RESTAURATION
mœurs publiques, qu'il y ait communauté de secours entre tous les Français, et que le repousser, sous prétexte qu'il n'est point domicilié dans la commune, serait un acte à la fois illégal et inhumain. »
Les aliénés ^, les jeunes sourds-muels ^ et aveugles ', les enfants trouvés et abandonnés furent l'objet des soins tout particuliers du gouvernement. Les enfants trouvés surtout, (( d'autant plus dignes d'intérêt qu'innocents de leur malheur, ils sont hors d'état de rien faire par eux-mêmes pour en sortir, » furent les enfants gâtés de la Restauration. Aussi, crûrent-ils rapidement, en nombre et en dépense'*, au point que les ressources de
* On comptait en France, en 1818, 8 à 9,000 insensés, dont 1,200 seulement dans 8 établissements spéciaux, et les autres dans les hospices, dans les dépôts de mendicité, dans les prisons, et dans leurs familles (Voy. Rapport de M. Laine, du 25 novembre 1818, p. 14).
2 Voy. Circulaire du 8 février 1822 et 1824.
3 Voy. Ordonnance du 8 février 1815, concernant l'hôpital royal des Quinze-Vingts et l'Institution des jeunes aveugles.
* Tableau de l'accroissement des enfants trouvés.
ANNÉES
NOMBRE