‹ Du pronostic et du traitement curatif de l'épilepsieChapitre 48 sur 80 · NOMBRE TOTAL DES CUISES DES TROIS GENRES · texte numérisé non relu

NOMBRE TOTAL DES CUISES DES TROIS GENRES

Vertiges assez rares pendant dix ans. .

1 accès et 5 vertiges .

1 aitaqiie

1 attaque et verliges fréquents pendant un an

3 accès .

3 altaipics , . . ■

3attai|.et verliges rares pendant six ans

3 aitaques; vertiges et secousses 1res fréi). |;eiidaiit dix sept ans an moins.

4 attaq et vertiges pendant i|uatre ans.

3 attaques

7 attaques

9 attaques

10 atlaqnes, queUpies menaces et un petit nombre de verliges

Une di?,aine d'alfaipies et verliges très fréquents pendant six ans

2 attaques et 19 menaces

2 attaques, 9 accès et vertiges fréquents pendant cinq mois

11 attaques

30 accès

40 attaques et vertiges fréquents pendant ilix ans

30 attaipies, quelques menaces, verliges

et secousses pendant seize ans. . . .

62 attaques

12 attaques et 00 accès

73 attaques

90 attatpies

80 attaques, 70 accès et même nombre

de vertiges

230 accès se convertissant graduellement en attaques

400 attaques (deux variétés) et vertiges peu fréquent?

4 attaques et 430 (?) accès

500 1?) attaques (deux variétés) et vertiges r.ires

12 attaques et 700 accès

700alta(pies (primitivement toniques)

et verliges

Près d 6) 2000 attaques

Plus de 2000 attaques

ttaq.)

1 (vertig.) »

Il n'est besoin ni d'un œi! exercé, ni d'un examen approfondi de ce tableau , pour s'assurer que les conclusions qui en découlent ont une tout autre valeur que celles de tous les autres tableaux que nous avons tracés dans ce chapitre.

Mais une étude attentive en agrandira encore la portée.

Nous élaguerons pour le moment les vertiges, et nous ne nous occuperons que des attaques et accès.

Si l'on partage les cas en trois subdivisions, en raison du nombre total des crises, on aura le tableau suivant :

Guéris. Améliorés. Rebelles. Totaux.

Au-dessous de 100 attaques OU accès. 19 6 2 27

De 100 à 500 1 » 3 U

Au delà de 500 » » h U

Ainsi^ sur vingt-sept épileptiques de la première subdivision, il ne se serait rencontré que deux cas rebelles. Encore est-il convenable de faire observer que, dans l'un d'eux (obs. 30), nous manquâmes, sans le savoir, à une règle importante de traitement que l'expérience nous a fait connaître plus tard. L'autre malade (obs. 29 his) était épileptique depuis seize ans.

Quant aux six cas améliorés de cette subdivision, nous devons rappeler que la plupart n'ont fait que des traitements incomplets ou irréguliers , et que nous ne désespérons pas encore de la guérison de deux d'entre eux.

Dans la seconde subdivision , fort peu nombreuse, il est vrai, les cas rebelles, qui ne forment que le quart du total de nos épileptiques, figurent ici pour les trois quarts; encore le seul cas guéri est-il un enfant qui n'élait épileptique que depuis cinq mois, et chez qui nous ne pouvons pas garantir le nombre réel des accès.

La dernière subdivision ne renferme que des rebelles.

Ainsi, si Ton en jugeait seulement par les faits de notre première série, moyennant un traitement convenablement dirigé , on guérirait presque toujours les épileptiques qui ne sont pas arrivés à 100 attaques ou accès; on guérirait rarement de 100 à 500 ; jamais après 500.

DU mONOSTiC PARTJCtILIEU. 533

Cherchons maintenant à apprécier l'influence, sur le pronostic , de la nature des crises mise en regard de leur nombre, et commençons par les vertiges.

Les deux premiers cas du tableau nous montrent qu'on guérit très bien les vertiges quand leur durée n'a pas dépassé dix ans, et que leur nombre n'est pas fréquent. Il y a mieux : l'un des deux faits est un cas de guérison spontanée ; l'autre n'a pris qu'une dose de zinc presque insignifiante.

L'observation 28, oii la malade, guérie de ses attaques, a vu persister ses vertiges, quoique réduits en fréquence et en intensité, semblerait établir que ce genre de crises, s'il se répète fréquemment et pendant de très longues années, finit par être incurable.

11 est probable aussi que le chiffre des attaques où finit la curabilité se trouve abaissé quand elles sont compliquées de vertiges fréquents et d'une date fort ancienne. Les deux seuls incurables (obs. 29 bis et 30) que nous ayons rencontrés dans notre première subdivision n'avaient eu que liO et 50 attaques environ ; mais le second avait des vertiges assez fréquents depuis dix ans, le premier depuis seize ans. Des vertiges peu répétés , ou n'ayant duré qu'un petit nombre d'années, n'empêchent pas une guérison totale, avec un nombre modéré d'attaques j les exemples en abondent dans le tableau.

Quant aux accès (attaques partielles), ils semblent avoir pour le pronostic une valeur un peu moindre que les attaques; cependant il faudrait des cas de ce genre de crises bien plus nombreux que ceux que nous possédons pour conclure avec quelque certitude sur ce point.

Il est dans le tableau un cas qui, quoique isolé, tend à confirmer la règle de pronostic tirée du nombre total

53/l PRONOSTIC.

des crises : c'est le n" 29. Cet épileptique a été traité par nous deux fois, à dix ans d'intervalle. A la première époque, où le malade n'avait eu qu'une dizaine d'attaques et des vertiges pendant six ans , une cure fort incomplète amena un changement très notable et soutenu. Dix ans après, le malade, ayant eu en tout une cinquantaine d'attaques et des vertiges pendant seize ans, plusieurs cures faites avec persévérance et exactitude n'amenèrent aucun changement durable.

Le tableau que nous venons d'analyser ne mentionnait pas les rechutes; nous allons les examiner de la même manière que les épilepsies primitives.

Nous ne serions pas conséquent avec nous-même, si nous ne regardions pas la rechute comme une maladie nouvelle, survenue chez le malade sous l'influence d'une profonde prédisposition. En donnant le tableau du nombre des attaques et accès dans les récidives , nous ne daterons donc que de la rechute.

Rechutes de la première série {cas traités).

Guéris. Améliorés. Rebelles.

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