‹ Du Prolapsus Rectal Irréductible Ou Étranglé Son Traitement Par L'AmputationChapitre 11 sur 32 · DEN · texte numérisé non relu

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glement en rétrécissant la lumière du canal intestinal.

Chez la femme, le prolapsus rectal irréduetible ou étranglé s'accompagne fréquemment de prolapsus utérin, cette issue de l'utérus hors des voies génitales est principalement causée par les efforts de la défécation ; elle est aussi facilitée par le relâchement des ligaments péri-utérins, relâchement qui paraît être en rapportavec celui des ligaments suspenseurs du rectum; la chute de l'utérus est variable dans sa forme, sa fréquence et sa symptomatologie.

On à coutume de considérer l’hédrocèle comme une complication tout à la fois, du prolapsus lui-même et de son traitement.

On n'entend par hédrocèle, une hernie formant à la partie antérieure du prolapsus une tumeur molle, pseudofluctuante, sonore à la percussion ,augmentant par la toux,

et réductible avec gargouillement.

‘Au point de vue opératoire, l’hédrocèle fut considérée jadis par les chirurgiens comme une complication fort grave, car l’on redoutait beaucoup l'ouverture du péritoine. Et l’on reprocha priacipalement à l'amputation du prolapsus rectal, irréductible, préconisée par Mickuliez d’entraîner l'ouverture du périloine toutes les fois que le prolapsus s'accompagnait d’hédrocèle. A l’époque actuelle, grâce aux immenses progrès apportés par la découverte

. de l’antisepsie à la pratique chirurgicale, les accidents con-

sécutifs à l'ouverture du péritoine ne sont plus à craindre, et nous ne croyons pas que l’hédrocèle doive étreconsidérée

comme une complication opératoire.

Faut-il envisager l’hédrocèle comme antérieure au prolapsus, ou l’envisager comme postérieure à lui, c’est-à-dire comme une de ses complications ?

Les avis sont partagés: beaucoup, avec Cruveilhier, Esmarch, admettent que le prolapsusest initial, et l’hydrocèle secondaire ; cette dernière, compliquant par conséquent la chute du rectum.

Ludlow pense tout autrement ; en 1899, dans les Archives de Langenberg il énonce les propositions suivantes:« Le cul de sac péritonéal reclo-vesical qui, dans les premières phases de la vie embryonnaire descendait jusqu’au voisisinage du périnée, constituant le canal de Douglas, s'est repliéau niveau du tiers supérieur des vésicules séminales. Dans sa portion rectale, le péritoine est fusionné avec la paroi antérieure du rectum, formant corps avec lui. Htil n’est pas possible de concevoir son déplacement, sans entraîinement péritonéal et réciproquement. Or, dans ce « ballon péritonéal », selon l'expression de Ludlow, on trouve des anses inlestinales.

Que, sous l'influence d’une poussée continue, d'un effort répété, de l’affaiblissement de la paroi rectale, et peut être d'une malformation congénitale de ce cul de sac, la paroi antérieure soitrefoulée, elle cède, s’allonge, s'invagine dans la lumière rectale, suivie dans ce déplacement de la paroi latérale ; de la paroi postérieure sans grands moyens de fixités ; et le prolapsus est constitué. »

Ludlow a trouvé la hernie périnéale primitive 8 fois sur 15 cas, et, dit-il il n’est pas prouvé que dans les 5 autres

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cas, elle n'existait pas. Si ce mécanisme est exact, l’hédrocèle précède toujoursle prolapsus en invaginantle rectum; et ne saurait, par conséquent être envisagée comme une complication de cette affection.

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