‹ Du Prurit VulvaireChapitre 22 sur 43 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous allons passer en revue les différents traitements qui ont été tour à tour rune contre le prurit vulvaire.

Dans les Hate précédents, nous avons vu qu’il existe, pour certains prurits, des indications thérapeutiques spéciales que nous avons alors indiquées. Mais, en outre, il est des prescriptions générales que nous n'avons pas voulu répéter à chaque instant et que nous allons maintenant étudier en détail. ( |

TRAITEMENT GÉNÉRAL. — Voyons d'abord celles qui s'adressent à l’état général, au terrain même, et nous avons assez insisté sur son importance pour n'avoir pas à y revenir ici. |

M. le docteur Brocq, dans le premier chapitre de son traité de dermatologie pratique, s'étend longuement sur l'influence de ce que l’on appelle le terrain, la prédisposition morbide de chacun à réagir de telle ou telle façon.

Nous ne pouvons résumer, et il faudrait Teproduire intégralement cet article si instructif et qui donne la clef de problèmes qu'il serait impossible

HOT), veu

de Re sans la connaissance de ces notions fondamentales ; il nous apprend pourquoi les malades réagissent de façons si différentes à des causes identiques. Or, au cours de cette étude, nous n'avons cessé d'attirer l’attention justement sur le mode de réaction si différent pour une même affection locale, pour une même cause, et cela à cause du terrain. ; ;

Des conditions extrêmement multiples intervien-

nent dans le détail desquelles nous ne pouvons en-

trer. Nous ne saurions pourtant nous empêcher de reproduire les lignes suivantes qui terminent l’article du docteur Brocq.

« En somme, les prédispositions acquises se gref- fent sur les prédispositions héréditaires, les mo-

“difient, Jes renforcent, les atténuent ou les trans-

forment de manière à constituer, par cet ensem-

ble, le terrain ou l’individualité morbide du su-

« jet, individualité qui varie éminemment, comme nous l'avons vu, suivant les races, les familles, les individus, suivant les phases de hensienge chez

le même id. »

x d 1 La constitution du terrain dépend donc :

1. Des aptitudes héréditaires que chaque ‘indi-' vidu apporte en naissant et qui tiennent à sa race,

aux influences pathologiques subies par tous ses as-

cendants, à leur habitat, à leur mode de vie, à leur

état pathologique et moral au moment de la con- # ception et pendant la gestation.

ce à 9F

>. Du milieu dans lequel le sujet a vécu comme séjour et comme entourage ; 3. De son alimentation;

: De son hygiène générale ;

. Des traumatismes qu'il a cube des affections a Aide auxquelles il a été soumis, etc. SE

De ceci, découlent des indications thérapeutiques 7 de la première importance, puisqu'il faut modifier, dans la mesure du possible, le terrain sur lequel évolue la lésion que nous. étudions. :

On essaiera donc, tout d’abord, d'enlever la: malade à son milieu habituel, à ses préoccupations morales, si cela est possible.

= Malheureusement, en pratique, celte prescription, si simple en apparence, est rarement réalisa- | ble ; qu'elle soit impossible au point de vue pure- ont matériel, comme cela arrive chez nos malades des hôpitaux, ou qu’elle soit impossible au point de vue moral, comme on le voit dans la clientèle en

ville. I ne suffit pas, en effet, que la malade quitte

ses occupations habituelles ; son déplacement n'est

d'aucune utilité ou à peu près si elle. emporte avec. o

elle, ses préoccupations, ses soucis.

Enfin, on se heurte encore à une autre difficulté :

où faut-il envoyer ces malades > Toutes es altitudes . j

ne conviennent pas également à toutes les malades. Dans nos climats, c’est en général entre 80o et 1400 À mètres que les malades se trouvent le mieux. Mais ceci n'a rien d’absolu et un simple séjour à la campagne, sans cure d’altitude, calme parfois merveil-

RE, (Et

en l'état nerveux qui accompagne le vrai

prurit vulvaire.

Pourtant, il existe certaines, stations iniréraits | qui ont une action sédative incontestable sur l’état général en même temps que leurs eaux douces et onctueuses agissent sur la peau elle-même.

Toutes les stations ne conviennent pas également à toutes les malades et on choisira celles qui répondent le mieux au résultat cherché.

Lorsqu'on voudra surtout calmer le sy stème nerveux, on conseillera Néris, Bagnères-detBigorre, Plombières, Banis, en France ; Ragatz, en Suisse, Wilbad, en Allemagne. Ajoutons Luxeuil, en France, qui agira en même temps sur les troubles

gastro-hépatiques si fréquents chez les utérines.

Evian, Vittel, Martigny, Contrexéville, convien-

dront surtout aux arthritiques, aux aulo-intoxiquées

dont les élirinations sont insuffisantes.

Aux malades qui ne rentfent pas dans les cadres précédents, nous conseillerons soit Saint-Gervais, si elles présentent des tendances à l’eczématisation de type aigu, et M. le docteur Mallein nous a rapporté de vive voix trois observations de prurit vulvaire répondant à ce type et très rapidement améliorées à Saint-Gervais. |

Soit enfin la Bourboule, en cas d'indications moins nettes encore et nous verrons que le docteur

Veyrières, médecin à la Bourboule, ajoute au traite- . ment habituel, la douche filiforme sur laquelle nous

reviendrons.

; ! À \ É ï . Lorsque les malades ne pourront pas se déplacer, de on leur fera faire à domicile des cures d'eaux ; en As

particulier Vittel, Evian, Contrexéville, dont. elles 4 fà relireront presque toujours un grand bénéfice, j

Mais un déplacement ne s impose pas toujours de % façon absolue et on pourra alors se borner. à insti- : tuer une cure dé désintoxication par un régime alimentaire sévère. . . SRE) “ =

On sera rarement obligé de recourir ‘au régime 4e Jacté absolu, Il y aura souvent avantage à prescrire tes régime lacto- végétarien pendant une période plus ou moins longue suivant le degré d’intoxication ; un examen d'urine fréquent | permettra de FHRNSUERE les effets du régime et de permettre peu

à peu d'être moins sévère. Enfin, si on ne croit pas devoir supprimer la viande, on ne l'auiorisera que | DIE A 4 + "#4 : Le docteur Brocq, qui a beaucoup étudié les | échanges. nutritifs au cours des dermatoses, nous donne une liste détaillée de ce qu ‘il faudra süpprimer. de l'alimentation au cours du prurit quel que soit son siège el nous ne pouvons mieux faire ques de reproduire cette liste :

. Tout sujet atteint de prurit doit se soumettre à à un régime des plus rigoureux. Il doit s'abstenir de café, de thé, de chocolat, de liqueurs, d'alcool de toute nature, de vin pur, de vin frelaté, même COUPÉ d'eau, de bière alcoolisée, de charcuterie, de veau, d'œufs pas frais, de poissons, de coquilles de mer, de crus: tacés, de conserves de poissons, de gibier, de truffes,

re

Page 1