‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 40 sur 168 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Irlande.

Paupérisme et mendicité. — Remèdes au mal.

Paupérisme et Mendicité.

Peuple de pauvres. — Les mendiants ne sont pas les plus malheureux. — Le lumper. — Les 35 centimes. — Jeûnes forcés. — Famines périodiques. — Morts de froid et de faim. — Par centaines! — Trois millions d'indigents. — Plusieurs autres millions de pauvres. — Ivrognerie. — Criminalilé.

La misère, qui règne plus ou moins partout dans le monde, semble avoir fait spécialement élection de domicile en Irlande. C'est en Irlande qu'elle a acquis le plus grand, le plus immense, le plus universel développement, à tel point que ce sont moins des pauvres que tout un peuple de pauvres que l'Irlande nourrit, ou plutôt laisse mourir de faim, dans son île.

Phénomène étrange! L'agriculture, en Irlande, produit une fois plus qu'il y a cinquante ans, et l'agriculture y est une fois plus misérable. Partout des signes d'amélioration et de richesses, et partout la condition du pauvre pire que jamais. C'est que l'augmentation de bien-être va à quelques-uns, et l'augmentation de misère à tous les autres.

La misère nue, affamée , cette misère vagabonde et fainéante, cette misère qui mendie, couvre le pays entier; elle se montre partout, sous toutes les formes, à tous les instants du jour : c'est elle que vous voyez la

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