DE L’OSTÉOTOMIE DANS LES COURBURES DE CAUSE INFLAMMATOIRE
A côté des faits d’ostéotomie pour courbures rachitiques, nous devons signaler certaines observations où l’incurvation diaphysaire reconnaît pour point de départ un processus inflammatoire ou tout au moins irritatif.
Quatre de ces observations sont spéciales d’ailleurs, par cette particularité, que le segment de membre incurvé comprend dans son squelette deux os longs juxtaposés (avantbras, jambe). L’un de ces deux os subit un excès de développement en longueur suscité par un travail inflammatoire, tandis que l'autre suit son développement régulier. Dès lors le premier s'incurve en s’éloignant de celui-ci et le segment de membre (pied ou main) appendu à l’extrémité libre des deux os juxtaposés, se trouve incliné vers celui des deux os qui n’a pas subi d'allongement. — Le résultat serait le même si*, un os évoluant normalement, son congénère reste arrêté dans son développement; seulement alors c’est l’os sain qui se courbe. (Obs. IY et Y.)
Contre ce genre de courbures, l’ostéotomie a été employée dans trois cas dont nous consignons ici les observations. C’est, à l’ostéotomie cunéiforme, que les opérateurs ont accordé la préférence.
Au septième congrès des chirurgiens allemands (séance du 12 avril 1878), Gülerbock (de Berlin) communiquait le fait suivant :