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Pouls du rélrécisscmcnt aorliquc; le ventricule gauclie no le compense qu'imparfaitement, le clioc du cœur devient intense. S'il y a dt> l'atliérome artériel, la pulsation devient lente, paresseuse.
3^ rirrégularilé du pouls (|ui serait, d'ajjrès Riegel, j)lus précoce et plus IVéquente que dans toute autre affection valvulaire, nuMne sans qu'il y ait dégénération du muscle. Voici
(.il CIIAIV I\. - DUS CAIIIHAQIJKS.
rcvplir.ilioii : rdlrl iiiiiiiédial du n'Ir/'cissonHîrit consisto dans la (liiiiiinilion du saii^ ({iic le v(Milri(-nl<' rcroil |»fii(laiil sa dijislolc ; dans riiisiinis:ui(M3 I<; v<;nlii< ulc en diastole ik; reroit pas S(3ulenionl la (|iiaiilil(' normale (l(i san«i, mais (Micorc le san^^ est en excès el sous unr pression [)his forte. — Après le rellux du san<^ dans i'oreill(Ule, cellc-ei en se -(îonti'aclanl diminue cl compense cet excès; le ventricule reste dilaté et peut être hypertrophié; et il chasse encore plus de sang dans l'aorte que s'il y a un rétrécissement mitral.
Poul*i du rétréciMNcmont aorlifiii4>. Tiés analogUC aU pl'é-
cédenl, le pouls est petit en i>roporlion du rétrécissement. Comme la tension du pouls dépend en partie de la colonne sanguine, elle doit naturellement diminuer loisqu'il s'agit d'une mince ondée sanguine; l'hypertrophie du ventricule gauche ne le compense qu'imparfaitement, le choc devient intense. S'il y a de l'athéromc artériel la pulsation devient lente, paresseuse. (Voy. fig. 8.)
^' 10. — Souffles Gari1iaf|itcs et artériels
A la place ou à côté des tons naturels du cœur, on perçoit souvent des bruils ou des souf/les qui se passent le plus souvent dans la cavité du cœur (souflles endocardiques), parfois à surface du cœur (souffles extrinsèques et péricardiques, etc.).
Les hruits endocardiques se produisent généralement sous l'influence des lésions variées des valvules du cœur; ce sont des dépôts à leur surface, des excroissances, des épaisissements, des transformations calcaires; d'autres fois les valvules sont ratatinées ou perforées, ou adhérentes entre elles avec ou sans raccourcissement des fdaments tendineux correspondants ; la plupart de ces lésions sont dues à l'inflamma-
SOUFFLES CARDIAQUKS. 025
lion (le la membrane iiiLcriie, à renducardile. On cite cependant des décliirures ou des arrachements d'une valvule sous l'inllucncc d'elïbrts violents ou d'actions traumali(iues; enfin il existe des soulfles très appréciables sans aucun cliangement du cœur; ils sont appelés inorganicpies.
Toutes les altérations des valvules du cœur ne mènent à la formation des soufOes qu'en produisant une insunisance des valvules malades, c'est-à-dire une incapacité de fermer les ouvertures correspondantes après le passage du sang; si ce n'est pas une insuffisance, il en résulte un rétrécissement des orifices. Quand il s'agit des grosses artères, elles se dilatent à leur entrée.
IiiMurn*4uuce54 ou l'étrôciNNCiuciitN, ou dilatafionM uorfiiiuCM.
Toutes ces lésions donnent lieu à de véritables tourbillons, à des remous dans le courant sanguin; c'est là la cause des souffles.
Il y a des liquides qui ne mouillent pas les membranes, et c*est le cas du mercure dans un tube de verre; il en est d'autres qui les mouillent, c'est le cas du sang contre l'endocarde; il s'ensuit que le frottement est impossible; or, s'il en est ainsi, les souffles ne peuvent se développer que si le courant est rapide ou s'il n'est pas uniforme, s'il subit l'influence du rétrécissement ou des dilatations; c'est ce qui a lieu dans les maladies de l'appareil valvulaire.
Ainsi les liquides qui circulent dans les tuyaux dont ils mouillent les parois peuvent toujours développer des souffles; la vitesse étant admise, il se forme alors des mouvements de tourbillons, qui se traduisent toujours à l'oreille sous forme de souffle, quand le liquide a passé un point rétréci, ou est entré dans une cavité. — Dans les maladies du cœur il n'y a pas d'autre éventualité possible. Les souffles s'entendent de la manière la plus nelle dans les rétrécissements des ouvertures et dans les poches dilatées de l'aorte.
r.2o (.iiAi'. i\. - in;s cakdiaqles.
Mais s'il s'a^iL (runc iiisuHisaiicc des valvules, les iiiouveiiieiils lie leinuus sont dus à une autre eause. Par suite de riiisuriisance de la v;dvulc,lc sang reflue dans la cavité cardiaque qui est placée en amont, et rencontre là le courant sanguin physiologique. Les deux courants se heurtent, de sorte qu'il en résulte un tourhillon sanguin qui donne lieu à la production des souffles, c'est ce qui ressort des recherches de Chauveau, Marcy, Nolet et surtout de Jacobson, de Tlioma et de Weber. — Chauveau l'attribue à la veine fluide qui se forme lorsqu'un liquide passe d'un lit étroit dans un plus vaste; mais le remous peut se former aussi dans les tuyaux uniformes où il n'y a pas de jet de pressions.
Ces souffles remplacent les tons naturels ou se perçoivent à côté d'eux. Al'étatphysiologique, dans toute la région précordiale et môme au delà on enfend deux bruits brefs, qui commencent et se terminent brusquement et ne sont séparés que par une petite pause ; ils imitent le tic-tac d'une montre; le premier ton coïncide avec la systole du ventricule, le second avec le commencement de la diastole, de là le nom de bruit systolique et diastolique. L'un paraît sourd, le second plus clair frappe à la base du cœur; tous correspondent aux ouvertures du cœur; mais nous ne parlerons que des bruits du cœur gauche, parce que les lésions du cœur droit sont très rares et généralement congénitales.
Voyons d'abord le premier ton qui se produit sur l'ouverture mitrale qui fait communiquer l'oreillette et le ventricule gauche ; il résulte du déplissement brusque et de la tension de la valvule auriculo-ventriculaire, tension qui s'opère pendant la systole du ventricule lorsque le sang lui arrive en retour et la presse. Ce premier ton ou bruit systolique tourne facilement au bruit ou au souffle systolique pour peu que la valvule ait subi quelque altération anatomique. Mais ce premier bruit de l'orifice mitral n'est pas unique-