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ETIOLOGIE GENERALE
Nous avons déjà dit que le prurit vulvaire n’évo-lue pas indifféremment chez des malades quelconques, et nous insisterons encore sur cette notion, qu'il est nécessaire de ne pas perdre de vue, si l’on: ne veut pas traiter inutilement les malades.
Cette affection demande, pour se produire, un terrain spécial, une prédisposition morbide.
Voyons donc, un peu en détail, ce qui constitue ou peut constituer cette prédisposition. D'une ma-
nière générale, le docteur Brocq la définit ainsi :
« La prédisposition morbide de chaque individu « est constituée par un ensemble de conditions mul- « tiples des plus complexes qui se combinent chez « lui à doses diverses, de façon à établir son indivi- « dualité morbide : Les unes sont héréditaires, les « autres acquises. »
Parmi les conditions héréditaires, au point de
vue du prurit en général, nous relevons :
La race : les israëlites, par exemple, payent un lourd tribut aux affections prurigineuses ; le milieu, le climat ; aux Etats-Unis, par exemple, le prurit serait extrêmement fréquent.
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Les prédispositions des ascendants, leurs tares ; soit prurit, soit plus souvent intoxications diverses : syphilis, tuberculose, et surtout alcoolisme, goutte, caféisme, mauvaise hygiène, surmenage physique ou moral, nervosisme, émotions violentes pendant la gestation. |
Dans notre observation XVII, nous voyons, par exemple, que le père de la malade était alcoolique, qu’il est mort après avoir été interné dans un asile d’aliénés et qu’une sœur est atteinte d’une affection nerveuse pour laquelle elle est soignée à la Salpétrière depuis une trentaine d'années. Ici, l’hérédité alcoolique et nerveuse du père a pesé lourdement sur ses enfants. Bien souvent, en effet, les tares héréditaires sont multiples et peuvent, suivant les cas, se mélanger de façons fort variées pour constituer à chacun son tempérament spécial, son individualité morbide qui fera, qu’en face de circonstances absolument identiques, tellé malade fera un prurit extrêmement intense tandis que telle autre n’aura pas la moindre démangeaison.
À ces prédispositions héréditaires vont s'ajouter les prédispositions acquises qui modifieront les premières soit pour les atténuer soit pour les exagérer.
Si la malade mène une vie sobre avec une bonne hygiène générale, sans s’exposer aux intoxications, elle pourra échapper aux conséquences des tares dont elle a hérité. Si, au contraire, par une mauvaise hygiène, et surtout par l’ingestion d'aliments toxiques de quelque nature qu'ils soient : alcool,