‹ Du régime alimentaire dans la fièvre typhoïdeChapitre 15 sur 19 · LAN NE · texte numérisé non relu

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vail très remarquable sur le traitement des complications et de la convalescence de la typhoïde. « Dès que les températures du soir et du matin sont tombées au-dessous de 38°, donnez chaque jour deux potages au tapioca ou à la semoule, ou encore une panade. Au bout de deux jours, si les décharges urinaires sont terminées, ajoutez à la soupe un œuf sans pain et un peu de gelée de viande. Le quatrième Jour, augmentez la quantité de gelée ou de jus de viande et donnez en plus de 3 à 6 petites huîtres et quelques pruneaux bien cuits à titre de dessert. Le cinquième jour, permettez du poisson léger, comme le merlan, et une pomme cuite, dont le convalescent se gardera bien de manger les pépins. Enfin, du sixième au huitième jour, autorisez la côtelette, cet objet d’ambition pour laffamé qui relève de la fièvre typhoïde. » (Germain Sée: Régime alimentaire, p. 391.)

29 Méraope De M. LE ProFEssEuR CHANTEMESSE

Dans le cours de la maladie et de la convalescence, il est prudent de ne donner aux patients que du lait pur bouilli fraîchement après la traite pour éviter les désordres intestinaux que le lait altéré provoque si facilement.

Au début de la convalescence, on augmentera la quantité de bouillon prise par le malade.

Puis quand la température matinale sera au-dessous de 37° le matin et à peine au-dessus le soir, on ajoutera au bouillon du tapioca, de la semoule bien cuits ; on pourra même, si la sensation de faim est trop vive, donner une petite quantité de fruits bien cuits qui seront dépouillés de leurs graines. Si la digestion est normale, on arrive en deux

ou trois jours à l’œuf peu cuit et sans pain, puis à une noix de côtelette. La boisson se composera, suivant le désir du patient, de bière légère ou de vin blanc coupé d’eau ; le café sera pris avec avantage.

L'alimentation deviendra plus rapidement réparatrice chez les enfants qui ont grandi démesurément dans le cours de la maladie et qui, au moment de la convalescence, sont réduits à l’état squelettique. Une nourriture plus substantielle sera autorisée de bonne heure, à la condition que la tolérance digestive de l’enfant soit surveillée avec la plus vive attention. (Chantemesse. Art. Fièvre typhoïde. Traité de médecine.)

80 MérHopEe DE BRAND

Dès que la fièvre commence à baisser, lorsque le typhique entre dans la période d’apyrexie relative, aux aliments liquides donnés jusqu'alors méthodiquement au malade après chaque bain (lait, bouillon de bœuf, de veau, de poulet, bouillon américain, café et thé au lait), on ajoute graduellement d’autres aliments un peu plus substantiels : potages sans pain, semoule, tapioca, panades, chocolat à l’eau, laits de poule, œufs frais à la coque crus ou très peu cuits, jus de viande dégraissé. On peut donner ainsi deux, trois et même quatre œufs dans les 24 heures, même pendant la période d’apyrexie relative.

Dès que la fièvre est depuis deux jours au moins audessous de 38°,5, on permettra quelques aliments solides en six à huit petits repas par 24 heures (blanc de poulet rôü, quelques tranches de pain dans du lait ou du

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