CHAPITRE IV
Dans certaines de ses formes, le prolapsus du rectum
est une des affections les plus graves qne le chirurgien
puisse avoir à traiter ; aussi, le nombre est considérable, des opérations créées dans un but {hérapeutique. Nombreux également sont les travaux dans lesquels ont été exposés et discutés tous les différents manuels opératoires; raies de feu au {hermocautère, recto-coceypexie de Verneuil avec les modifications apportées à ce procédé par Gérard-Marchant : colopexie de Jeannel.
Ayanllimité notre sujet à l'étude exclusive du prolapsus rectal irréduetible au étranglé, nous ne saurions entrer dans des détails relativement à toutes ces opérations, donf aucune du reste n'est, de avis unanime, le procédé de choix à employer dans le cas spécial qui nous occupe.
Il sera uniquement, dans ce chapitre, question de l'excision du rectum prolabé, selon la méthode de Mickuliez ainsi que des modications Y apportées par MM. Segond el
Delorme.
La cause déterminante du prolapsus réside dans l’affai-
piissement ou la destruetion des moyens de fixité et de
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\ tontention ; la cause efficiente, dans la tension intra abdominale, On cherche done à combattre le relichement des appareils de Suspension et de contention, à supprimer les efforts. Mais à côté du prolapsus qui est un fait mécanique, tributaire de l'action chirurgicale, est un fait dynamique, le premier au point de vue chronologique et hiérarchique, à savoir : Ja perte des propriétés fondamentales des tissus (tonicité et contractilité des muscles lisses et striés, élasticité et résistance des tissus élastiques et fibreux).
Comment remédier à la laxité des ligaments ? Comment triompher de l'asthénie musculaire ? L'opération la plus rationnelle et la mieux conduite se heurte à ces difficultés.
Ne pouvant efficacement atteindre le fait dynamique, les chirurgiens se bornent à lutter contre le fait mécanique : J'abaissement et la hernie du rectum : et, suivant l’idée pathogénique dominante, on les voit rétrécir l'anus et le rectum, Supprimer l'intestin procident, ou bien essaYer de le réduire et de le maintenir fixé dans le bassin par des adhérences artificielles.
Au point de vue thérapetique, on peut distinguer les prolapsus réductibles, irréductibles et étranglés avec ou sans sphacèle; les altérations de la muqueuse et notamment les ulcérations, les adhérences de Cylindres invrginés sont aussi à retenir, à causes des indications spéciales qu'elles fournissent.
D'autre part, si le plus souvent le prolapsus, est essentiel, il peut arriver qu'il soit commandé Par certaines
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affections del'extrémitéinférieure du tubedigestif (polypes, bémorrhoïdes, rélrécisésements, cancers), On conçoit dès lors que tel procédé opératoire qui convient au prolapsus essen liel, manquera son but si on le dirige contre le pro- Japsus symptômatique. Dans le premier Cas, c’est la procidence même qu'il faut viser ; dans le second, c’est l'affection primitive qu'il faut avant tout traiter.
Si le prolapsus est grave, irréductible ou étranglé, le * plus sûr moyen de le guérir, est l'extirpation de la partie prolabée, c'est de ce procédé que nous allons maintenant nous occuper, nous en donnerons d'abord la deseription, puis nous discuterons sa valeur.
La méthode antiseptique, permet, à l'heure actuelle de
. procéder à l'excision et à la résection d’une portion du rectum sans crainte des accidents d'hémorragies, de péritonite septique, qui, jusque dans les dernières années ont fait rejeter ce mode de traitement. L'extirpation peut être pratiquée dans les cas de pro- jJapsus graves. elle devient une opération de nécessité lorsqu'il y a irréduetibilité, étranglement et menace de sphacèle, complication de néoplasme.
Employée par Sabatier, Cooper, Diffenbach, l'opération a été reprise à l’étranger par Nicolaysen, Billroth, Nicoladoui, Mickuliez, Volkmann, Kuhne ; en France par Péan, Ch. Nélaton, Périer, Segond. Plusieurs procédés ont été décrits.
Péan applique d'abord une ligature élastique provisoire, ‘ sectionne ensuite le prolapsus en avant et en arrière sur
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