II. Vulvo-Vaginite, Métrite
Fibrome, Cancer , Salpingite |
Le prurit, au cours des métrites, se voit dans des circonstances extrêmement différentes. Tantôt c'est une simple réaction locale au cours d’une blennorrhagie aiguë, avec pertes abondantes. Tantôt c’est, au contraire, le symptôme morbide dominant toute la scène alors que les pertes sont minimes, ou même précédant toute perte et révélateur d’une affection encore ignorée ; tantôt, enfin, il constitue, par lui-même, une affection propre, il traduit une véritable tare de l’état général, localisée là par une lésion insignifiante de la vulve à laquelle il est venu, en quelque sorte, s’accrocher.
Avant l'apparition de la métrite, et constituant, pour ainsi dire, son premier symptôme, le prurit vulvaire est exceptionnel ou du moins les observations connues, jusqu'ici, sont très peu nombreuses.
Simonet, dans sa thèse, relate deux cas extrêmement intéressants, dané lesquels le prurit précéda
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les signes objectifs de la métrite, de plusieurs jours et disparut rapidement bien avant la guérison ue l'affection qui l'avait causé. Au moment de son apparition il n'existait encore aucun écoulement et on ne peut pas dire ici, que la métrite agissait par l'irritation toute banale que peut causer, en un point quelconqué, la présence d’un liquide anormal. Simonet le classe dans la catégorie des prurits vulvaires réflexes, prurits purs, dont l'apparition demande, ‘outre un état de déséquilibre nerveux, la con- vergence d’une excitation donnée, viscérale ou centrale, avec une excitation mnémodermique. Ie place sous la dépendance d’un trouble sympathique et pour lui « l'anatomie explique suffisamment la « répercussion vulvaire de l'irritation utéro-vagi- « nale ; celle-ci gagnant la moelle par les nerfs «€ utérins et vaginaux et revenant ensuite par l’in- « termédiaire des nerfs cutanés génitaux, se fixer à à «la région ».
Nous ne croyons pas que l’explication soit aussi simple, mais, quoiqu'il en soit, du trajet exact suivi par lirritation, il n'en reste pas moins un fait certain : c'est l'existence de cette variété rare de prurit, variété que nous n'avons jamais rencontrée.
. Mais, en somme, les cas de prurit, comme ceux
que nous trouvons mentionnés dans cette thèse, sont des cas tout-à-fait exceptionnels, Beaucoup plus fréquent est le prurit accompagnant les écoulements vaginaux. Pourtant, là encore, il y a quelque chose de plus qu’une réaction banale. En effet,