CHAPITRE VII
$ 4. — Diagnostic positif.
Etant donnée la gravité toute spéciale de son pronostic, il est capital de savoir distinguer cette maladie des autres sortes de bradycardie, souvent inoffensives.
Nous avons montré, et nous n’y revenons pas, comment, dans les services hospitaliers bien organisés, nous faisions le diagnostic grâce à des moyens de laboratoire malheureusement inutilisables pour la plupart des médecins. Aussi leur avons-nous cherché des équivalents commodes pour la pratique courante, que nous réunissons ici, comme conclusion pratique à notre étude.
Dans certains cas, l'étude des seuls caractères cliniques du cœur et du pouls permettent le diagnostic. Ainsi lorsque le pouls est réellement lent permanent, qu'il reste régulièrement fixé à un chiffre constant de pulsations par minute pendant plusieurs semaines, il s’agit à coup sûr de maladie de Stokes-Adams. De même un pouls lent insensible aux conditions extérieures, ne variant ni par l'effort physique, ni par l'émotion, ni par l'alimentation, ni par la fièvre, est encore un pouls de maladie de Stokes-Adams.Enfin une expérience inoffensive, en même temps que plus précise, permet de controler à la fois le fonctionnement du cœur, et de son syslème nerveux propre, dans les cas où le pouls ralenti est régulier, comme dans ceux où il est arythmique : c’est l'épreuve de l’atropine, bien connue des physiologistes. Cette substance, administrée à la dose de un milligramme, a la propriété de paralyser presque instantanément les terminaisons périphériques des fibres cardiaques modératrices du preumogastrique, et seulement celles-là. Or, à l'état normal, le vague est le frein permanent du myocarde : il diminue à la fois le