‹ Du Pyothorax Sous-PhréniqueChapitre 4 sur 19 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'histoire du pyôthorax soussphrénique peut se diviser en deux périodes : dans la première, nous devons "faire entrer nombre de cas dus aux hasards de, l’autopsie et publiés à titre de curiosités anätomopathologiques, mais dont Fhistoire clinique .restait à, faire. La communicälion de Leyden . (1879) ouvre la deuxième période. Cest lui qui le premier trace l'histoire des abcès sous-phréniques, en.étudie nettement les ‘symptômes et la.pathogénie et fait de cette affection une. véritable entité. morbide.

Avant lui, la première publication connue remonte à Wintrich (1). L’autopsie fit découvrir sous la moitié gauche du diaphragme une, grande cavité remplie de gaz, de pus et de débris alimentaires. Cette cavité communiquait avec l’estomar. |

Vinrent ensuite Bouchaud (2) 1862, Rigal (3) 1874, Néadon ét Pfuhl (4) 1877, ce dernier appartenait à la clinique de Leyden; croyant avoir affaire à une pleu-

(4) Wintrich. —;An Virehaw’s,Handburch:der;Path. und,Therap. der respir. Organe, 1854, p.1958.

(2) Bouchaud. —;Bulletin dedar Sociétésanatomique,.1862;.p.:309.

(3) Rigal. — Bull. de la Soc. méds:des hôpitaux; 1874.

(4) Pfuht, — Berlin, Klin. Wochens, 1877, p. 157.

QE ES résie droite, il pratiqua une ponction à l’aide de l’aspirateur Potain.

Citons encore Levison (1) en 1876 et Eisenlohr (2), en 4877, le premier, d’après Scheurlen, qui ait fait le diagnostic pendant la vie du malade.

Enfin, en 1878, Sanger (3) et Bernheim (4) Dub teite chacun un cas d’abcès sous-phrénique dont le diagnostic ne fut établi qu'après la mort du malade.

Comme on le voit, jusqu’à Leyden, une fois seulement laffection fut reconnue autrement qu'à l’autopsie.

Mettant à profit sa longue expérience, l'auteur allemand indique une série de symptômes permettant de reconnaître labcès sous-phrénique du vivant du malade, et apporte à l'appui de sa thèse l'observation de trois cas personnels diagnostiqués par lui pendant la vie. Depuis, les observations se sont mullipliées ; mais quelle qu’ait été la précision de sa méthode, nous devons reconnaître que bien rarement son application a été couronnée d’un plein succès.

Nous citerons parmi les dernières publications lexcellente clinique de M. le professeur Jaccoud (5) 1883, sur les abcès sous-phréniques, la thèse du docteur H. Deschamps sur la péritonite périhépa-

(1) Levison. — Nordikt médicin. Archiv., 1876.

(2) Eisenlohr. — Berlin, Klin. Wochens, 1877, p. 539,

(3) Sanger. — Arch. f. Heilkunde, 1878, p. 246.

(4) Bernheim. — Revue médicale de l'Est, 45 décembre 1878. (5) Jaccoud. — CI. de la Pitié, 1883-84.

ag 2

tique enkystée (1) 1886, les travaux de Scheurlen (2) 1889, et de Nowack (3) 1891, et enfin la thèse du docteur Ramadan 1891 sur le pyopneumothorax sous-phrénique. Nous trouvons dans cette dernière un cas remarquable d’abcès sous-phrénique diagnostiqué pendant la vie, par M. Debove, et guéri à la suite d’une intervention opératoire.

. (4) Æ. Deschamps. — De la Péritonite périhépatique enkystée, 1886. (2) Scheurlen.— Charité Annalen, 1889.

(3) Nowack. — Sohmidt’s Ilahrbücher, 189, n°8 10 et 11.

Martin. 2

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE |

Dans la majorité des cas, le pyothorax sous-phrénique est consécutif à£un ulcère simple de l'estomac ‘ ou du duodénum.

La statistique la plus récente, publiée par Nowack (1891), donne les résultats suivants :

Ulcères de l’estomac ou du duodénum. 32

Kystes à échinoccoques ....... re 8 IDE RE RE Ra tee 8 Endo et périmétrite purulente........ 3 L'NASE DHIAIPe LE M le nc ne 3 ÉRRAMAUSNE DRE D Re 5 Carcinomes de l'estomac et de l’œso- PASSE he ve Me 5) Abcès dela rate Li nan INR 3 PÉTINÉDRTHE SR RE RER 5) Dysenteries nie ere Ps 4 Pneumonie res iR RTee 4 Caverne tuberculeuse.......:........ 4

Page 1