POULS ACCÉLÉRÉ
pression du sanj^- conlio les parois vasculaircs. Ainsi une course chez le cheval l'ait lonibor la piL'ssion de 108 à 102 millimètres dans le manomètre appli(|ué aux carotides ^Marey).
Un autre exemple est tiré dit l'influence des attitudes de l'individu sur le pouls; lorsqu'il passe de la position horizontale à la position verticale, son pouls s'accélère; cela est vrai surtout chez les maladeset les convalescents, tandis que, l'ail remarquable, l'attitude a moins d'influence sur les cardiaques (Graves).
On a expliqué ces variations, en disant que dans la station debout la pesanteur facilite l'afflux du sang dans les vaisseaux des membres inférieurs, qu'elle diminue ainsi les résistances que le cœur éprouve pour distribuer le sang, et qu'enfin il en résulterait une diminution de pression favorable à l'action contractile du cœur.
Voilà donc une première série de faits d'expérimenlation ap})licables à la physiologie de l'homme.
Une autre série d'expérimentations nous donne encore la raison d'un grand nombre d'accélérations du cœur. Elle nous montre ce phénomène à la suite des sections ou des paralysies des nerfs vagues; lorsqu'on les excite, le cœur se ralentit; lorsqu'on les paralyse, les battements s'exagèrent d'une manière considérable. La fréquence est aussi augmen tée par l'excitation des nerfs accélérateurs, mais sans jamais atteindre le chiffre énorme de battements résultant de la paralysalion des nerfs vagues; ici les systoles restent normales ou petites et sans modification de la tension artérielle.
Voilà ce que nous savons de plus précis sur le mécanisme des accélérations; les données de la physiologie expérimentale trouveront de larges applications à la médecine, c'està-dire à l'étude de la tachycardie; mais il est des faits, soit
CM CHAI». I\. — DKS CAUDIAQrKS.
(|f Pdidic iioiiii.il, sdil ilii c.kIic ();illiulo^i(|iHi, (jiii é(li;i|)|)(;iiL aii\ l<»i> iii(li(|ii<'('s. Voici (-(^s l'ails (rohsci'vntion.
hans les j»i-('iiii(''res SfMiiaincs de la vie, le iioiuhrc diîs piilsalioiis est an iiiaxiiiiiiiii jioiii' loinlxir (Misiiitc (1(3 1;]'i. à lOi dans les tin(| |ir(îniici'cs aiiii(!!(!s, puis à Î)(S et à 8r3 dans les dix ;iiiii(''es snivaiilcs, jioni- rester en>iiile pendant trente ans au laux presque invariable (k 7ri, et remonter de quelques pulsations eiilr(; soixante et quatre-vingts ans.
Le pouls s'accélère, comme ou 1(î sait, pai- la chaleur, après les repas, suifoul pai- rusa,q(3 des aliments chauds et des boissons alcooliques, mais, de plus, il subit, en dehors de rinduence de la digestion, de singulières oscillations diurnes ou nocturnes, ou plutôt horaires, qui sont suivies d'oscillations analogues de la température; ainsi, entre trois à six heures du matin se trouve une première période ascensionnelle qui atteint son maximum vers onze heures du matin ; puis il y a ralentissement graduel jusqu'à deux heures de l'après-midi; ensuite le pouls remonte jusqu'à six ou huit heures du soir, mais sans atteindre le maximum de onze heures du matin. Enfin, à partir de huit heures du soir, le cœur se ralentit jusqu'à minuit, et, après un léger temps d'arrêt, continue à se calmer jusqu'à trois heures du matin.
Il y a donc là quatre périodes régulières, horaires, indépendantes de toute influence physique, chimique et même nerveuse. Les émotions et les impressions nerveuses modifient presque toujours le nombre des battements, le plus souvent l'augmentent; de même aussi la pâleur ou la coloration subite du visage indique bien l'intervention du centre d'innervation des petites artères de la face ; mais cette action porte tantôt sur les nerfs constricteurs, tantôt sur les nerfs dilatateurs des vaisseaux; il en résulte une décoloration dans le premier cas, un afflux de sang, une animation de la peau dans le deuxième cas.