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Le résultat contraire se produit en Saxe. Là, les femmes, plus nombreuses que les hommes, à la fois dans les
doux populalioui?, curiiine en Wiirteiiibt^rg, uiif une préduiiiiiiaïK^e plus marquée dans les villes, jmisqu'en 1850, on y a trouvé 107.12 femmes pour 100 hommes et 101.98 seulement dans les campagnes ; on 1858, les deux rapports ont été de 105.72 et 102.84.
En Hollande, les grandes villes renferment beaucoup l)lus de femmes que les ]:)etites localités. En 1840, on en <ivait trouvé,. dans les premières, 111.59 et dans les secondes, 100.12. En 1850. ces rapports se sont modifiés ainsi qu'il suit : 113.64 ot 9:5.99. Ainsi, le nombre des femmes tend à s'accroître dans les centres les plus populeux de ce pays.
En Belgique, le rapport des i'onnues pour 100 hommes était, en 1846, de 106.64 dans les villes et 98.48 dans les campagnes. En 1856. ces rapports ont été respectivement de 105.88 et 97.19. Le nombre total des femmes ayant assez sfMisiblement diminué de l'une à l'autre année, leur rapport aux hommes a dû s'abaisser dans les deux populations.
En France, ce rapport n'a été constaté, pour la première ibis, qu'en 1861. Cette année, les hommes l'emportaient <lans les villes, résultat qu'il faut peut-être attribuer, €omme en Prusse, à la présence des garnisons. Les rapl)orts étaient les suivants (femmes pour 100 hommes).
Villes. Campagnes. la France.
Ils ont changé en 1866. Cette année, on a trouvé ;
Villes. Campagnes. France.
KH.Ul 99.85 100.20
En supposant parfaitement exacts les chiffres absolus croii ont élé dédnils ces rapports, on constate que, de 1861
i\ I8G6, les femmes oui augrnenlé dans les villes et diminiié dans les campagnes.
En Suède, on compte dans les villes Ijeaucoup plus de femmes que d'hommes (116.41 pour 100 hommes). C'est le rapport le plus élevé que nous ayons encore constaté. Dans les campagnes, il est sensiblement moindre (106. 30).
En Norwège, la population urbaine contient également, quoique dans une moindre proportion, un plus graud nombre de femmes (108.73 dans les villes et 103.46 dans les campagnes).
Les faits qui précèdent permettent de conclure que, généralement, les villes renferment un plus grand nombre de femmes que les campagnes. Ce résultat est dû, d'abord à la domesticité qui emploie surtout les femmes, puis à la prédominance, dans les villes, des industries qui occupent des ouvrières. La prostitution , avouée ou clandestine, amène également un grand nombre de femmes dans les villes.
2° État-Civil. — La constatation de l'état civil des habitants, séparément pour les villes et les campagnes, n'a été faite que dans un très-petit nombre de pays.
En Belgique, sur 1000 habitants, les villes comptaient en 1846, 635 enfants et célibataires, 305 mariés et 60 veufs ou veuves, les campagnes 641, 304 et 55. Celles-ci avaient donc plus de célibataires et d'enfants, un peu moins de mariés et de veufs que les villes.
Le rapport sexuel (femmes pour 100 hommes) s'établissait ainsi qu'il suit au point de vue de l'état civil.
Villes. Campagiips.
Enfants et céhbataires 103.42 93.21
Mariés 99.25 100.04
Voufs 222.13 173.81)
tVest (Ml ce qui concerne l'état de céliLat et surtout de .veuvage, que le sexe féminin domine dans les villes.
Ces rapports sont restés à peu xjrès les mêmes en 1856.
Pour la Prusse, les documents officiels ne distinguent, €n ce qui concerne l'élat civil que les mariés dans les villes et les campagnes.
Voici les rapports pour 1000 en i85'2 et 1849.
Hommes Femmes. Hommes. Femmes.
Villes. Campagnes.
mariés
non mariés . .
mariés
non mariés . .
On voit que, quelque soit le sexe, on compte beaucoup plus de mariés et de veufs dans les campagnes que dans les villes.
Ces rapports se sont légèrement modifiés dans les années postérieures ; mais le fait principal et dominant n'a pas changé.
Il n'est pas aussi caractérisé en Bavière. Les enfants et les célibataires y sont à peu près en nombre égal, sans distinction de sexe, dans les villes et les campagnes. Il en est de même des mariés du sexe masculin. Mais les mariés du sexe féminin sont plus nombreux dans les campagnes. On compte en outre, beaucoup plus de veuves dans les populations urbaines que dans les populations rurales. Voici, au surplus, les rapports (pour lOOÛ) déduits du recensement de 1852.
Villes. Campagnes,
'exe Sexe
Mascolin. Féminin. Masculin. Féminin,
Enfants et célibataires. 660 658 65B 658
Mariés 307 273 307 288
Veufs 33 60 38 54
Dans l'ancion royniirno de Hanovre, (M)mme en Prusse, les mariés des deux sexes sont notablement plus nombreux dans les campagnes que dans les villes, et, par conséquent, les enfants et les célibataires dominent dans les villes. Ainsi qu'en Belgique, en Bavière, et probablement aussi en Prusse, les villes y renferment plus de veuves.
Suivent les rapports pour 1000 d'après le recensement de 1855 :
Hommes. Femmes, Total.
Villes.
Hommes. Femmes. Total.
Campagnes.
Célibataires. 354 302 328
Mariés G 10 GOO GOG
Veufs.. . . 3G 98 GG
Kn Saxe, les villes ont beaucoup plus d'enfants et de célibataires du sexe masculin et à peu près autant du sexe féminin que les campagnes ; mais, dans ce pays également, les campagnes comptent plus de mariés des deux sexes, surtout du sexe masculin. Gomme pour tous les Etats dont nous venons de parler, les veuves ont la supériorité numérique dans les villes. Les rapports qui suivent ont été calculés pour 1849; mais ils s'appliquent, avec de légères différences, aux années antérieures et postérieures.
Villes. Campagnes. Total.
Hommes. Femmes. Hommes. Femmes. Hommes, temmes. Total.
Célibataires, 628
Mariés 341
Veufs 31
En Norwège égalemeni, les célibataires des deux sexes dominent dans les villes et les mariés des deux sexes
clans les campagnes. Les veufs sont à peu près en nombre égal dans les deux populations ; mais, comme toujours, les populations urbaines comptent le plus grand nombrti de veuves. Suivent les rapports (pour 1000) calculés d'après les résultats des recensements de 1845 et 1855.