VI. Diabète
L'association du prurit vulvaire au diabète est
une notion banale. Le diabète serait même, pour
certains auteurs, entre autres Leraud de Carlsbad,
une cause de prurit vulvaire beaucoup plus fré-
quente qu'on ne le pense, et si on ne le trouve que relativement dans peu de cas (4 fois sur 46, dans la statistique de Gummert) : « C'est, dit-il, parce qu'on le cherche mal. Il faudrait non seulement faire des analyses fréquentes, et naturellement portant sur l’urine de 24 heures, mais encore faire
cette analyse après certains repas d’épreuve, com-
posés, par exemple, de soupe, de gruau, côtelette de porc ou foie de veau, riz ou nouilles, tarte, liqueur et 2 litres de bière de Bavière ; on trouverait alors le diabète dans un très grand nombre de cas de prurit vulvaire, sinon dans la presque totalité. »
Nous ne croyons pas, pour notre part, que cette théorie soit exacte, et nos recherches ne sont pas venues la confirmer. Il est certain, cependant, que le prurit vulvaire peut se trouver dans des cas de diabète minime, o gr. ro de sucre par jour, par exem-