LACET
Réglée à 17 ans, toutes les 3 semaines, règles durant 4
à 5 jours.
A toujours eu des pertes Mrhée qui augmentèrent | après son mariage, sans changer d'aspect, sans douleur à la miction.
Une seule grossesse en 1903, enfant bien portant ; pas de prurit à ce moment.
Malade très nerveuse, émotive, pleurant facilement. Elle ne paraît pas intoxiquée, elle prend une tasse de café tous les jours après son déjeuner.
La malade a toujours été un peu nerveuse, mais cette tendance s’est fortement accusée depuis la mort de son mari survenue accidentellement (chute d’un toit pendant son travail) il y à 5 ans.
Début de l'affection actuelle. — T1 y a 6 mois environ, éruption de furoncles sur la face interne des deux cuisses et en même temps début des démangeaisons d’abord peu intenses, elles augmentent rapidement sans pourtant troubler le sommeil. Elles présentent leur maximum d’intensité au niveau des grandes lèvres, mais s'étendent dans la région périgénitale. Elles surviennent par crises, environ 8 à 4 par jour ; l’une d'elles fixe, très violente le soir, les autres dans la journée à intervalles iréguliers ; en quelque endroit qu’elle soit, la malade ne peut résister au besoin de se gratter. Etant ouvrière à la journée, elle voit avec terreur arriver ses crises de prurit et vit sous une appréhension continuglle qui, dit-elle, a fortement modifié son caractère ; elle craint d’être obligée de cesser son travail. |
Comme traitement, elle a essayé les lavages à l’eau très chaude au moment de la crise du soir ; et le matin, des lavages à l'eau savonneuse d'abord, puis des badigeonnages au savon noir, pendant quelques minutes, sur la partie saRére -interne des cuisses et la partie inférieure
de l'abdomen. Les furoncles ont disparu mais les démar-
geaisons ont persisté.
La malade ne sait à quelle cause attribuer les déman-
geaisons ; elle n’a remarqué aucune modification ni dans
les pertes ni dans l’état général à leur apparition ; ; mais #
depuis elle est devenue beaucoup plus nerveuse et ne. peut penser à autre chose, enfin avoue-t-elle, elle Cr&iv d’avoir un cancer et elle est très fortement tourmentée par cette idée. ÿ
A l'examen on note : brûlure très Seite avec desquamation en quelques points sur les parties badigeon(/ nées au savon noir. Sur la face interne -des cuisses Las où g points de folliculite suppurée. ; di
Grandes lèvres rouges, tuméfiées, 3 excoriations à droite dues au grattage, une fissure de 4 millitmètres de long au niveau de la fourchette. Reste de la vulve normal.
Au toucher. on trouve un col utérin rouge vif, très gros, paraît triplé de volume ; orifice héant admettant l’extrémité de l'index, exulcérations sur F les deux lèvres, toutes : deux en ectropion. . Er
Corps utérin de voue normal en antéflexion, anti Ê position.
Ovaires normaux. SE Urines : Ni sucre, ni albumine, ;
Traitement, — Suppression du savon noir. Lavage à l'eau d’alibour diluée, puis pâte blanche.
Continuer les lotions chaudes le soir en y ajoutant une cuillerée à soupe de vinaigre par litre. }
Deux fois par jour injections au permanganate de potasse à 1 pour 2000. £ je
Deux fois par semaine, attouchement du col à la teinture d'iode, puis pansement vaginal avec nn sICérIns echtyolée au 1/20. ;
Atlouchement de la fissure au nitrate d'argent au 4/20.
Régime alimentaire sévère, la malade allant en journée, a une alimentation très irrégulière.
2%: décembre, —— Les démangeaisons qui avaient notablement diminué ont reparu au moment des règles.
Sur la face interne des cuisses, 7 pois furoncles nouveaux.
Diminution des pertes. Amélioration de la métrite du col. PS és
295 janvier. Le traitement a été continué sans interruption ; les pertes ont encore diminué ; les crises de prurit sont à peine marquées sauf au moment des règles.
20 mars 1913. — La malade n'a eu aucune crise de pro rit depuis 15 jours.
Les pertes ont disparu ; le col utérin a repris un aspect à peu près normal. RTE
Les urines analysées à plusieurs reprises, n’ont jamais montré ni sucre ni albumine.
25 novembre 1913, — La malade revient nous voir pour une bronchite légère ; nous pouvons constater que la guérison du prurit s’est maintenue, il n’y à eu aucune crise même au moment des époques menstruelles.
En résumé : Malade atteinte de métrite chronique du col depuis une. dizaine d'années qui, sans cause apparente, fait une éruption furonculeuse et des crises de prurit. Peut-être y avait-il eu quelque intoxication gastro-intestinale ; remarquons que la malade est une nerveuse chez laquelle la suppression du café, et aussi la tranquillité morale sur l'affirmation absolue qu'il n’y avait pas cancer, ont pu influer. Le prurit a suivi l'évolution de la métrite, guérissant avec elle.
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