‹ Du Ralentissement Permanent ou Temporaire du PoulsChapitre 6 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

tains auteurs en étaient-ils arrivés à considérer sa cause comme purement fonctionnelle, conception vague qu'il est également difficile de confirmer ou d’infirmer. Nous ne sommes pas en définitive, plus avancés qu’Adams : comme lui nous savons la gravité particulière d’une certaine forme de bradycardie. Elle n’est reconnaissable à aucun caractère intrinsèque, mais seulement à sa permanence el à son cortège d'attaques syncopales. Or de l’aveu de tous, il est habituellement impossible à l'examen d’un malade, de savoir depuis quand son pouls est ralenti. Quant aux crises nerveuses, elles sont souvent si frustes qu'il n’en est pas fait mention. Les quelques cas rares de bradycardie évidente que nous pouvons faire entrer dans le syndrome de Stokes-Adams sont donc déjà mal caractérisés. Si nous avions pu rattacher les cas typiques du syndrome de Stokes-Adams à une lésion anatomique, nous aurions, nous fondant sur ce caractère, été capables de reconnaître si certaines des nombreuses bradycardies qui nous semblent banales, inoffensives, ne sont pas en réalité des formes anormales du syndrome. De même nous aurions approfondi comment débute le trouble dont le ralentissement permanent du pouls est l’aboulissant.. Tout cela nous échappe complètement. Or une voie nouvelle s'ouvre, qui fait que ces quatre problèmes(causes du pouls lent permanent, son diagnostic précoce, ses formes et son évolution) méritent d'être à nouveau discutés : des expériences physiologiques récentes nous ont appris l'existence dans le cœur des mammifères d’une région jusqu'ici peu étudiée, le septum interauriculo-ventriculaire, à laquelle les expérimentateurs ont constaté des propriétés si particulières qu'il suffit d'en détruire une faible partie pour ralentir définitivement le pouls.

Reconnaître si ces expériences éclairent réellement la clinique estle but que nous nous sommes proposé dans ce travail. Nous n'avons pas voulu nous en écarter pour chercher la solution des questions nouvelles qui se sont présentées à notre esprit chemin faisant : nous ne ferons qu’en signaler rapidement l'intérêt, espérant leur consacrer des recherches ultérieures.

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