CHAPITRE III
Portagal.
Principe de la bienfaisance dans ce paya. — Orphelins et enfants trouvés. — Maisons de travail forcé. — Prisons. — Assistance mutuelle et solidaire. — Aumônes privées. — Socialisme.
Aucune assistance n'est due au pauvre qui est en état de travailler : telle est , en principe , la base des institutions de bienfaisance du Portugal.
En fait, on a essayé, mais sans succès , l'institution des maisons de refuge forcé , pour contraindre les mendiants au travail. Sous le règne de don Fernando, plusieurs lois de police fin-ent rendues contre les fainéants. Par des dispositions générales et par des mesures municipales, il a été statué que personne ne pourrait mendier sans la permission du magistrat ; mais aucun établissement ne fut organisé. Récemment et sous le règne de dona Maria, on a voulu renfermer les mendiants dans une maison où ils seraient soumis au travail; mais ce dessein a échoué dans l'exécution, moins parce que les fonds se sont trouvés insuffisants, que parce que l'opinion publique ou les préjugés locaux se soulevaient contre la sévérité de ces dispositions, y voyaient une injustice, et les accusaient de confondre la pauvreté avec le crime.
Si nous savons quelque chose des essais de réforme pénitentiaire qui ont été tentés dans les prisons du Portugal depuis 1833, nous ne savons rien, ou presque rien, de l'état du paupérisme en ce pays, non plus