SOUFFLES CARDIAQUES
maxima à la pointe et le lon^ du bord inféiieur du cœur, et lorsqu'il occupe exclusivement la i)ointe, il peutetreatlribue (mais à tort) à la valvule mitrale; ce retentissement du souffle tricuspide à la pointe, analogue à celui du soufllc mitral, a lieu surtout quand le venti'icule droit empiète sur la pointe et conti'ibue à sa formation.
Les souflles de l'oi-ifice de l'artère pulmonaire se prononcent principalement dans le deuxième espace intercostal, et les souffles aortiques (contrairement aux tons normaux) sont susceptibles d'être entendus sur divers points du sternum, et moins nettement dans le deuxième espace intercostal droit.
iMorin-oniNiiio. — Lcs soufflcs coïncidcnt généralement avcc la systole ou la diastole; mais cette coïncidence n'est pas absolue et ils ne couvrent pas exactement les tons naturels. Il y a plus, le bruit systolique est souvent précédé d'un bruit présystolique très court mais très évident; c'est ce qui a lieu dans le rétrécissement mitral.
Il se compose ordinairement de deux à trois parties qui fusionnent; il commence par un bruit faible et mou et devient très rude à la fin, et ce renforcement provient de la contraction énergique de l'oreillette gauche.
Le bruit de l'insuffisance mitrale est au contraire nettement systolique : c'est encore ce bruit systolique gauche qui, soulfiant à la base du cœur, caractérise le rétrécissement aortique. — Là aussi on trouve des bruits systoliqucs qui sont dus à de simples rugosités de la valvule aortique, par son contact avec le courant sanguin, et cela sans qu'il y ait la moindre insuffisance ou le moindre rétrécisscmeni ; il est vrai que, dans ces cas, on voit toujours manquer tous les symptômes fonctionnels et tous les accidents qui marquent les insuffisances ou les sténoses.
De même aussi Tathérome de l'aorte et surtout la dilata-
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li(tii ;ni('vrysmalc de l'aorte ascendante donnent souvent lien au hruil systolicjue; toutefois ce l'ait est plus coimiiuu loi'squ'il y a en même temps un rétrécissement de l'ouverture aorlique.
Les bruits pvésyslollqucs sont à la j)ointe, du domaine presque exclusif du rétrécissement mitral ; nous bs connaissons. Quant aux bruits diastoliques, surtout de la base, ils sont la marque distinctive de l'insullisance aortique.
rarnotèrc et iiiniirc dcH itriiiiH. — Lc caractèrc ct Ic timbre des souffles varient singulièrement. Tantôt ils ont le timbre d'un simple souffle doux, tantôt d'un sifflement, ou de la scie, ou bien ils ont le caractère musical ; ces nuances n'ont aucune valeur diagnostique; on peut seulement dire, d'une manière générale, que le souffle de l'insuffisance aortique estaspiratif, ce qui est la règle, que le bruit du rétrécissement aortique et mitral est souvent piaulant, que celui de l'ouverture mitrale, qu'il soit rude ou non, a toujours le bruit présystolique, que le bruit de l'insuffisance mitrale est des plus variés, et qu'enfin les bruits inorganiques ou anémiques n'ont rien de spécial.
Taicur des sonrncs. — Ou attribue aux souffles une grande valeur diagnostique et pronostique ; récemment 0. Frântzel en a déprécié le mérite; l'importance du sujet mérite une discussion sérieuse. Nous savons en efl'et, dit-il, que les bruits naturels sont difficiles à distinguer des souffles, que ces bruits ont l'origine suivante : le premier bruit ou bruit systolique de la pointe se compose du ton musculaire et du claquement valvulaire ; le deuxième bruit ou diastolique de la pointe ne provient pas des ventricules, mais c'est une propagation des bruits de l'aorte et de l'artère pulmonaire. Le ton systolique de l'aorte ou de l'artère pulmonaire est formé par les oscillations de la paroi aortique très élastique et qui a été subitement tendue; le ton diastolique des val-