‹ Du régime alimentaireChapitre 123 sur 168 · POULS DE L'LNSUFFISANCK AORTIQCE CHEZ LK VIEILLARD. C · texte numérisé non relu

POULS DE L'LNSUFFISANCK AORTIQCE CHEZ LK VIEILLARD. C

et plateau au lieu d'une saillie aiguë au soniuiet. (Voy. plus haut, fig. 2.)

Voyons maintenant la Uoisième partieularité ; elle se passe sur la ligne de descente. Tout à l'heure la ligne de montée était le lait de Thypertropliie concomitante ; ici tout se passe sous l'action de l'insufiisance elle-même. A l'état normal le sang en sortant du ventricule passe presqu'en entiei' dans le système artériel; une partie seulement est repoussée vers le cœur, où elle trouve le ventricule fermé par les valvules qui sont adaptées complètement à cet usage. Lorsque le ventricule est hypertrophié, le même fait s'accuse encore plus; c'est ce qui a lieu dans l'hypertrophie simple.

Mais si les valvules sont incapahles de former une barrière au sang, celui-ci s'écoule brusquement non seulement vers les capillaires, mais vers le ventricule dès que la systole est terminée ; aussi l'artère s'affaisse ; c'est pourquoi la desrente commence à se dessiner immédiatement et à suivre une pente rapide; enfin, par l'imperfection de la cloison valvulaire, le choc en retour ne peut plus avoir lieu, il n'y a plus sur la ligne de descente qu'une saillie contractile nulle ou peu marquée.

A leur tour les élevures élastiques subissent un certain amoindrissement; car la tension de la paroi artérielle est affaiblie après que cette paroi a été violemment distendue par le sang d'origine ventriculaire.

PoulM de l'inHurilNunco aortiquo clioa! le vieillard. Si COUimC

cela a lieu chez le vieillard l'artère est rigide, indurée et inélastique, le pouls va changer complètement, et cela d'autant plus que l'hypertrophie compensatrice fera souvent défaut; on ne retrouvera plus la ligne verticale de l'hypertrophie, le sommet sera aplati, arrondi, la ligne de descente sera traînante et sans saillies élastiques.

Au résumé, on voit bien d'après cette longue description

<lf* CHAI'. IX. - DES CUlDIAyl'tS.

«(lie II' Mac»' nous (Idinic des irsiiltals que la rlini(jue seule riail iiKajtahlc de jdrvoir, el (jui aiiroiil un»' «grande inlluciic»' sMi' la conduileà tenir dans h; Iraitenncnt liy{^iéni(jue ou nii'dicanienleux.

■•oiilH «!«• linNulIlHiinro iiiilrulc. ÇlieZ UU udulle atlf^iul

d'insuflisance niilrale, et dont le nnyocarde est en bon état, on ohtieni un liaci' moins caraelérisli({ue que dans rinsiillisance aorticjue.

La première ('onsécjuence de rinsuflisance milrale est une

Aruthmie- f^ji^^^

^r^^^OTsraKw

Dlqlnirescenct

fihrtu

se du cœur

^J-^ÇHl

FiG. 6.

A . Ligne ascendonle courte Icnaiit à la faiblesse de la coiitraclioii du ventricule. — P. Pulsations avortées, le cœur n'ayant pu parvenir à chasser le sang jusque dans les vaisseaux jiériphériiiues, d'où irrc-gularilcs du pouls : arythmie.

diminution de tension dans les artères. Pendant la systole ventriculaire le sang s'écoule à la fois dans l'aorte et recule dans l'oreillette gauche ; l'oreillette aura beau se dilater et môme s'hypertrophier pour favoriser l'écoulement du sang dans le ventricule; le système aorlique ne recevra jamais autant de sang qu'à l'état normal, et le pouls présentera toujours les caractères d'une faible tension ; c'est pourquoi aussi il deviendra souvent dicrote, les élevures élastiques se conservant encore, tandis que les muscles du cœur restent intacts. — Si au contraire il se manifeste une dégénérescence musculaire, en d'autres termes un trouble de la compensation, le pouls présente alors une grande irrégularité, qui

POULS DU HtTRÉCISSLMtNT MITHAL. 623

tient à ra<'lion déficienle des muscles bien plus qu'à l'incapacilé des valvules elles-inènies. (Voy. li<3^ 0.)

rouis du rciréciNMCHient miirui. — Ici les cHiactères dominants souL : r la petitesse extiùme du pouls, e'est-à-diie la

FiG. 7.

A. Lijjnc ascendante faible, Icnlo et courte. — D. Ligne di-sccndaiilc encore plus lentt avec saillies élasliiiucs et cniilractiles à peine marquée?.

diminution de l'ondée sanguine ; s'il n'y a pas compensation, le ventricule gauche reçoit moins de sang, et comme avec le temps il s'atrophie, il n'a plus la force de lancer le liquide dans l'aorte ; 2Ma diminution des saillies élastiques du tracé;

Page 1