M DU PLESSIMÈTRE
entièrement confectionné en ivoire, et présente alors un avantage de plus; c’est son extrême légèreté.
io°. Pour explorer la pectoriloquie, l’égophonie, la bronchophonie, l’impulsion du cœur, la face plane du plessimètre, vissée sur le tube, doit reposer sur la poitrine, tandis que l’étude de la respiration, des râles, de la toux et des bruits du cœur exige que la face concave de la plaque corresponde à la surface du thorax. L’usage de ce stéthoscope offre les mêmes avantages que celui de 1’ instrument de Laënnec; seulement il est beaucoup plus portatif; car l’opercule et le plessiinètre, séparés de la tige qui les unit, se vissent aussi l’un sur l’autre et forment une plaque circulaire de deux lignes d’épaisseur et de dix-huit lignes de diamètre , qui se met facilement dans un agenda, tandis que le tube peut contenir un porte-crayon (i).
ii°. Ce sont là de petites choses; mais qui ne sait combien elles influent sur les grandes! L’auscultation médiate serait peut-être bien plus généralement répandue si l’instrument proposé par
(i) J’ai fait confectionner, par M. Sirhenry, place de l’École de Médecine, une trousse sous forme d’agenda, qui contient mon nouveau stéthoscope, ainsi que la plupart des instrumens de chirurgie que renferme la trousse ordinaire. M. Emerard, rue des Arcis, n° 20, et M. Halary, rue Mazarine, n° 37, fabriquent aussi les stéthoscopes en cuivre et en ivoire.
son auteur n’était pas une masse lourde et incommode. On n’aurait peut-être pas voulu s’en passer dans tous les cas, si cet instrument, qu’on ne savait où placer, n’eût pas été aussi gênant. Je suis le premier à déclarer que souvent l’auscultation immédiate est préférable au procédé de Laënnec; ainsi en arrière et lorsqu’il s’agit de râles très tenus, dans la pneumonie commençante surtout, la simple application de l’oreille est plus avantageuse; mais affirmons aussi qu’on se sert avec plusd’avantage du stéthoscope pour distinguer la pectoriloquie de l’égophonie , et de la bronchophonie; pour mieux limiter une caverne qu’on a reconnue ou une pneumonie circonscrite; que l’auscultation immédiate est impraticable sous l’aisselle ; qu’enfin, c’est une chose aussi inutile que dégoûtante que d’appliquer l’oreille sur une poitrine couverte de sueur, ou de certains insectes qu’on trouve trop communément dans les hôpitaux.
i a°. Plus le tube que porte le stéthoscope est petit, et mieux on limite la caverne qu’on explore ; en définitive ce n’est pas la matière du tube qui communique à l’oreille les bruits qui ont lieu dans le thorax, mais bien Pair qui traverse la cavité cylindrique de l’instrument; de là vient que la substance dont le stéthoscope est formé influe peu sur les résultats qu’il donne; de là résulte encore que plus le tube qu’il forme est petit et mieux on limite la caverne qu’on explore. Ce fait rend plus avantageux l’usage de mon nou-