‹ Du Redressment des membres par l'osteotomieChapitre 5 sur 72 · SOINS CONSÉCUTIFS · texte numérisé non relu

SOINS CONSÉCUTIFS

Pansement y soins consécutifs. — L'importance que nous avons accordée dans les pages précédentes à Tapplication de la méthode antiseptique sur les destinées de l'ostéotomie nous dispense de toute digression actuelle. Faire l'histoire du passé serait chose aussi inutile que fastidieuse. Nous n'examinerons donc que le mode de pansement mis en pra-^ tique actuellement.

Or, le consensus est général en Allemagne, comme en Angleterre, comme en France ; et presque tous les chirurgiens sont

d'accord pour penser avec Yolkmann (4 ) que « sans le pansement de Lister on ne saurait être justifié à faire des ostéotomies. »

Nous ne pouvons résister au désir de citer ici une observation de Th. Jones (2) qui met bien en lumière les bienfaits de l'antisepsie :

Un enfant âgé de 2 ans, atteint de courbure rachitique des membres inférieurs, est opéré successivement des deux côtés par le même procédé : ostéotomie linéaire à la scie.

La première ostéotomie, faite sur le membre gauche, est pratiquée sans aucune précaution antiseptique. La guérison et la consolidation surviennent^ mais après une suppuration de près de trois mois, accompagnée de l'élimination de séquestres.

Dans la seconde séance, au contraire (membre droit), on se conforme à tous les principes de Lister. Il n'y eut pas trace de suppuration, et la consolidation était assez avancée déjà au bout de trois semaines pour qu'on pût mettre un appareil inamovible.

Il est vrai que Messenger Bradiey (3) se vante d'avoir, chez un malade atteint de courbure rachitique des jambes, obtenu une guérison rapide et sans suppuration sur le second membre opéré et pansé sans aucune précaution antiseptique, tandis que la première séance, malgré l'observation rigoureuse des règles listériennes, avait été suivie de 6 semaines de suppuration. Mais il néglige de faire remarquer que la seconde opération fut facile, tandis que la première, commencée au ciseau, avait dû être finie à la scie après dissection d'un lam beau tégumentaire.

Reeves, lui aussi, néglige la méthode antiseptique, mais il confesse quatre cas de suppuration dont il ne trouve d'autre explication que le changement de ciseau au cours de l'opéra-

(1) Berlin. Ktin, Wochenschrifi ^ 1874, Q^ 50. — 14 décembre.

(2) The lancet, 1877. T. II, p. 235, obs. 1*

(3) The Lancet, 1877. Y. Il, p. 78.

lion. Or, les 300 et quelques opérations sus-conH„i;

Macewen sont la pour montrer que le changement d"

menl n'a rien de fatal en lui-même. Toutefois il est ''"^ '^'

est juste de

reconnaître que Billroth, avec la glace, Bradiey et Mur une occlusion simple ont obtenu de brillants succ^q '

avec succès

Nous sommes loin de nier ces faits, mais il s'aaîc •

, o'ssait d'os-

téotomie sous-cutanee, or, c est surtout pour l'excis"

ouvert que le danger existe. C'est pour elle anSi ^ ^'e*

* convient d'être Listérien, dans la force du terme.

Mais à côté du pansement proprement dit se n question incidente : Faut-il chercher à assurer la ^ ^^^ primitive par des sutures? Non, c'est inutile pour r ^^^^ tomie sous-cutanée. Oui, mais en partie seulement et d

simple but de diminuer l'étendue de la plaie dans Vr^i>fA - ^ . 1 • Ti 4 • 1- "^* ostéotomie

à ciel ouvert. Il vaut mieux laisser une porte ouvert

liquides qui peuvent suinter et suivre ainsi Texemple d'Oir de Poinsot, de Schede; ce dernier prend même la précaut* * d'interposer un crin de cheval entre les surfaces osseuses

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