DEN PC ME RTE
déshabille, provoquée peut-être par le froid ou le contact de l'air. Pourtant elle peut survenir alors
que la malade est au lit depuis sie instants
ou depuis une ou deux heures.
Lorsqu'’elles sont plus nombreuses, elles survien-
nent à des heures absolument quelconques. Pour le
prurit généralisé, M. Brocq signale que la 2° crise survient en général vers 5 heures du soir ; la 3° survient le matin. Chez nos malades, les crises ne revêtaient, pour la plupart, aucun rythme spécial et l'heure de leur apparition échappait à toute règle sauf pour la crise vespérale. On peut dire pourtant que dans les cas légers ou moyens, même lorsqu'il existe. à 6 crises par jour, le sommeil est presque toujours respecté ; dans les cas intenses, la malade est réveillée 2, 3 ou 4 fois par nuit, ou n'arrive à dormir qu’une ou deux heures comme notre malade BE (observation XII.
Parfois le prurit nocturne n'est pas assez intense pour réveiller la malade et pourtant la démangeai-
son est assez vive pour qu'inconsciemment et en-
dormie, la malade se gratte. Nous en avons eu plus d'une fois la preuve : tantôt on aperçoit le matin au réveil des traces de coups d'ongles qui n'existaient pas la veille ; tantôt la malade, en se réveillant, la nuit, se surprend en train de se gratter.
En général, les rapports sexuels sont mal supportés, et chez la plupart de nos malades, ils amenaient des crises de prurit plus ou moins violentes.
Voici ce qu’en dit Guéneau de Mussy : « Chez
SRE +
quelques femmes, ce prurit exalte le sens génésique, elles sont tourinentées par des désirs qu’elles ne peuvent satisfaire ; la sensibilité morbide de la vulve et du vagin ; le spasme musculaire qui s’y ajoute souvent mettent obstacle aux rapports sexuels. Cette excitation génitale peut augmenter le prurit..…. Il n'en est pas toujours ainsi ; quelquefois le coït soulage par une sorte de révulsion nerveuse. La modalité physiologique de l'innervation qu'il provoque fait cesser momentanément la modalité morbide.
« Chez d’autres, au contraire, les rapports sexuels : augmentent le prurit ».
Ajoutons que dans les cas de kraurosis intense,
l’atrésie de l’orifice vaginal peut être un obstacle
absolu à tout rapport sexuel.