SOUTHERN CALIFORNIA SCHOOL OF THEOLOGY LIBRARY
POP 0.1 LECMONACHISME.. - +” ÉeTat
192 LE SPIRITUALISME DANS L'ÉGLISE ardéñtes était, presque, ün schismé religieux ; il en contenait, du môins, les virtualités ; et les | évêques s'induiétèrent. Mais ils durent S'incliner
devant le rayonnement moral ét là grandeur
farouché de ces réformateurs de l'Église, qui
protestäient contrée une piété en décadence et une
société perdue dé vices.
Mäalhéüreusemeñt, ävec le monachisme, nous n’assistons pas à un véritable réveil de l'idéal prophétique ; sés promoteurs Commirent uñe erreur fondamentale, en aigüillant la chrétienté
sur lä «Voie barréé » de l’ascétismé, lequel n’est,
en somme, qu’une méthode séculaire de «sauve-
qui-peut |! » emprüntée à l'antiquité pâïenne.
- Celie-&, mélancoliquement, s’avouait impuissante
À triompher de la Nature, qui s'afifme en nous par ses instincts, ses besoins, ses désirs, ét qui … étouffe l'esprit. Dès lors, quelle attitude prendre à soû égard ? Où lui céder — c'est la défaite consentie : ou la fuir — autre formé dé la désertion. - Of, tout vrai spiritualisme s’épanouit Sur le terrain d'ün äüthentiqué düalisme : il supposé la distiñétion réelle, mais la cohabitation effective, et le parällélisiie constant, de « l'esprit » êt de la « mâtière », de l’ « âme » ét du « corps » (termes côinmodes et suffisamment éxpressifs) dâns la
vivante synthèse d’un organisme. La £randeur,
lé drame, et le mystère de notre destinée se concentrént eh cé point : oui où non, la personne morale réussira-t-elle à hiérarchisér, selon la raison et la
conscience, les éléments de ce complexe ? Quand
le moi se réfugie dans le siplisme dü « tout ou
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