DU CHOIX A FAIRE ENTRE LES TRAITEMENTS
En cas d'absence ou d'insuffisance des évaluations numériques, le témoignage des auteurs n'est pas sans quelque poids et nous ne récuserons pas plus leur autorité dans cette dernière partie de notre travail que dans les précédentes. N'ayant employé d'ailleurs aucun moyen nouveau, nous avons dû nécessairement chercher nos moyens d'action parmi ceux qui nous avaient été légués par nos prédécesseurs 5 et nous sommes très disposé à étayer nos conclusions des noms de quelques praticiens éminents.
Le numerandum et le perj3enrfe;îc/ww s'appliquent aussi bien à la recherche de la vérité puisée dans la tradition qu'à l'analyse des faits particuliers. Le nombre des suffrages exprimés en faveur de tel ou tel médicament est un élément depréférence; et dans certaines limites il n'est pas difficile à apprécier, mais c'est un guide moins sûr que la valeur des témoignages. D'autre part, c'est chose délicate et peu aisée que d'évaluer le poids de telle ou telle autorité. Néanmoins on doit mettre à profit les deux éléments, et c'est ce dont nous nous sommes bien trouvé dans beaucoup de recherches de thérapeutique.
Ces préliminaires une fois établis, nous allons essayer de comparer entre eux les principaux remèdes préconisés contre l'épilepsie.
Rappelons toutefois, avant d'examiner chaque médicament, que nous avons presque toujours mis un grand soin à nous abstenir, dans nos traitements, de toute complication qui pût jeter du doute sur la cause du résultat. Ainsi, à l'exception de l'extrait de valériane que nous avons quelquefois associé à l'oxyde de zinc comme excipient ou, si l'on veut, comme adjuvant, nous n'avons jamais donné deux remèdes à la fois. 11 ne nous est arrivé que dans deux occasions de changer les habitude? de nos malades: nous avons fait
cesser pendant quelque temps les leçons de la jeune Albertine (obs. 11), maisc'était plus encore pour éloigner tout témoin d'une attaque possible que dans un autre but. Nous avons fait également suspendre les études du jeune Alexandre (obs. 12) et l'avons envoyé à la campagne ; mais nous n'avons rien fait de semblable à l'époque de sa rechute.
Jamais nous n'avons modifié le régime de nos malades ; sans doute nous avons prêché les ivrognes, mais inutilement.
Nos conclusions sur l'effet des nos remèdes nous paraissent d'ailleurs d'autant plus solidement établies que nous avons mis du soin à éliminer tous les cas oii l'influence du remède a pu être douteuse.
U oxyde de zinc est le médicament que nous avons le plus souvent employé, surtout depuis une douzaine d'années 5 nous commencerons par étudier les résultats que nous en avons obtenus.
Pour cette étude, comme pour celle des autres substances que nous examinerons, nous profiterons de cette donnée recueillie dans nos recherches sur le pronostic, que les récidives peuvent être considérées comme des maladies nouvelles , et nous mettrons les traitements des rechutes sur le même pied que ceux des épilepsies primitives : c'eût été introduire une complication inutile dans nos recherches que d'examiner à part les récidives. Par le même motif, nous avons éliminé, outre les deux cas peu concluants de la seconde série (obs. hh et 45), deux améliorés de la première (obs. 28 et 29), comme étant des faits trop peu tranchés pour être utiles dans nos études sur la valeur absolue des traitements.
Nous avons administré Voxyde de zinc dans kh cas, ap-