‹ Du pronostic et du traitement curatif de l'épilepsieChapitre 30 sur 80 · VERTIGES · texte numérisé non relu

VERTIGES

Le jour seulement 8 malades.

Le plus souvent le jour 12 —

Ainsi, môme en tenant compte de la durée des nuits, qui est de moitié plus courte que celle des jours, le retour habituel des attaques est deux fois plus fréquent dans les heures de jour que dans celles de nuit.

(1) Mém. cité, p. 351.

(2) Mém. cHé,p. 43.

ol h ÉVALUAI ION DES FAITS.

Les accès et les vertiges n'ont jamais lieu habituellement la nuit ; les accès apparaissent exclusivement de jour chez un cinquième des sujets 5 les vertiges chez les deux cinquièmes.

Les crises d'épilepsie , en général toujours plus fréquentes le jour, ont d'autant plus de tendance à revenir la nuit qu'elles sont plus complètes, et l'on pourrait ajouter plus intenses , car la plupart des violentes attaques qui nous ont été signalées avaient eu lieu la nuit.

C'est à cette cause qu'il faut sans doute attribuer en partie la différence entre nos résultats et ceux de MM. Beau (1) et Leuret (2), les hospices ne devant renfermer qu'en petit nombre les cas légers ou peu intenses d'épilepsie.

La conclusion de M. Beau est que les attaques surviennent le jour et la nuit en proportion presque égale.

Selon Leuret, la nuit semble être plus favorable au retour des attaques.

Mais nos collègues n'ont point dit quelle avait été, pour eux, la limite entre le jour et la nuit. Ont-ils pris le lever et le coucher du soleil ? Cela est peu probable ; car la limite eut varié presque avec chaque jour. Pour nous , nous ne saurions appeler heures de jour celles que, dans nos habitudes sociales , nous passons le matin , pendant quelques heures après le lever du soleil , dans un lit au fond d'une chambre obscure ; ni heures de nuit celles qu'en hiver, longtemps après le coucher du soleil, nous consacrons, dans une pièce éclairée, au travail ou aux distractions? Nos collègues ont-ils établi une sorte de jour moyen , comme nous avons été tenté de le faire , commençant et

(1) Mém. cité, p. 340.

(2) Mém. cité, p. 42.

MAl'.Cm: I)!', LA MAI.ADIt:. 37 5

finissant à six heures? Mais alors leurs nuits auraient été bien plus longues que les nôtres. Il nous a paru qu'il y avait de l'avantage à prendre pour limites le coucher et le lever du malade, et à séparer ainsi la vie active, au milieu de la lumière, de la vie de repos dans la position horizontale et dans l'obscurité; c'est en réalité le sens vulgaire des mots jour et miit. Si nos collègues ont admis une autre division donnant des nuits plus longues, elle explique une partie de la dissemblance des résultats; la différence de gravité des cas complète l'explication.

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