‹ Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 73 sur 75 · FIN DU TOME PREMIER · texte numérisé non relu

FIN DU TOME PREMIER

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CHAPITRE I"". — DU PAIT DE LA MISERE CHEZ LES ANCIENS. — Généalogie de la misère. —Est-ce un fait nouveau ? — N'est pas que fille de la terre. — Porus et la Misère au banquet des dieux. — L'âge d'or et le paradis terrestre. — Misère de nos premiers parents. — Gain. — La misère surnage au déluge. — Nouveaux dons, besoins nouveaux. — La faim, origine de la guerre. — Richesse et pauvreté, sœurs jumelles. — Le saint homme Job. — Pauvres et mendiants au temps d'Homère, d'Hésiode, de Moïse, des patriarches, etc. — Républiques de Lycurgue et de Platon. — Athènes et Rome. — Misère partout, misère toujours. — Donc, ne date pas que de l'aholition de l'esclavage par le christianisme. — Problème des vieux temps, problème de nos jours 1

CHAP. n. — DES DIVERSES SORTES DE PAUTRES CHEZ LES RO- MAINS. — Glassification générale du peuple romain. — Plebs ruslica. —

Plebs urbana. — Provinciaux alliés. — Population mixte 12

§ l. — Glassification générale du peuple romain. — Les Quirites. — Paires et Colentes. — Patriciens et plébéiens. — Les trois ordres : Sénat, chevaliers, plèbe. — Les uns tout, les autres rien. — Exercice et partage du droit de souveraineté. — Suffrage universel. — Son organisation. — Guries, centuries, tribus. — Plèbe rustique et plèbe

urbaine 12

§ IL — Plebs rustica. — Les trente et une tribus de la campagne : éléments de leur population. — Part de terre attribuée à chacun.— Laboureurs-soldats. — Soldats-laboureurs. — Golons 20

1. Laboureurs-Soldats. — La terre, ops, signe du droit de porter les armes. — Les inopes en sont exclus. — Exceptions. — Ghair à canon de ce temps-là. — Le laboureur-soldat tenu de s'équiper et de se nourrir à ses frais. — Dépenses qui en résultaient. — Mais la guerre nourrissait la guerre ; — sauf le partage du lion.

— Razzias. — Quand la solde et le remplacement militaire furent institués. — Gonséqucnces de cette double réforme. — Dernier coup porté à la plèbe rustique 23

2. Soldats-Laboureurs. — Après l'épée, la charrue. — Générauxagriculteurs. — Mais guerre ôte plus qu'elle ne donne. — Sort du pauvre soldat, rentré dans ses foyers. — Absorption de sa terre et de sa personne dans la propriété et dans la personnalité du riche patricien. — Virginius. — Servitude et misère.

— Colonat. 32

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3. Colons. — Deux sortes: — Colons libres et colons esclaves. —

Leur sort 36

§ IlL — Plebs urbana. — Les quatre tribus de la ville; — Éléments de leur population: — Clients, — Prolétaires, — Citoyens ouvriers, — Ouvriers esclaves, — Affranchis, — Étrangers domiciliés 39

1. Clients. — Leur origine, leurs droits, leurs devoirs. — Rapports réciproques des clients et des patrons. — L'abus tue l'institution. — Misérable condition des clients alors 40

2. Prolétaires. — Inopes, capite censi. — Leur nombre. — Leur droit de ne rien faire. — Leur misère fait leur richesse. — Tous sont rentiers de l'Etat. — Comment le tunicatus popellus était

; nourri, vêtu, logé. — Prix des loyers. — Seul tralic que comportait sa qualité de citoyen : vendre son vole. — Que devient-il quand celte ressource lui manque? 45

3. Citoyens ouvriers. — Quelles professions appartenaient aux patriciens, quelles aux plébéiens. — Ouvriers des mains et ouvriers de la pensée. — Sellularii. — Tabernœ. — Cités ouvrières. — Travail professionnel, travail d'esclaves. — Cependant des citoyens étaient ouvriers; mais, quels citoyens! — Commerce en grand, trafic honnête ; petit commerce, non. — Les entrepreneurs faisaient travailler les ouvriers esclaves de prérérence aux ouvriers

s' libres. — Pourquoi ? — Sort malheureux des ouvriers libres sous

la monarchie. — Le salaire même leur faisait souvent défaut. —

; La Cosse aux quiritos. — Quid. sous la république? — Mépris et

misère attachés au travail libre. — Concurrence du travail servi'e. — Quid, sous les empereurs? — Prix des denrées, etc. —

Anéantissement du travail individuel 63

4. Ouvriers esclaves. — Deux fortes : mancipia rusiica, mancipia

t urbana. — Ojjiciales et fabriles. — Hommes et femmes. — Leur

' nombre. — Quelles sources les alimentaient. — Les Mangones.

[ — Condition des ouvriers oclaves préférable à celle des ou-

vriers libres; — Ma'^né le nifniv .is traiiement des maîtres; —

t Ces mauvais traitcni- uls éla-ent l'excepiion; — L'intérêt des

( maîtres en était la nics'ir<-. — Le pécule. — Le Code noir des

femmes esclaves C6

6. Affranchis. — Comparais-^n des libérés do la servitude et des libérés des bagnes. — P..'«|ués dans les quatre tribus de la ville et dans les métiers. — Finissent par envahir la cité et le pouvoir. — Leur nombre toujours croissant. — Leur insolence. — Instruments des partis. — Mépris qui les frappe. — Exemples

r d'affranchissements en masse. — Causes des atîranchissemenls.

1 — I.<oi8 pour en arrêter le danger et le scandale. — Efforts im-

puissants.— Dediiii. — Appauvrissement qui en résulte pour

la société libre 77

6. Étrangers domiciliés. — Peregrini. —H estes. — Leur nombre.

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— Exclus du droit de cité. — Conséquences. — Relégués dans les métiers avec les affranchis et les esclaves. — L'empire est moins sévère pour eux que la république. — Mais, charges compensent avantages. — Plus à perdre qu'à gagner 88

§ IV. — Provinciaux alliés. — Ennemis vaincus. — Gent taillable et corvéable. — Préteurs, gouverneurs, publicains. — Leurs dépenses, leurs exactions, leurs rapines. — Ruines des provinces. — Dépopulation des campagnes. — Misère générale 91

§ V. — Population mixte. — Enfants. — Femmes. — Vieillards. — Débiteurs. — Mendiants. — Bandits. — Prostituées. — Aliénés. — Malades et infirmes. — Prisonniers 98

1. Enfants. — Condition sociale de l'enfant. — Pratique légale de l'infanticide. — Fait universel et humain ; — Preuves. — Fils

de famille pis qu'esclaves. — Révolte des fils devenus grands.. . 98

2. Femmes. — Condition légale de la femme mariée. — Concubines et courtisanes. — Conduite des maris. — Droit de vie et

de mort. — Tribunal domestique. — Furens quidjemina possil! 102

3. Vieillards. — Depontani senes. — Droit de les mettre à mort. 108

4. DÉRiTEURS. — Leur nombre, leur sort, leur condition légale. — Émeute du Janicule et du mont Sacré. — Nexi, obcerati, addicti.

— Oiseaux en cage. — Une livre de farine et quinze livres de fer. — Carcer tœdialis. — Créanciers ont le pouvoir de les vendre. — Distribution du corps du débiteur. — Rigueurs de la loi des Douze Tables; — Tempérées par la loi Papiria. — Abolition de la contrainte par corps. — Cession de biens. — Lois de Sylla et de César. — Le préjugé prévaut sur l'humanité. — L'ergastulum et la pauvre famille 109

5. Mendiants ; Bandits ; Prostituées. — La mendicité était-elle inconnue des anciens? — Non,- — Preuves. — Loin de la produire l'émancipation des esclaves la prévenait. — Loin de l'empêcher, au contraire, l'esclavage la produisait. — Preuves. — Nomenclature des mendiants, bandits, prostituées. — Spéculateurs en mendicité. — Frères quêteurs. — Parasites, etc. — Pourtant, mendicité imputée à honte, et l'aumône réputée dangereuse, comme chez nous. — Oui ; mais, chez nous, le travail honore; chez les Romains, il flétrissait 116

6. Aliénés. — Existence légale et domestique des fous furieux. . 122

7. Malades, infirmes, etc. — En l'absence d'hôpitaux, qu'en faisait-on? 123

8. Prisonniers. — Sort affreux des détenus dans les prisons de Rome. — Promiscuité des sexes et des âges. — Atrium libertaiis. — Cachots. — Rapacité du geôlier. — Carnifex. — Cruautés envers les accusés, payées par les accusateurs. — Chaque prisonnier lié par une chaîne à un soldat. — ■ Détenus malades. — Le fer et le poison vendus comme faveur. — Malpropreté. —

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Mort à plusieurs degrés, — Une mère ne peut visiter son fi!s. — Chrétiens condamnés aux bêtes. — Le souper libre. — Détenus politiques traités comme assassins et voleurs, etc 124

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