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ple, et dans des cas de diabète intermittent : l’analyse portant jure au moment où le sucre Lu défaut. à 1 n'y a aucun rapport direct, en effet, entre da quantité de sucre, l'apparition du prurit et son intensité. Très nombreuses sont les diabétiques n'ayant jamais eu la moindre démangeaison vulvaire, et cela avec des quantités énormes de sucre ;° d'autre part, les cas de prurit avec diabète léger, diabète souvent ignoré des malades et dont le prurit vient révéler us ne sont pas CCD nels. LÉ En outre, le prurit est loin de suivre parallèle- . ment la marche de la maladie olycosurique, de s'améliorer ou de subir des recrudescences à mesure que baisse ou monte le taux du sucre dans les urines. Si, bien souvent, il diminue sous l'influence d’un régime diabétique sévère, il n’en est pas toujours ainsi et on peut le voir persister après la disparition totale de la glycosurie, ou, au contraire, guérir alors que le diabète existe toujours.
Sa cause immédiate, d’ailleurs, est encore incon-
nue et, à ce sujet, nous ne pouvons que rapporter
les différentes théories tour à t9n en faveur ou combattues.
Longtemps on a cru que le diabète agissait sim-
plement par l’action irritante de l’urine sucrée au
- niveau de la vulve. Gaillard Thomas cite même des
cas d'amélioration considérable du prurit, à la suite
A du cathétérisme uréthral prolongé, et aujourd'hui
encore, on recommande aux malades de faire un lavage de la tulve après chaque miction. Pourtant des faits viennent à l'encontre de cette théorie l'existence, primitivement ou secondairement, de prurit localisé ailleurs qu'à la vulve, la non apparition de prurit après l'application répétée, prolongée de solutions sucrées au niveau de la vulve, chez des malades non diabétiques. |
D’autres causes interviennent donc. On a pensé qu'il y avait chez les diabétiques une substance nocive circulant dans le sang et venant irriter les terminaisons nerveuses de toute la surface cutanée. La malade serait alors en imminence de prurit, si nous pouvons ainsi dire ; qu'il survienne une cause oc- ‘casionnelle en un point quelconque et la crise de prurit se déclanche. On pourrait admettre alors que ce rôle va être joué par l'urine diabétique, qui, outre le sucre qu’elle contient, est encore modifiée dans sa teneur en acide urique, chlorurs, phosphates qui sont éliminés en quantité exagérée.
Mais toutes les diabétiques ne faisant pas de prurit, il y a lieu de considérer l’intervention d’un troisième facteur. Très certainement, outre la maladie glycosurique, il faut encore une prédisposition individuelle spéciale, probablement variable avec chaque malade. Prédisposition nerveuse chez les unes, intoxication caféïque, théïque, ou autres, chez les autres ; ou tout simplement, peut-être, prédisposition locale par malpropreté, constipaton habituelle, avec congestion de tous les organes du petit bas- “sin; etc...
Tel est, pour nous, le mécanisme probable ds l'apparition du prurit vulvaire chez la diabétique.
Ajoutons que l'on à incriminé la possibilité d’une
lésion des centres nerveux, sans l’avoir jamais démontrée. Enfin, Seligmann émet l'hypothèse que ce prurit est peut-être dû à une infection à micro-
parasites, entre autres le leptothrix et le leptomitus
qui ont été trouvés à plusieurs reprises sur la vulve.
Le prurit diabétique a-t-il une symptomatologie
spéciale absolument caractéristique ? Non, son in-
tensité est extrêmement variable, allant depuis le simple picotement à peine gênant pour la malade,
jusqu'aux grandes crises de prurit, rendant la vie
insupportable. De même, la façon dont réagit la malade présente la même variabilité. Il peut exister sans aucune lésion locale ou s'accompagner d’un érythème plus ou moins persistant. Pourtant, dans
un assez grand nombre de cas, il s'accompagne
d’un eczéma vésiculeux avec suintement abondant DRE ;
rougeur vive très étendue ; couvrant non seule:
ment la vulve mais encore le mont de Vénus, la partie supéro-interne des cuisses, et ne se terminant pas par un bord net. Des vésicules se disséminent au pourtour et on trouve souvent quelques furoncles dans les régions voisines. Fournier décrit à cet eczéma deux formes : 1° l’une aiguë, caractérisée surtout par l'intensité de la rougeur, la tuméfaction notable des téguments ; elle évolue avec des al-
ternatives d’aggravation et de rémission peut-être
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en rapport avec la composition des urines ; elle reste, en général, localisée à la vulve.
2° L'autre chronique, faisant suite à la précédente, caractérisée par sa longue durée, et une intensité plus grande de toutes les lésions ; c’ést généralement dans cette forme que l’eczéma s'étend audelà de la vulve. Dans les plis, au niveau des endroits plus suintants se collecte une sorte d’enduits crémeux, composés de cellules desquamées, de l’épidermie en macération, de parasites végétaux, ou microbes qui se développent en abondance, surtout lorsque les malades ne prennent pas de soins minutieux de propreté : l'urine sucrée fermentant avec une grande rapidité. Le
Comment traiter le prurit diabétique ? Tout d’abord le traitement du diabète lui-même s'impose, et dans un grand nombre de cas on verra le prurit diminuer ; mais il est indispensable de s'adresser en même temps à la lésion locale. On supprimera, autant que possible, le contact prolongé de l'urine avec les parties irritées, en faisant, après chaque miction, une lotion à l’eau bouillie ou mieux à l’eau bouillie additionnée d’une cuillerée à soupe de bicarbonate de soude par litre.
Le D’ Paul Carnot a conseillé les injections d’un litre d’eau additionnée d’une cuillerée à bouche de levure de bière fraîche. La levure qui reste in situ, faisant fermenter le sucre et le remplaçant par une solution alcoolique faible, antiprurigineuse et toni-
que pour les tissus ; il aurait ainsi obtenu des résultats remarquables.
Quant aux autres traitements, ils ne présentent rien de particulier au diabète. Ils devront être appropriés à la lésion.
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- NII Prurit essentiel
Il nous reste à voir une dernière variété de prurit dont nous avons déjà parlé souvent : le-prurit essentiel. Nous en avons donné la définition. On appelle ainsi tout prurit qui évolue sans lésion locale et qui, dans l'état actuel de nos connaissances à ce sujet, n’est susceptible d’être rattaché à äucune cause. C’est dire que tous les cas qui ne rentreront dans aucune de- classes précédentes seront appelés prurits essentiels. Ne
On ne devra poser ce diagnostic qu'après une ex- ploration minutieuse de toute la région et de l’état général et avoir acquis la certitude qu'il n’existe aucune des affections dont nous avons parlé.
Rappelons ici que les médications locales, les «aux de toilette donnent des prurits qui en imposent absolument pour des prurits essentiels, car ils ne s’accompagnent, en général, d'aucune lésion. A ce sujet, on pensera aux susceptibilités personnelles, on se souviendra que des doses minimes d’une substance absolument inoffensive en général, peuvent suffire pour déterminer un prurit violent et tenace, Cé n’est donc qu'après avoir supprimé
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toute cause d'irritation pendant un temps assez.
long que l’on éliminera ce diagnostic.
En outre, nous avons montré qu'un certain nomhis de, prurits évoluant sans lésions aux approches de la ménopause devaient être rattachés à un mauvais fonctionnement de l'ovaire. Cette même, cause n’intervient-elle pas chez des femmes plus.
jeunes ? Ne sait-on pas que la femme peut conti-
nuer à être réglée normalement malgré des lésions ovariennes avancées ? N'y a-t-il pas, dans ces con-
* ditions, un trouble fonctionnel encore mal connu
et suffisant pour retentir sur la sensibilité de ia vulve ? Ce sont là autant de questions auxquelles il est impossible de répondre, et qui demanderaient | des études approfondies sur l’état fonctionnel del'ovaire dans ce cas. does
À mesure que les prurits génitaux de la femme seront mieux étudiés dans leur pathogénie, nous sommes persuadés que le groupe des prurits essen-. tiels diminuera de plus en plus. ee
Il reste pourtant des cas (bien que nous ne puissions apporter aucune observation personnelle) où, malgré toutes les recherches, aucune cause ne peut. être relevée. Ces faits rentrent dans le cadre des. prurits essentiels localisés du docteur Brocq. |
Nous nous sommes étendus longuement sur ces.
prurits et sur la lésion spéciale — la lichénification — qui apporte mécaniquement le crattage. Nous. ne reviendrons pas sur ces points. Nous avons dit
pourquoi les prurits, avec lichénification, devaient.
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SRE ES être considérés comme étant des prurits essentiels Nous comprendrons donc, dans cette étude, les prurits avec et sans lichénification.
Bien que nous ne puissions rien préciser au point de vue étiologique puisque, par leur définition même, ces prurits sont sans cause connue, On sait. pourtant qu'ils se rencontrent plutôt chez des malades nerveuses ou arthritiques ; c’est donc toujours le même terrain général qui favorise leur développement.
Ils peuvent se montrer à tout âge, sauf dans les premières années ; nous ne croyons pas qu'on les rencontre avant 20 ou 25 ans au plus, tôt. À part cela, on peut les trouver à toute période de la vie. On les a surtout décrits vers l’âge de 4o à 45 ans,mais, pour nous, ces observations ne sont pas à l'abri de toute critique au point de vue de la nature vraiment essentielle de ces prurits.
Dans toutes les descriptions, le caractère que nous avons relevé le plus fréquemment et celui sur lequel insistent le plus les auteurs, c'est l'intensité toute spéciale que revêtent ces prurits, Le nombre et le moment des crises varient avec chaque malade mais presque toujours l'intensité reste grande pour la plupart des crises. Elles se présentent aussi bien pendant la nuit que pendant la journée, et fort souvent assez violentes pour réveiller les malades.
Un autre de leurs caractères est leur ténacité. La durée de ces prurits est impossible à préciser ; elle.
| est, en général, fort longue. Parfois, un changement dans l’état général, dans le mode de vie, amène une sédation des crises sans qu on puisse prédire à l’avance cette amélioration ; ‘parfois : aussi. ces prurits se localisent en un autre point du Corps, ayant quitté la vulve soit d’une façon passagère, pour y revenir ensuite, soit d’une façon définitive.
L'évolution est donc fort variable et revêt une: forme spéciale à chaque malade.
Ne connaissant pas la cause, le seul sent | que l’on puisse diriger contre cette variété de prurit . est un traitement symptomatique. Bien souvent on. | verra, avec désespoir, toutes les méthodes thérapeutiques échouer les unes après les autres. Lorsque ces malades viennent trouver un médecin, quelque temps après le début de leur affection, elles apportent parfois, avec elles, un nombre considérable d’ ordonnances qui témoignent du peu de prise qu'ont, sur elles, les diverses médications.
Nous ne pouvons entrer ici dans le détail de tout ce qui pourra être essayé ; parfois, c’est la malade qui signale elle-même ce qui la soulage le mieux. Disons pourtant qu'on ne devra pas oublier le traitement glandulaire. On recherchera les autres symptômes de défaillance, non seulement de lo- vaire, mais encore du corps thyroïde ; on ajoutera, en outre, le traitement hypophysaire dont l’action sur l’état général et sur l’appareil génital, TRUE mal connue, est certaine.
Signalons encore plus particulièrement ie traite-
ment électrique, la radiothérapie et le radium qui ont quelque succès à leur actif, et dont on trouvera plus loin une étude détaillée. Enfin, c’est dans ces
cas que la psychothérapie a pu parfois trouver son
indication, un certain nombre de ces prurits étant d'ordre purement psychique.
On ne négligera pas le traitement général qui consistera surtout à soumettre la malade à une cure de désintoxication sérieuse et on s’efforcera de calmer le système nerveux.