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bouillon) ; puis on ajoute poissons maigres frits et dépouillés soigneusement des arêtes etde la peau, riz de veau, cervelles frites, viande de bœuf très peu cuite, finement hachée ou pulpée dans du bouillon. S’abstenir de substances grasses qui sont encore mal digérées. .
Lorsque, depuis deux outrois jours, la température est matin et soir tout à fait normale, on peut donner un peu plus de pain, des viandes blanches, de la viande de bœuf ou de mouton rôtie et quelques légumes très cuits. (Tripier et Bouveret.)
4° Mérnone DE M. MERKLEN
« Jusqu'à l’apyrexie définitive, le typhique n’a pris que des aliments liquides et de légers potages sans pain; l'alimentation solide peut être commencée quand la température, étant normale, le pouls ralenti et la langue nette, le malade demande à manger. On lui donnera d’abord un œuf à la coque par Jour, en dehors du lait et des potages ; un peu plus tard, du poisson bouilli ou frit et dépouillé de la peau (sole, merlan, truite), puis de la cervelle, du blanc de poulet, de la viande de bœuf peu cuite, hachée et délayée dans du bouillon, enfin de la côtelette d'agneau, de mouton, tout cela en petite quantité; les légumes et les grosses viandes de boucherie ne viendront qu’à la fin. Quant au pain, il pourra être permis à partir du cinquième ou sixième jour de la convalescence, mais par fractions minimes, d’abord données une fois par jour seulement, et en recommandant au malade une mastication prolongée. Les graisses, les aliments de digestion difficile, les fruits à
ei A0 pépins seront proscrits.. Si le malade est très affaibli, on pourra lui donner deux fois par Jour, après ses petits repas, un verre à liqueur de vin de quinquina. Il boira aux repas de l’eau rougie, ou du vin blanc de Bordeaux additionné d’eau d’Evian ou d’une eau minérale gazeuse. Certains convalescents ne supportent pas le vin, qui peut être rem-
placé par du grog. » (Merklen.)
5° MéTHonE DE MARFAN CHEZ L'ENFANT
Lorsque l’apyrexie est obtenue, on ne doit pas tout de suite donner des aliments solides ; on se bornera d’abord à des potages légers; ce n’est qu'une semaine après la chute définitive de la fièvre qu’on donnera un œuf à la coque à peine cuit; si cet aliment est bien supporté, on y ajoutera une très petite quantité de viande et l’alimentation sera reprise graduellement. (Marfan : Traité des maladies
de l'enfance.)
6° Méraone DE M. LE Proresseur HaAyEM
Dans le service du Professeur Hayem, on commence l'alimentation plus tard encore que ne le fait M. Marfan. M. Marfan permet des potages dès l’apyrexie, un œuf le huitième jour : à la clinique de l’hôpital Saint-Antoine, on ne laisse prendre des potages que dix jours après l’apyrexie complète. Le lendemain on donne le premier œuf ; le douzième jour d’apyrexie on administre de la viande. On voit que, si on tarde davantage à commencer l’alimentation, on arrive, en revanche, très rapidement à donner de la viande.
7o MÉrnope pu D' BÉcLièRrE
Dans le service de M. Béclère, on commence à donner des potages dès que la température, au voisinage de 37° le matin, ne dépasse pas 38° Le soir ; deux ou trois jours après on permet les œufs frais peu cuits ; dès que le malade arrive à l’hypothermie on autorise la viande hachée dans du bouillon et des purées.
Enfin, vers le cinq ou sixième jour de convalescence, on donne du pain en recommandant au malade de mächer avec la plus méticuleuse lenteur.
2° Méraope pu D' SIREDEY
Dans le service du D' Siredey on attend plus longtemps avant de permettre même des potages. On n'autorise les potages soigneusement dégraissés que vers le cinquième ‘jour de la convalescence. Trois jours après, on donne un. œuf peu cuit, un seul par jour. Deux jours après, c’est-àdire vers le dixième jour, on donne deux œufs, puis trois. Enfin on n’administre de la viande et du pain que vers le treizième jour, alors que la rechute est tout à fait exceptionnelle.
9° PRATIQUE CoNSEILLÉE PAR M. Lyon
Dès le retour à l’apyrexie, potages au tapioca ou à la semoule ou panades soigneusement passées.
Au bout de deux jours d’apyrexie absolue, on pourra
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permettre un œuf sans pain et un peu de gelée de viande, ou bien une petite quantité de viande crue râpée passée sur un fin tamis et incorporée dans un potage au tapioca. La première ration de viande crue ne pourra pas dépasser 50 grammes. Si elle est bien tolérée, on pourra la doubler le lendemain, et le quatrième ou cinquième jour on laissera prendre un ou deux œufs, toujours sans pain, 100 où 150 grammes de viande crue et quelques huîtres.
Du sixième au huitième jour, on autorise le poisson léger, les pruneaux cuits, la pomme cuite, débarrassée de ses pépins. Comme boisson, le vieux vin de Bordeaux ou de Bourgogne. Le huitième jour, on permettra la côte-
lette etenfin la mie de pain.