A TRE
la cicatrisation cutanée s'était faite et il ne restait qu’une cicatrice fort légère. La jeune fille, transformée et toute contente, partit pour... ne plus revenir.
OBservaTIiON IV (due à l’obligeance de M. le D' Darier).
Mme P... 39 ans. (St-Denis). -— Depuis 48 mois cette dame était atteinte de ptosis de la paupière supérieure gauche, lorsque le 4er décembre elle se présenta à la clinique de M. le Dr Darier à Saint-Denis.
La malade ne présentait aucun antécédent spécifique, ni rhumatismal.
Elle avait été soumise aux frictions mercurielles et à l’iodure de potassium. Cette médication resta sans résultat.
Pendant de longs mois elle avait été traitée par l'électricité, mais ce traitement n’eut pas d'effet plus satisfaisant.
M. Darier constata effectivement une blépharoptose supérieure gauche, qui, dans le regard horizontal, couvrait la moitié de la cornée, et apprécia la différence de hauteur des deux paupières à 8 ou 4 millimètres. La malade se disait très gênée par cet état.
On proposa l’opération qui fut aussitôt acceptée.
On injecta done immédiatement dix gouttes d’une solution de cocaïne à 10 0/0, entre la peau de la paupière et le cartilage tarse, et dix minutes après on appliqua la pince fenêtrée hémostatique de Snellen, ce qui parut être le moment le plus douloureux de lopération. En voici du reste les détails.
Une incision est pratiquée parallèlement au bord ciliaire, à 4 millimètres au-dessus de ce dernier. Cette incision intéresse toute la longueur de la paupière. On dissèque et on soulève les deux lèvres de cette plaie, et la partie du muscle orbiculaire qui se présente dans cet espace est réséquée d’un coup de ciseaux. Le tarse mis ainsi à nu, on en résèque la partie supérieure sur toute sa longueur et sur une hauteur de 2 à 3 millimètres.
Au moyen de 3 fils de soie passés à l'alcool rectifié, puis dans une solution de sublimé à 1 pour 300, on pratique l'avancement en