NON
masse du releveur de la paupière et du tissu conjonctif dans lequel il est enclavé, pour venir le faire souder au tissu cellulaire qui est audevant de ce qui reste du cartilage tarse. Les 3 fils sont appliqués à 6 millimètres l’un de l’autre.
On laisse les chefs assez longs pour que les fils puissent ressortir de la plaie cutanée que l’on referme sans aucune suture, en faisant coapter ses bords aussi bien que possible à l’aide d’un pansement légèrement compressif.
Après quoi l’opérée s’en retourne à pied chez elle.
Deux jours après elle revient et l’on constate que la plaie cutanée s’est réunie par première intention.
La paupière est relevée un peu en excès, l’œil opéré étant plus ouvert que son congénère. On enlève alors les fils dont les chefs sortent de la plaie cicatrisée en tirant un peu sur le fil et en introduisant des ciseaux pointus très fins jusqu’au-dessous du nœud du fil que l’on ne voit pas, mais que l’on sent très bien sous la pointe des ciseaux. Deux de ces fils sont retirés sans difficulté et sans détacher les adhérences de la plaie. Le troisième fut plus difficile à retirer : sa section provoqua une légère hémorrhagie.
Pansement jusqu'au lendemain ; puis, plus rien.
Huit jours après, on constate que la malade a l'œil gauche un peu plus ouvert que le droit et l’on ne remarque aucune cicatrice. Si l'on fait fermer l'œil à l’opérée, on voit qu’au fond du pli de la paupière se trouve une cicatrice linéaire très peu apparente. Il est encore nécessaire d’un effort pour que l’occlusion parfaite se fasse.
Quinze jours après l'opération, la différence entre les deux ouvertures palpébrales est moins visible ; elle est devenue presque insensible. C’est à peine en effet si l’on peut constater de l’hypercorrection. La malade est on ne peut plus satisfaite de son état.
L'œdème post-opératoire qui a été mentionné dans les autres opétions à fait ici complètement défaut,
Tel est le résultat de l’opération pratiquée par M. le D' Darier. Dans ce compte-rendu que M. Darier nous a