Aucun malaise. Id., id
(Je tombe malade , et pendant quatre mois je suis forcé de renoncer à ma clientèle.)
Juillet 17. — Point d'accès; aucun malaise. Il se livre moins à la boisson. Outre les 2 doses prescrites le 17 mars , John en a pris encore 2 , mais fort irrégulièrement ; au lieu d'être employées en douze jours , elles ne Vont été qu'en deux mois. Plus de six mois se sont écoulés depuis le dernier accès modifié. Je ne prescris aucun remède.
, Le 4 juillet 18/i8, je suis appelé auprès de John. Il a rechuté aujourd'hui, après deux ans et demi de guérison. - Il m'affirme que depuis assez longtemps il est sobre, et j'ai vérifié l'exactitude de cette assertion : il ne boit jamais ni liqueurs ni vin blanc. Il est alternativement couvreur ou manœuvre.
Depuis quinze jours, sans cause connue, il avait de temps en temps de la céphalalgie et quelques vertiges (les objets lui semblaient osciller). Ce matin, à cinq heures, en allant à l'ouvrage, il suivait les bords de l'Arve et regardait couler l'eau , quand il a été pris d'un vertige et est tombé brus-
quement.. .. Il a repris connaissance , à dix minutes de là , dans un magasin où il avait été transporté.
Il a des excoriations au dos , au poignet gauche , à la tempe droite , et des contusions aux deuao hanches. C'est la première fois qu'il s'est rappelé le vertige initial et qu'il s'est aperçu de la chute. De retour chez lui , une demiheure après l'attaque , il est resté au lit , sans dormir, jusqu'à neuf heures. Il a encore de la céphalalgie à mon arrivée.
Je prescris un traitement de sulfate de cuivre ammoniacal.
La cure dura du /[.juillet à la fin de décembre , c'est-àdire six mois, La quantité totale de sel employée fut de 22 grammes. La dose journalière initiale fut de 0,0/|., la dose maximum et finale de 0,20. Le sel fut administré en pilules avec l'extrait de réglisse. Le médicament ne procura que très rarement des nausées. A trois reprises il y eut, pendant quelques jours, de la diarrhée avec ou sans coliques. Il se manifesta sur le bras gauche une éruption furonculeuse,à la quatrième semaine du traitement. L'appétit fut toujours bon.
Dans la nuit du 6 au 7 juillet (troisième jour du traitement), il y eut trois attaques qui furent les dernières.
Il n'a eu dès lors aucun ressentiment d'épilepsie. (Octobre 1850.)
Résumé. — Aucune cause héréditaire connue j ivrognerie, chagrins. Début à vingt-huit ans. Épilepsie datant de cinq jours ; trois attaques en quatre jours, d'une assez grande intensité. 50 grammes d'oxyde de zinc en deux mois et demi ; encore un paroxysme de quatre attaques en quatre jours, puis un accès à un mois d'intervalle. 11 grammes
(le sulfate de cuivre ammoniacal en six mois ; un seul accès modifié au milieu du traitement. Guérison soutenue pendant deux ans et demi. Rechute : quatre attaques en trois jours. 22 grammes de sulfate de cuivre ammoniacal en six mois. Guérison qui se soutient depuis vingt-sept mois.
Six-huitième observation.
Mademoiselle G... est âgée de treize ans et demi, d'une taille au-dessous de la moyenne et d'un tempérament lymphatique • elle a la peau blanche, fine, et les joues très colorées. Son caractère est capricieux, son intelligence médiocre. Elle n'est pas encore réglée. Fille naturelle, elle a été recueillie depuis un certain temps par une tante, pour être soustraite aux mauvais exemples que lui donnait sa mère.
Le jour où je la vois pour la première fois, le 29 septembre 1839, mademoiselle G... est depuis la veille à la campagne, chez une dame de ma clientèle.
Je n'ai vu la tante qu'une seule fois et beaucoup plus tard ; je n'ai pu me procurer aucun renseignement sur la santé des ascendants. Les quelques circonstances commémoratives que je vais raconter m'ont été communiquées par l'intermédiaire de la dame chez qui j'ai soigné la jeune fille. Cette dame a soupçonné d'abord qu'elle se livrait à l'onanisme ; mais une surveillance attentive n'a en aucune manière confirmé ce soupçon. Tout fait supposer au contraire que cette jeune fille est parfaitement pure.
Depuis assez longtemps mademoiselle G... souffre de céphalalgie et de fréquentes migraines. Ces malaises , accompagnés de fièvre, paraissent avoir pris une marche plus ou moins continue depuis la première attaque d'épilepsie.
Cette attaque a eu lieu vers le milieu d'août. Le médecin de la tante n'hésita pas à qualifier d'épilepsie l'accès qu'on lui décrivit. Les attaques se sont reproduites dès lors toutes les semaines, d'abord le vendredi, puis le samedi, et maintenant le lundi. 11 y a eu quelquefois deux accès en un jour ; une seule fois l'intervalle a été de deux semaines; le dernier a eu lieu le 23 de ce mois.
Je ne peux pas avoir de détails sur la nature des attaques ; seulement la jeune personne m'apprend qu'elles débutent par une douleur au cou et quelquefois par une sensation dans les mains qui la fait s'écrier : Mes mains meurent!....
Le médecin qui a donné ses soins à la jeune malade dès l'invasion de l'épilepsie lui a prescrit successivement des sangsues, un émétique, des purgatifs, de la valériane et du kina.
Le 29 septembre, je trouve , comme je l'ai dit, mademoiselle G... installée à la campagne où sa famille l'avait envoyée sur le conseil de son médecin. Ne trouvant d'abord que des signes d'embarras gastrique , cependant avec un pouis à 120, sans que la malade fût alitée, je me décidai à attendre avant de porter un jugement sur le cas, et je prescrivis seulement l'usage d'une infusion légère de camomille acidulée avec le suc de citron.
Le lundi 30, on m'apprend que la jeune fille a eu le matin, à sept heures, au lit, une attaque d'épilepsie. La dame chez qui mademoiselle G... demeure, en a été témoin , et elle ne connaît que trop cette triste maladie , ayant perdu une lille qui était épilepli(jue depuis un grand nombre d'années. L'attaque débute par une sensation douloureuse au-dessous et en arrière de la région mastoïdienne. Cette sensation gagne la tompc et de là les yeux , et en même temps
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la tète se tourne à gauche. C'est la malade elle-même, cela va sans dire, qui me donne les détails qui précèdent. Elle pousse un cri et perd connaissance; il y a convulsions , écume à la bouche, puis assoupissement profond, mais sans stertor. A ma visite (dans l'après-midi), je trouve le pouls variable de 108 à .120. Il y a eu la veille un excellent appétit. La jeune malade est d'une apathie extrême , au moral et au physique ; elle passe tout son temps étendue dans un fauteuil, sans rien faire. Oxyde de zinc , extrait de valériane, aa gram. 1,60: en 16 pilules; 'i par jour.
Octobre 2. — Point d'accès. Aujourd'hui , céphalalgie frontale depuis midi , coliques sourdes , une selle relâchée. Elle n'a point eu ces malaises hier. Langue blanche pointillée de rouge: bon appétit, bon sommeil. Pouls, 108. Tisane albumineuse ; même prescription , du reste.
5. — Point d'accès. Légère céphalalgie frontale ce matin ; il n'y en a pas eu les jours précédents. Selles journalières un peu relâchées ; quelques coliques tous les jours ; ventre habituellement tympanisé. Pouls , 100 à 120. 3 pilules au lieu de 2, à dater de demain.
8. — Le lundi 7 , entre midi et une heure , sept jours après l'accès précédent, attaque d'épilepsie un peu plus forte que l'autre , mais non suivie d'assoupissement. Dans la soirée , quelques vertiges avec secousses dans les bras sans perte de connaissance. Bon appétit , «elles naturelles, céphalalgie courte et légère hier et ce matin, bon sommeil. Augmenter d'une pilule 'par jour, tous les deux jours, sans dépasser 6.
18. — Le lundi l/j., accès borné à une menace, c'està-dire que la malade a éprouvé une sensation douloureuse partant de la région sous-mastoidienne et gagnant la tempe; il y a eu rotation de la tête , etc. ; mais cela s'est arrêté
sans amener ni la perte de connaissance ni les convulsions. Elle n'a eu aucun vertige depuis le 7. De temps en temps céphalalgie , surtout pendant les cinq minutes qui suivent son lever j très bon sommeil. Appétit j langue toujours blanche et pointillée , selles journalières resserrées; quelques coliques, surtout à droite. Pouls, 120. Id.
22. — Point d'accès. Même état que le 18. La malade commence un peu à s'occuper , non pas à des travaux de son sexe, mais à cultiver quelques fleurs. Continuer à ^pilules par jour.
29. — Ni accès ni vertiges ; langue presque nette, large, un peu rouge et pointillée ; excellent appétit ; pas de soif; toujours quelques coliques et douleur constante, mais sourde, dans le flanc droit ; selles naturelles tous les jours ou tous les deux jours. Les forces s'accroissent; mademoiselle G... prend de l'entrain : elle a de la gaieté. Emplâtre (V assafœtida sur le côté. 5 pilules seulement.
Novembre 10. — Hier la malade a eu une discussion avec une autre pensionnaire ; aujourd'hui dimanche, avant de se lever , elle a eu la crainte d'une crise : cela s'est borné à un vertige. L'état général continue à être plus satisfaisant : elle court dans le jardin, etc. Id.