‹ Du Ralentissement Permanent ou Temporaire du PoulsChapitre 19 sur 23 · C. — Observations personnelles · texte numérisé non relu

C. — Observations personnelles

Obs XLII (personnelle). — Recueillie dans le service de M. Vaquez, Hop. St-Antoine. — Bo..., âgé de 56 ans, entre salle Lorain, le 8 novembre 1906.

N’a aucun antécédent pathologique ; mais est alcoolique. Souffre depuis 4 ans de céphalée, vertiges après l'effort, dyspnée, polyurie et pollakiurie nocturne. En février 1905, a eu brusquement pour la première fois une syncope véritable. À ce moment un médecin constata que son pouls bat 22 à la minute. Pendant les trois mois suivants, il reste en état de mal véritable : malgré le repos absolu au lit qu'il observe, il a une dizaine de crises syncopales par jour. Au bout de ce temps il est mis au trailement mercuriel (injections solubles) par M. le D' Landrieux. Depuis, il n’a plus jamais eu de crises syncopales, n’en ressent plus que l’ébauche, sous forme de vertiges. Depuis 15 mois, à cause des autres symptômes dont il souffre, il a consulté d'hôpital en hôpital. Pendant tout ce temps, son pouls n'a jamais varié, reste en permanence entre 30 et #0 à la minute.

Lorsque nous l’examinons, le pouls bat à 32, fort et tendu (pression artérielle 22 au Polain). Le cœur, hypertrophié, bat régulièrement. On n'y entend aucun bruit anormal. Il n'existe aucun trouble du système nerveux, que nous avons, à dessein, examiné en détail. Les urines, très abondantes, contiennent une faible quantité d’abumine, Il n'existe pas d'æœdème des jambes. Le poids du malade ne varie pas par le régime lacté. Pendant les trois semaines de repos à l'hôpital, le malade a gardé un pouls également lent (30 à 36). |

1l sort très amélioré, eu partie débarrassé de ses étourdissements et de sa céphalée, Revenu dans le service en juillet 1907, exactement dans le même état. Dans ses deux séjours à l’hôpital, de nombreux tracés ont été recueillis. Ils offrent tous des caractères identiques, Le 25 novembre 1906 le pouls radial est régulier, bat à 34. Sur le pouls jugulaire, il existe manifestement des systoles auriculaires isolées, En certains points,

Fic. 7. — Cas Boui. — Tracé du 25 novembre 1906.

A. Pulsations jugulaires. — B. Pouls radial qui bat régulièrement 34 à la minute. Dissociation auriculo-ventriculaire. Les battements jugulaires réguliers coïncident quelquefois avec le soulèvement carotidien c (ascension brusque

considérable), L'espace a-c varie sans aucune règle, tantôt démesurément long,

tantôt plus court que normalement,

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