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ape nuel opératoire n’est pas exempt de dangers : en effet, cette excision d'un lambeau parfois très considéräble de muqueuse raccourcit beaucoup l'intestin, lequel, tiraillé, agit sur les sutures anales. Ces sutures, sous l'influence de la traction continue que l'intestin exerce sur elles, peuvent
céder et alors, le rectum remonte dans la cavité abdomi-
nale et le malade meurt par péritonite infectieuse, ce qui est le cas du malade de la 2e observation de M. Delorme.
De plus, l'opération est beaucoup plus compliquée que celle préconisée par Mickuliez et demande assurément unë grande habileté chirurgicale ainsi que beaucoup d'’attention et de précautions, et c’est pourquoi cette dernière nous semble préférable tant au point de vue des résultats qu'au point de vue pratique.
On a beaucoup attaqué, autrefois, l’opération du prolapsus rectal par l’amputation, objectant principalement l'infection péritonéale possible par l'ouverture du eul-desac recto-vésical, ainsi que la possibilité d'hémorragies considérables. A l'heure actuelle, on peut considérer ces critiques comme dénuées de fondement, car la chirurgie moderne depuis l'avènement de l’antisepsie n’a plus à redouter, l'infection et l'on peut maintenant pratiquer l'hémostase la plus parfaite. En somme, la gravité de la résection du prolapsus rectal par le procédé de Mickuliez, semble minime; quant au résultat définitif, il paraît également encourageant. Sur 7 opérés, Mickuliez en a revu un après 6 mois, un autre après 10 mois, un troisième après 8 ans, sans rétrécissement rectal, ni reproduction du pro-
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lapsus. On pourra objecter que les 4 autres malades n’ont jamais été revus, mais pourrait-on en déduire que de ce fait même ils ne sauraient être considérés comme guéris ? Nous ne le croyons pas ; il nous semble, au contraire, qu'ils auraient eu tout intérêt, dans le cas de non réussite de leur opération, à venir tenter-une fois encore la guérison de leur affection.
Si l'ablation de la tumeur reétale prolabée n'est pas forcément le seul moyen thérapeutique mis en œuvre pour guérir toutes les formes de prolapsus rectaux, elle nous parait, dans certains cas, être une opération de choix; parfois même, son indication est absolue. ;
Si l’on setrouve en présence d'une forme irréductible de prolapsus reclal que l'irréductibilité soit dûe à un œdème considérable de la muqueuse prolabée, qu'elle soit dûe à une invagination avec adhérences des cylindres empêchant toute réduction: onne saurait logiquement songer à replacer dans la cavité abdominale la portion du rectum qui est hors de l'anus. Surtout lorsque, par sa contraction permanente, le sphincter anal, vient encore ajouter un étranglement à l’irréductibilité préexistante. Il serait impossible, même après laparotomie d’attirer en baut l'intestin hernié pour le fixer dans la cavité abdominale et l'y maintenir fixé ; l’amputation est au contraire absolument indiquée, puisqu'elle supprime tout ce qui faisait issue hors de l'anus.
Lorsque la muqueuse intestinale prolabée est ulcérée, en voie de sphacèle, ou enflammée, il serait dangereux de
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vouloir la replacer dans le Rue ce serait exposer. Je malade à une perforation avec péritonite : il en serait de 2 même dans le cas ou la suppuration ne serait établie | N avant qu'on ait fait toute tentative se traitement. L extir- | pation du rectum est encore dans ce cas là méthode de. choix puisqu'elle détruit toute chance d'infection ; elle | estabsolument indiquée dans le cas ou un néoplasme vient compliquer le prolapsus. Par une amputation rapide du rectum, on peut essayer de d'enrayer la marche du cancer et d’ empêcher sa propagation ganglionnaire,sa génération Chez les vieillards, les enfants et les individus affaiblis
et délibités, l'opération de Mickuliez est indiquée, car elle n’expose pas aux dangers d’une laparotomie ou d’une opération par la voie ano-coccygienne; elle n'entraine:. pas non plus, les inconvénients si importanis de l'anus illaque après colopexie. 4 La résection est en somme une colon opération, présentant peu de dangers, d'une pratique relativement « aisée, et très encourageante quant à ses résultats ; si, dans. certains Cas; son indication n'est pas nécessaire, elle est
absolue dans toutes les formes graves du prolapsus irré-
ductible ou étranglé du rectum.
1bin'ést peut être pas inutile de mentionner comm FER moyen suratif la réduction RTS mais ce mode de LE traitement qui amême la guérison d'un prolapsus ordi “ CE naire, est surtout un moyen de diagnostic dans la forme à £ | AE irréduclible de l'affection ; son inefficacité est une indica- | “7 tion del intervention chirurgicale.