‹ Du régime alimentaire dans la fièvre typhoïdeChapitre 14 sur 19 · EL · texte numérisé non relu

EL

que les aliments précédents, devra être l’objet d’une longue et minutieuse mastication.

Quels jours et d’après quelles règles doit-on donner chacun des aliments précédents ? C’est en cela que diffèrent les pratiques particulières et on trouvera plus loin l'exposé de quelques-unes d’entre elles.

Une loi générale, sur laquelle tout le monde s’accorde, est une surveillance très serrée du régime alimentaire de cette période de convalescence.

Rien ne doit être laissé au hasard.

Le médecin entrera dans tous les détails du régime, réglera la date du début de l’alimentation, la quantité et la qualité de chacun des repas, les heures et les intervalles de ces repas. C’est la température et l’état de la langue qui le guideront pour permettre au malade, que la faim tourmente, une alimentation plus abondante; il veillera au fonctionnement régulier de l’intestin, prêt à lutter contre la constipation qui se produit si facilement pendant la convalescence. Il suspendrait d’ailleurs immédiatement l’alimentation solide si la langue redevenait saburrale et si la température remontait, à moins qu'une petite complication évidente ne démontrât la cause de l’ascension thermique ; l'entourage du malade ne saurait recevoir de recommandations trop sévères au sujet de l’exécution rigoureuse des prescriptions alimentaires.

$ 4 — Pratique de quelques auteurs.

1° Mérnone DE M. Le Proresseur A. Rovin

Voici la méthode que conseille Albert Robin dans un tra-

Page 1