que donnèrent les empereurs suivants ; — ce que donnèrent les gouverneurs et tous les autres grands seigneurs qui se firent chrétiens ; — ajoutez les libéralités de ces saintes dames qui quittèrent leurs immenses fortunes pour embrasser la pauvreté chrétienne, comme, à Rome, sainte Paule et sainte Mélanie, à Constantinople sainte Olympiade et tant d'autres ; — ajoutez enfin les dons des évêques dont chacun, à Tenvi, prenait soin d'enrichir son église; — et jugez, d'après cela, ce que devait être le trésor des pauvres, dans les grandes villes capitales de

1 Fleury, ub. sup.y § L.

' Fleury, ub sup.

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nos provinces que nous prendrions aujourd'hui pour des royaumes *.

Rien de tout cela, du reste, ne doit étonner, d'après ce que nous avons raconté des immenses richesses de l'empire romaine

Nous avons vu que des sommes énormes se dépensaient, chaque année, en fêtes, en jeux, en spectacles. Tout cela servit à enrichir les églises chrétiennes et leurs pauvres ^

De grands hiens, d'ailleurs, étaient attachés au culte des idoles, et le clergé païen était plus riche que ne le put jamais devenir le clergé chrétien \ Or, ce qui, de ces immenses richesses, ne servit pas aux confiscations qu'en fit plus d'un empereur païen pour satisfaire à ses ruineux caprices % servit à doter les églises chrétiennes des immenses trésors qui furent mis à leur disposition par les empereurs chrétiens, dans le courant des quatrième, cinquième et sixième siècles \

" * Fleury, ub. sup,

2 Voy. lom. 1% p. d89 et suiv.

8 Lampade, gouverneur de Rome, l'an 366, alloue aux pauvres du Vatican les sommes d'argent destinées k célébrer les jeux publics. Cent trente ans plus tard, le sénat romain supprime les dépenses excessives affectées aux jeux du cirque, pour donner des vêtements au peuple. « Il est digne de la foi nouvelle de l'empire, dit le sénat transformé, de donner aux anciennes dépenses de Rome idolâtre un emploi méritoire pour notre salut. » (Voy. Amm. Marcell., lib. XXVII.)

* Voir, sur les cinq sources d'oii provenaient les immenses richesses du clergé païen, V Histoire des classes nobles^ de Granier de Cassagnac, p. 223 et suiv., et 283.

^ Voy. tora. V", p. 194 et suiv.

^ Constantin commença, Tau 333, la réaction contre le paganisme en fermant quelques temples et en appliquant leurs revenus aux églises [Cod. Theod., lib. XVI, lilre X, 1. i). Les enfants de Constantin, Constance et Constant, poursuivirent l'œuvre de leur père par cinq lois qui vont de 341 a 3o6 [Cod. Theod., ub. sup.j 1. 2 à 6). Elles sont

Les saints évéques de ce temps-là, pauvres et modestes qu'ils étaient encore, loin d'être fiers et de se réjouir d'être à la tête de biens aussi considérables, s'en plaignaient au contraire, et regrettaient le temps où les oblations journalières des fidèles étaient suffisantes pour la nourriture des pauvres et des clercs, et pour tous les besoins des Églises *.

Et comme leur nombre et celui de leurs clercs ^ n'était pas assez élevé pour leur permettre d'administrer par eux-mêmes les biens de leurs Églises, sans nuire aux autres travaux de leur ministère, ils en confiaient le soin, sous leur surveillance, à des membres spéciaux de leur clergé, aux diacres, présidés par un archidiacre, véritable arcbi-trésorier en qui se centralisait l'administration charitable, dans les grandes villes.

Et, pour se soulager dans les affaires mêmes de piété, ils obtinrent que les empereurs établissent, dans

suivies de six lois rendues dans le même but par Théodose le Grand, de 381 à 392; et celles-ci sont suivies de plusieurs autres d'Arcadius, d'Honorius et de Théodose le Jeune, allant jusqu'à 426 (Ibid.^ 1. 7 à 23). Il y eut un temps d'arrêt dans celte période. De l'an 361 à l'an 363, l'empereur Julien fit restituer leurs biens aux anciens temples. Mais, au bout de trois ans, les faits reprirent leur cours. (Voy. Cad. Theod., lib. X, tit. 1, 1. 8; ettit. 111,1. 5, lib. XVI, titre X, loi 44 et 19.) Une loi de Justinien, d'oct. 530, autorise l'acceptalion des successions laissées à Jésus-Christ, aux martyrs, ou aux archanges [Cod. Justin. y lib. I, tit. II, c. XXVI).

* Fleury, ub. sup.^ L.

2 Ce nombre n'était pas grand, puisque, l'an 550 de J.-C, l'Église romaine n'avait que quarante-six prêtres, et, en tout, cent cinquantequatre clercs, quoiqu'il y eût un peuple innombrable. Il y avait bien plus d'évêques k proportion; car on en mettait dans toutes les villes où il y avait un certain nombre de chrétiens [Ibid.). Le nombre des évêques de la chrétienté qui assistèrent au concile de Nicée, présidé par Constantin, l'an 325, était de trois cent dix-huit (Capefigue, loc. cit., 11, p. 341).

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chaque ville, un défenseur des pauvres , protecteur et solliciteur charitable de toutes les infortunes * .

Le concile de Carthage, tenu l'an 398, porte (can. xxxi) quel'évêqne doit user des biens de l'Église, non comme lui appartenant en propre, mais comme lui ayant été donnés en dépôt. Aucun évêque ne considéra jamais autrement, non-seulement les biens donnés aux églises, mais encore ses biens propres; les uns et les autres étaient le patrimoine des pauvres ^ « L'Église, disait saint Ambroise , n'a pas de l'or pour le garder, mais pour le dépenser au soulagement des pauvres. » Et c'est ce que l'Église faisait en consacrant tous ses revenus à Tentretien des temples vivants du Saint-Esprit, comme on appelait les pauvres à cette époque; et, quand les revenus étaient insuffisants, le fonds y passait. C'est ainsi qu'en cas de peste, de guerre ou de fléau. l'Eglise vendait jusqu'à ses ornements, jusqu'à ses vases sacrés % pour le soulagement des malades et la sépulture des morts. « Quand les besoins de la charité le commandaient, dit M. Martin Doisy, les vases sacrés, les ornements d'or et d'argent devenaient le salus populi des classes souffrantes, la prima lex des évêques. Le dépouillement des églises était la loi martiale de la charité chrétienne *. »

Maintenant, à qui, dans les circonstances ordinaires, était appliqué le trésor des pauvres ?

L'Eglise prenait soin de tous les pauvres, quels

* Fleury, uh. sup.^ L.

2 « Je vous recommande le soin des veuves, des malades, des étrangers dans l'indigence. Qu'il soit pourvu à leurs nécessités sur ce qui me revient en propre » (S. Cyprien, Epist. U),

^ Voy. ci-dessus, p. 484.

* Histoire de la charité, p. 78.

que fussent leur âge, leur sexe, leur religion * . Par pauvres on n'entendait que ceux qui se trouvaient dans l'impossibilité de pourvoir par leur travail à leur subsistance ^,

Les enfants expose's et abandonnés étaient Tobjet d'une tendresse toute spéciale, car l'exposition et la vente des enfants nouveau-nés, ces pratiques abominables du paganisme, le christianisme les défendit sans que ses apôtres et ses docteurs aient pu les extirper des mœurs et des nécessités de leur temps ^

c( Le trésor des pauvres, dit Tertullien, est employé à nourrir les pauvres et à fournir aux frais de leur sépulture; à soulager les orphelins sans biens, les serviteurs cassés de vieillesse, les malheureux qui ont fait naufrage, les chrétiens condamnés aux mines, détenus dans les prisons ou relégués dans les îles pour la cause de Dieu. Les païens nous font un crime de cette charité ! «Voyez, disent-ils, comme ils s'aiment! Voyez comme ils sont prêts à mourir les uns pour les autres ! n Pour eux, ils se haïssent tous, et sont toujours prêts à s' entr' égorger *.

« Voir ci-dessus, p. i48 et siiiv.

« Voir ci-dessus, p. 169; et ci-après, § IX. — Quand ce n'était que momentanément que le pauvre valide ne trouvait pas dans son travail des ressources suffisantes pour le faire vivre, lui et sa famille, l'évêque venait k son secours par une avance pécuniaire destinée à lui procurer les ressources nécessaires aux premiers besoins de la vie (S. Cyprien, Epist. XLII).

* Les Pères des quatrième et cinquième siècles citent des enfants exposés, des enfants vendus, pour soulager la misère de la famille. Ils citent môme des enfants mutilés dans l'intention d'émouvoir par le spectacle de leurs infirmités la compassion du peuple au profit de leurs barbares parents. Voiraut. cités par Wallon, De l'esclavage^ III, p. 387.

* TerlulL, u6. sup. — « Les chrétiens, dit ailleurs Tertullien, em-

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