INVISIBLE » ET € SPIRITUEL
| pour VEsprit, à s ses dans des choses, mais
à inspirer des personnes ; ce n "est pas un phénomène d’ incarcération, mais de communion.
La théorie de l’incarnation matérielle, dans le Re visible, revêt deux formes, en apparence
antithétiques : d’une part, c’est la doctrine d’une immanence naturelle de l'Esprit dans le monde
. vivant ; d’autre part, c’est la doctrine d’une surna-
turelle immanence de l'Esprit dans le monde * rituel. Or l’incarnation, ainsi comprise, finit par
s'identifier avec une théorie de l’Evolution ; soit qu il s'agisse de l’évolution des formes organiques
à la surface du globe, soit qu'il s'agisse de l’ évolu- $ - tion des formes cultuelles dans l’histoire ; et l’incarnation ne se distingue plus du mouvement ‘ même des êtres et des événements. L” incarnation, en dernière analyse, ira de bas en haut : graphique même de l’Evolution !
L’'incarnation- spirituelle marque une initiative en sens contraire ; c'est une venue de l'Esprit à la rencontre des esprits ; c’est, en quelque manière, un effort d’irruption dans un système clos. I s’agit bien d’une insertion dans la réalité, mais sous forme d’un refoulement ; telle une marée, quand elle remonte un fleuve, produit le mascaret. L'incarnation n’est pas un déroulement “séculaire de la Nature suivant sa filière ; c’est une - offensive miséricordieuse de l'Esprit.
La croyance au pur « invisible » est liée, impli= citement, à une doctrine de monisme évolu- tionniste. La foi au « spirituel » est liée, expli-
4 citement, à une doctrine de spiritualisme transcen-
* Protestantisme. à à 3