‹ Du Prurit VulvaireChapitre 24 sur 43 · HAE AT · texte numérisé non relu

HAE AT

camomille (10 à 12 par litre d’eau) de pavot, d’eau

de son.

Les lotions à l’eau-de-vie camphrée et non à l'al-

Cool camphré, ces dernières étant presque toujours

mal supportées ; à l’eau chloroformée : au bromu-

re de potassium (25 gr. par litre) à la résorcine à

1 pour 100 ; lotions à la morphine. Voici, par exemple, une bonne formule :

Acétate de morphine...............:... 0 gr, 50 Acide cyanhydrique médicinal au cenfiéme ni mc. TS De den Re à 10 gr rc end au sde ce ç DO BE:

ER. LEE TUE ST BÉPDPR 150 gr.

Ajoutons les lotions à l’ichtyol, 20 gr. par litre

d’eau ; au naphtol, 15 à so gr. par litre d’eau.

Telles sont les lotions Haphons avons le plus souvent employées.

Bien d’ autres pourront être essayées, énuméronsles rapidement :

Lotions avec décoction de feuilles de coca ; de tabac (5 à 6 grandes feuilles pour 1000), à la belladone, jusquiame, aconit, extrait de ciguë, cyanu-

re de potassium (2 pour 1000 ), sulfate de cuivre

que (5 pour 1000),-chloral (20 à 30 pour 1000). Nous ne recommandons pas ces trois dernières substances recommandons pas ces trois dernières substances qui peuvent causer des éruptions artificielles par-

fois très vives et très étendues.

Toutes ces lotions pourront être faites d'une fa-

çon régulière 3 fois par jour, mais elles sont surtout indiquées au moment des crises de PPS ; end |

-* On appliquera ensuite : 1 simplement du ia,

soit 4e mélange suivant : Fi vd Le J a lOxide de zinc. go des 0e HA non MR Es a é * Sous-nitrate de bysmuth PRE en à 8 . 8 - Ad salicylique.…................,.. ASS 0 ar 20)

SU une pommade à à loagelte on 1 pourra. incorpo= ‘rer l'uné quelconque des substances. que; nous ve. nons d'énurnérer. AN - à

Donnons quelques- -unes des formules - qui nous ont paru réussir le mieux : Fes

Core frais additionné de chlorydrate de cok caïne à 1/25 ou de morphine à 1/100 ou une association des deux substances -: È

Cold-cream frais ,:..:...:......... 1 à: NOÉ RS “25 gr. . Chlorydrate de cocaïne. .... RSR EEE SRE PTS ee, Go ArARe de morphine .. 1.2. MS AR EP 0 pres

- Pâte de zinc à laquelle on incorpore l’un des antiprurigineux suivants : ichtyon, thiol, tumeriol, sapolan au 1/20. | RE :

Waselire: he à - x UNE NON Dors LAURE Ë Lanoline.,........ CE SR A RE EC | à à 12 Br DAC SN ET LR EN LÉ AREA HAS Acid de #inc il Liu ia en e à à 10 BRU

avec du tale ou avec la poudre que nous donnons

Hésondite M ne 2 der 0 nest pue 90° Tuménol. BALE RES E Sresesss 2 QT.

Nous ajoutons ici la résorcine environ à 1/100 qui constitue un excellent antiprurigineux.

Glycérolé d'amidon contenant 1/20 d'acide tar

que: £ . Pommades au TR au soufre, elc. vs

Après l'application des pommades, on poudre

ci- -dessus.

En cas de prurit très intense on essayera les badigeonnages : soit badigeonnages de nitrate d’ar-

gent au 1/20, dont on retire souvent un bénéficé

énorme ét qui trouveront surtout leur indication lorsqu'il existe de petites fissures. S'ils sont trop douloureux on les fait précéder d’une application

pendant quelques minutes, de chlorhydrate de CO-

caïne au 1/50 qui atténuera la douleur.

Soit badigeonnages de solution aqueuse d'ichtyol

‘au 1/10.

Soit enfin, badigeonnages avec de substances formant une sorte de vernis protecteur et isolant

telles que la teinture de benjoin.

ou Baume Duret.

Nous avons vu que parfois le prurit s’accompaone d’une séborrhée assez intense ; on la combattra par les préparations habituelles, soufrées, cadiques

A joutons enfin quelques traitements que nous

avons trouvés dans la littérature, à ce sujet :

et re

Tiniteinent donné par Labusquière 4 après | | Fac et qui a pour lui le mérite de sa simplicité. Go Fretsch conseille un nettoyage à fond de la région 1 avec savon puis liquide antiseptique, nettoyage “ait par le médecin et renouvelé au bout de A ques jours ; d’après l’auteur, ce traitement serait presque toujours suivi de guérison ; sans en attendre un tel succès on peut l'essayer en se rappelant pourtant « que chez certaines personnes il faut se méfier des savonnages trop répétés, puisqu’à eux. seuls ils peuvent être une cause de prurit.

2 ‘Traitements de Thomas Marc Madden : l'un, que à nous essayerions peu volontiers et qui consiste à jar. < à re une antisepsie par des ablutions à l’eau bouillan- eN : l'autre qui, au contraire, nous semble e: ccellent \ et qui consiste en badigeonnages de la vulve au bleu de méthylène ; malheureusement, ces ‘badigeonnages tachent énormément le linge et sont difficile ment acceptés par les malades. En somme, ces trois traitements tendent au même but : faire une asepsie réelle de la région. UN CEE ;

‘ Enfin dans des cas très rebelles nous avons pu soulager temporairement les malades en faisant placer entre les grands lèvrss pendant 15 à »0 mi-. nutes un léger tampon d’ouate imbibée de cocaïne. au 1/50 ou de la solution suivante

Chr byurate de cocaïne ..... RU RE de 1 de.

Résarome st NN re NOEL +) aa Hydrate de choral... Panel VU it ue

PA

”’Élycétiné L'OTAN TAN ee 3 gr.

Eau de laurier-cerise JT RECRUE re AE LOTS ACTOR PER TN D done ve A …. … 20 gr.

RS FE A anne ed à RES a SR TOU ET

k; Toutes ces médications S attaquent surtout au pruont+ si le grattage a déterminé une irritation Jocale, on calmera cette inflammation secondaire par des lotions de camomille, de sureau, de guimauve ad- ditionnées. de bromure de potassium à 1/200 ou de borate de soude que l'on répèters après chaque miction.

Bien entendu, les infections secondaires, lors- | qu'elles existent, demanderont, elles aussi, un traitement approprié. Celui que nous recommandons le QU FOOMReRS est le suivant :

. Lotion chaude avec l'une Téooaue des subscol: déjà citées.

2. Attouchements de tous les points infectés avec l'eau d’ alibour pure.

SR ICI UE. Loue a do + da fie 10 gr.

Sulfate de zinc...... RER RU SNS 35 gr.

RIRE PR DOUTE. 2. eu ve 2 gr:

Hs 0 RON PEN PERRET RES 5 gr.

Eau de pie AR AO Ge he Pare PE 1000 gr

i elle n ‘est pee supportée, déluer de moilié ou au

3. Couche légère de pâte de zinc ichtyolée au 1/20°, enfin poudrer avec la poudre déjà indiquée.

DT de

Ce > Ltement oi use 8E, , SOIT. nous 4 de. î

Ajoutons les badigeonnages avec la Se ue largolée au vingtième, où avec le bleur de méthylène qui sont d excellents désinfectants. AR es

Si tous ces traitements médicamentéux n'appor- se tent si des soulagements temporaires, ‘on pourra

avoir recours aux traitements physiques ; : nous al .

lons voir qu'eux aussi peuvent apporter. du soulagement à certaines malades. tandis qu'ils n auront aucun effet sur d’ AULPOR + NRA AS Des

‘Air chaud. — Dans ces. dernières années, on n'a essayé le traitement de diverses dermatoses par dé air

chaud. L'appareil employé, très simple, dans son

‘maniement, donne un jet d'air surchauffé à des températures variables pouvant atteindre jusqu'à

300 degrés. Pour le traitement:du prurit vuivaire, on ne se sert pas de telles températures. On envoie,

au contraire, un air plutôt tiède, à une température La

agréable à à la malade. On peut commencer par faire des séances de 10, 15 à 20 minutes tous. les. jours, pendant trois semaines environ, puis’ on. espacera les séances. Les malades obtiennent parfois une amélioration très rapide. — Ailleurs, comme dans notre observation XII, ne n'y a qu un soulagement ; tout à fait temporaire. Si, après un mois où un mois F et demi de traitement, il n’y à pas une. forte djminution des démangeaisons, il est inutile de continuer. Cette médication s'adresse au symptôme pru-

rit même, on pourra l'essayer quelle que soit la cause de ce prurit.

tctricite — L'électricité peut être dilsée sous diverses formes, dans le traitement des prurits vulvaires.

Le bain hydro-électrique utilisé contre le prurit est le bain à courant alternatif sinusoïdal. On fait passer ce courant dans le bain où se trouve placé le malade soit en plongeant les deux électrodes dans le bain — bain bi-polaire — soit en plaçant un élec: | trode dans l’eau et l’autre sur une portion du corps du malade situé hors de l'eau — bain monopolaire. — On obtient ainsi des améliorations énormes dans les cas de prurit en général et on a pu l'essayer avec succès dans quelques cas de prurit de la vulve. Mais l'amélioration qui se manifeste parfois dès le début, ne progresse ensuite que très lentement, et, il faut faire un nombre assez considérable de séances pour obtenir un résultat durable.

Les courants continus ont donné de bons résultats en faisant des séances de 10 minutes, l’anode étant placé à la vulve, la cathode promenée sur tous les points prurigineux.

Mais c'est surtout sous forme de bains statiques . ou d’effluves, que le traitement électrique apporte les meilleurs effets.

| Pour le bain statique, on fait asseoir le malade sur un tabouret relié à l’un des pèles de la machine, l’autre pôle étant relié au sol. Suivant le pôle fixé

au tabouret, on peut avoir des bains positifs et des. bains négatifs. On commence par donner des bains”

très courts, quelques minutes seulement, afin d ar coutumer la malade puis, peu à peu, et en observant \e

la susceptibilité particulière de ceque sujet, on 4 augmente la durée pour aller jusqu’ à 20 où 25 Mis, :

nutes. On obtiendra rarement du soulagement À, avec des bains trop courts alors qu'au con traire, un bain de 25 minutes donne d’excellenis

résultats. Comme pour le bain hydro-électrique,

l'amélioration ne sera réelle qu'après un. certain

nombre de séances : 4o à 5o et même plus.

Lorsque la malade n’est pas impressionnable el ee supporte parfaitement le bain statique, mais sans en retirer au bénéfice, on essayera l'effluvation, qui apporte parfois une diminution très notable du |

prurit, alors que le bain électrique avait été sans

effet. Ces traitements agissent bien, surtout chez les

arthriliques nerveuses, et trouveront leur indication dans les prurits essentiels avec ou sans lichénifica-

tions, dans les prurits ayant accompagné une affec-

tion génitale alors guérie et qui persistent. après

elle, enfin dans les prurits survenant après la ménopause, chéz les arthritiques avérées. La présence se

d'un eczéma concomitant ne constitue pas une contre-indication, au contraire, surtout si on se

trouve en présence de ces eczémas à poussées brus. ques et successives où l'élément nerveux joue un

rôle certain. ae

Les courants de haute fréquence, peut-être plus

ne souvent utilisés, présentent à peu près les mêmes indications et donnent des résultats à à peu près identiques ; les démangeaisons s'atténuent très rapidement, mais la guérison totale est très longue à à obtenir. Se

* Depuis la découverte des Rayons X, ces méthodes ont été fortement délaissées en faveur de la Radiothérapie. Celle-ci donne d’ailleurs, en général, des résultats beaucoup plus rapides, et ses effets sont plus constants.

Dans les prurits sine materia, ou dans les prurits avec lichénification, il est infiniment rare que les rayons n'amènent pas un soulagement rapide. Bien entendu, les séances doivent être faites avec prudence et on n'emploiera habituellement, sauf indi- cations contraires, que des doses faibles.

Entre les règles générales s'appliquant aux Rayons X, on aura à tenir compte de quelques considérations spéciales soit à la région (vulve), soit à la qualité de l'affection à traiter (prurit). En effet, la vulve n ‘est pas toujours, et chez tous les sujets, facilement accessible à des irradiations correctes, en raison de sa situation et de ses anfractuosités ; les parties saillantes sont toujours plus fortement influëncées suivant la loi du carré de la distance à l’anticathode. Donc, attention spéciale pour éviter toute radicdermite où irradiation insuffisante. De plus, l’empirisme a montré la sensibilité très varia- . ble que présentent les prurits aux irradiations, suivant la dose et la qualité des régions. Souvent des

: doses faibles de 2à3H seront très efficaces ; quelquefois il faut atteindre 4 et 5 unités H. D'autre HTSRE il est des prurils sensibles à des rayons courts agissant en surface ; d autres réclament des rayons pénétrants. Comme, à l'heure actuelle, il est impossible de dire ne est la qualité préférable dans . tel ou tel cas, peut-être serait-il bon d’ administrer systématiquement, en cas de prurit vulvaire, comjme en cas de prurit localisé, en général successivement des rayons durs de qualité 6 B, par exemple, Èt des. rayons filtrés sur I à 2 millimètres d’alumi- | niunx : des séinces couplées de ce genre réussiront parfois alors que l une des espèces de rayons n agissait pas. |

Dans les prurits avec. lichénification, les rayons : de Rœtgen peuvent amener, après un nombre de séances variables, une guérison CHARS avec dispion de la HOREr ARR :

: Toutes les fois que l’on se trouve en présence d’ un puit sine materia, où d'un prurit qui ne se modi- “fie pas, malgré le traitement de l'affection génitale qui l'accompagne, ou enfin lorsque les crises présenteront une intensité toute particulière, on n'oubliera pas ce précieux mode de traitement qui donnera souvent un soulagement rapide.

Chez l’une de nos malades (obs. XI), les séances de rayons X n'ont pourtant donné aucun soulage-. ment. Il existait chez elle une leucoplasie sur la- : quelle la radiothérapie n'a amené aucune modification, contrairement à ce qui s’est passé dans le cas de

LHaar =

la malade de Maresten, dont nous avons déjà parlé et chez laquelle l'application de rayons X a été suivie d'une rétrocession marquée des lésions.

Il nous reste à parler du radium. Certains parts seront améliorés et même guéris complètement par des applications judicieusement faites. Depuis longtemps déjà on a essayé de traiter par cette mé-

thode les prurits localisés. Il faut bien dire que si l’on a pu noter des succès rapides (obser. XVII), on. a aussi des cas dans lesquelles le radium n’a amené

aucune amélioration (observ. XIID.

Wickham, dans son traité de radiothérapie, donne

plusieurs observations à ce sujet, nous avons extrait celle qui se rapporte au prurit vulvaire.

Le radium, d’une manière générale, a sur les tissus une action calmante et analgésique, qui apporte un soulagement très rapide dans les prurits localisés ; mais ces applications devront être, non seulement méthodiques et bien faites, mais encore très prudentes.

On commencera toujours par des doses faibles pour se laisser guider ensuite par la réaction du sujet, et les effets obtenus.

On sait que la vulve présente une sensibilité spéciale au radium : l'humidité constante de cette région diminue la résistance des tissus ; enfin on pensera toujours, en graduant les doses, à la possibilité de l'épilation, quoique en général, avec les doses utilisées habituellement, la repousse soit de

Lits LA AA

Page 1