TYPES CLINIQUES
Va
Nous voyons, en résumé, que le prurit vulvaire intense est une affection sérieuse, pouvant devenir
4 14 4 4 LA r grave et compromettre fortement la santé générale.
Par l’insomnie, la perte de l'appétit, les soucis moraux, il conduit à l'épuisement, à la dépression et parfois même au suicide.
Toutes ces réactions peuvent se retrouver dans tout prurit quel que soit son siège, pourvu que
son intensité soit marquée. De plus, ce prurit, par sa
localisation aux organes génitaux, engendre une autre cause importante d’affaiblissement de l’organisme. Même léger, il conduit bien souvent à l’onanisme et cela, même, chez les petites filles, atteintes, par exemple, de prurit par vulvite banale ou par oxyures. ,
Il convient donc, dès que le prurit est connu, d'essayer de le calmer par tous les moyens que nous énumérerons, mais aussi et surtout, de remonter à sa cause, dont la guérison seule permettra d’espé-
rer la guérison du prurit.
Nous allons essayer de passer ces causes en revue, étudiant le prurit non plus comme un symptôme
has.
isolé, mais tel qu'il se présente dans la pratique, nous attachant à montrer pour chaque type clinique,
quel symptôme attirera plus particulièrement l’at-
tention. Nous verrons que les causes, non seulement sont très nombreuses et d'origine bien diffé-
rentes, mais encore que chez une même malade
plusieurs d’entre elles interviennent.
Si dans quelques cas, diagnostic causal, pronos-
tic et traitement sont faciles, dans d’autres l’enche-
vêtrement des causes, le retentissement des unes sur les autres, compliquent singulièrement le problème en le rendant malheureusement parfois presqué insoluble.