‹ Du Prurit VulvaireChapitre 14 sur 43 · NEO · texte numérisé non relu

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l'apparition du prurit ne coïncide pas avec la période où l'écoulement est le plus abondant, et on peut dire qu'il n'y à aucune relation entre l’intensité du prurit et la cause, l'abondance, la durée des

pertes vaginales. Le prurit peut être si léger qu'il

faut attirer l'attention des malades pour qu’elles le signalent, et cela, chez des blennorrhagiques à la phase aiguë. Il peut, au contraire, être tenace, intense, véritable idée fixe des malheureuses chez

lesquelles il se rencontre et accompagner simple-

ment un vague reliquat de métrite chronique.

Pourtant il ne se présente pas, dans les deux cas, avec une symptomatologie identique. |

Au cours des métrites ou des vaginites avec écoulement très abondant, le prurit s'accompagne, dans l'immense majorité des cas, d'une réaction locale tout-à-fait caractéristique, et qui, dès le premier’ coup d'œil, permet bien souvent le diagnostic.

On voit, en effet, au niveau de la face interne des deux cuisses, non pas tout à fait à la partie su-

périeure, mais à 2 ou 3 travers de doigt du pli de

l’aine, une rougeur extrêmement vive, presque spéciale, rappelant l'aspect d'une plaque de lymphangite, et formant un placard détendue variable, mais environ de la largeur d’une paume de main. Son siège exact est facile à déterminer : c'est le point où la face interne de la cuisse présente une saillie surtout visible chez les femmes un peu grasses, et qui, dans la position assise, ou pendant la marche, se trouve en contact avec la partie corres-

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pondante de l’autre cuisse, et avec la vulve en haut.

Cette zône représente, en général, une sorte de triangle à sommet inférieur se perdant insensible-

-ment sur la face interne de la cuisse, à base supé- rieure s’avançant vers la fossette génito-crurale,

tout en restant au-dessous et en arrière d'elle.

Lorsque la période d’inflammation vive du début est un peu atténuée, il reste à ce niveau des lésions caractéristiques qui ont été étudiées minutieusement par MM. les docteurs Brocq et Léon Bernard ; résumons les rapidement.

La pigmentation de toute la région est la lésion qui frappe tout d'abord ; elle peut aller de la teinte

jaune, à peine marquée, au brun très foncé ; un

examen plus attentif fait apercevoir une multitude de petits sillons superficiels se dirigeant de haut en bas et d'avant en arrière, sillons irréguliers, séparés les uns des autres par des intervalles de r millimètre à 1 millimètre 1/2. Ces sillons occupent la racine de la cuisse, près de la fossette génito-crurale.

Au dessous, aux points où la’ pigmentation est surtout marquée, on aperçoit, à une lumière oblique, une multitude de ptites facettes brillantes que séparent des dépressions rappelant tout à fait les lésions que l’on voit au début des lichénifications.

Des lésions analogues — pigmentations, erythè-

me peu intense, puis erythème vif — forment autour de l'anus une auréole s'étendant dans toute la portion où les deux fesses sont en contact, auréole

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