‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 70 sur 75 · VU · texte numérisé non relu

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liOls soniptaalres.

Objet de ces lois. — Qui les provoquait et les faisait exécuter? — Tout était tarifé : vêlements, frais de lable, funérailles. — Lois Oppia, Orchia, Fannia, Licinia. — Lois de Sylla et de César. — Le luxe brise ses digues.

LVgalitë des conditions était lu base et le but de la re'publique; les Romains des premiers siècles considéraient la pauvreté comme son principe et sa garantie. Aussi s'altachèrent-ils constamment à rendre la pauvreté bonorable, afin de l'opposer comme une barrière au luxe, à l'ambition et au despotisme. De là les lois agraires, qui fixaient le maximum du terrain que cbaque citoyen pouvait posséder^; de là les lois somptuaires qui fixaient le taux des dépenses, sumpius, que chaque citoyen pouvait se permettre, et cela, sans distinction de naissance, de fortune, ni de rang. Tout était tarifé

* Le titre Ad legem Juliam de annonâ ne paraît avoir pour objet que Tacca parement des vivres; il défend les opérations, les spéculalions, les assoclalions, la retenue, le retardement contre l'approvisionnemenl des vivres de l'annone, sous peine d'amende de vingt écus d'or. Celait peu sans doute si le monopoleur faisait une grande spéculation. Mais une autre loi défend aux monopoleurs, dardanarii^ de cacher ce qu'ils ont accaparé, aux riches de refuser de vendre leurs denrées à un prix raisonnable, sous peine, pour les négociants, de rinlerdielion du commerce ou du bannissement, et des travaux putblics pour les gens d'un plus bas état. Voy. Digest., Ad kg Jul. de ann., lib. XLVIII, tit. 42. — kL, De extraord. crimin , lib. XLVII, lit. XII, 1. 6.— Cod., De monopolis, lib. IV, lit. W.—Instit., lib. IV, titre XVill,

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