‹ Du protestantismeChapitre 40 sur 85 · cite élit. + an st np dt 1-1 à · texte numérisé non relu

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rien », il abdique ; la personnalité démissionne. Adorer lé corps, ou maudite le corps, c’est rester

enfermé dans l’obsession du corps. L’esclavage

haiñe, dé tout ce qui est charnel. (J'entends, ici,

E esclavage âü point dé vue purement psycôlo-

gique. Dans le doïmairié extérieur, 1 sensuel et l’äscète sont aux ântipodes.)

de la éhair 8e mañifesté soit par l'amour, soit pat la

L'iscétisme offre, d'ailleurs, une solution co

| rôde, exaltänte, à à là fois sublime et barbâré, mais, hélas ! râdicalement fallacieuse, d’ün pro:

blème pathétique. Les moines bouddhistes, les

cieux, Comme une graine äilée, propagea Pidéologie dé l’ascétisme : le corps est la prison dé l'âme. Cette philosophie imiplique ün aby$sal dualisme ;

tion pas celti qui h’est qu'uñ autre nom du Spiri=

tualismé et qui, à le bien préndre, est une dualité

plutôt qu'un dualisme ; le systètné platonicien

opposé plus rüdernent l'esprit et la matière; le gouflré s’élatgit éñtre les déux rives. Rieñ n’est

plus contraire au dogme qui rayonné dans lé pro:

logue du quatrième évangile, la doctrine chrétienne de l’Incarnation. On discerne mieux les répercussions ultimes de ce principe, ‘quand on le distingué des récits de la naissance miraculeuse; car ils correspondent à une tout autre mentalité, celle qui Statue l'antithèse fondamentale entre la tränscendance de l'Esprit et les chemins normaux

dé la vie. -

disciples de Pythagore, les Esséniens juifs, d’autres . ‘encôré, y avaient récouru. La imétaphysiqüe de Platôñ, transportéé aù loin par ses imythes gra

2. L'ASCÉTISME ÉVANGÉLIQUE L'incarnation du Verbe devenu chair sanctifie, au contraire, la corporéité dans toutes ses voies. Immense et magnifique affranchissement. Jésus- Christ libère ses disciples, non seulement de leurs vices, mais de leurs fausses vertus et de leurs prières fausses. L'Evangile veut délivrer le genre ‘humain de ses morales artificielles et de ses reli-

+ gions erronées. Celui qui fut la «Lumière du monde»

-émancipe l’âme des sombres principes qui exploitent la conscience et le sentiment du divin. On objecte, il est vrai, ses exigences terribles ; on répète ses paradoxes dévorateurs : « Renoncez à tout !.. Haïssez vos parents !. Traînez la croix sur laquelle vous serez cloués ! » Paroles qui rongent la pensée, comme le phosphore brûlant creuse les chairs. Mais au service de quel idéal . nôtre Maître a-t-il ainsi parlé ? Celui de la liberté

spirituelle. Il osa dire : « Pour elle, souffrez. La vie de l'Esprit est le seul nécessaire ; il faut tout lui subordonner. » Il en donna l’exemple à Golgotha. C’est dans l'héroïque lutte contre les doctrines et les institutions qui enchaînent l’homme, que Jésus-Christ clama les paroles austères et redoutables : elles n'étaient point destinées à lier, mais à délier. Ne détournons pas, au profit de l'esclavage, les déclarations véhémentes énoncées par le Révélateur en faveur de la liberté.

Au surplus, la piété la plus originale de l'Ancien Testament, celle des prophètes et des psalmistes,

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