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INFLUENCE DE LA PRESSION SUR LA SÉCRÉTION URINAIRE. G

(lomnio ronsi'qiiencc de la dillïisihiliti; on de rinassiinilahilitédes albumiiKJÏdcs diisani^" qui ne peuvent être brûlés ou utilisés par l'organisme, la proportion (Tiin'e s'abaisse; les combustions diminuent; les déeliets or{^ani(jues dont Tiiiée est le principal diminue dans la même proportion, non plus seulement dans les ui'ines mais encore dans le sang. Mais aloi's comment expliquer l'urémie, et que devient la surcliarge de sang- par l'urée chez les hrigli tiques dans la docrine de Semmola? C'est également à un vice de constitution des albuminoïdes que Bouchard rapporte l'albuminurie observée le plus souvent dans le diabète. La nutrition défectueuse qui atteint les hydrates de carbone atteindrait parfois aussi les albuminoïdes.

L'albumine du sérum n'est pas la seule qui passe par les reins; l'hémoglobine, pigment sanguin de la constitution des albumines, peut également apparaître dans les urines lorsque cette substance cesse d'habiter les globules rouges et diffuse dans le plasma. On peut ainsi produire une hémoglobinurie, en dissolvant les globules sanguins par des injections d'eau simple, d'une solution de cholat(îs ou de glycérine étendue. L'urine devient rouge, présente le spectre de l'hémoglobine, mais ne renferme pas de globules. Accidentellement on peut observer l'hémoglobinurie après certaines intoxications, après des brûlures étendues, qui s'accomj)agnent d'une destj'uction considérable des globules. Les maladies générales graves, scarlatine, fièvre typhoïde, peuvent produire l'hémoglobinurie par suite d'une destruction étendue et rapide des hématies. Ce qui montre encore que la présence de l'Iiémoglobine dans l'urine tient à une altération sanguine et non à une maladie des reins, c'est que le sérum du sang retiré par une saignée paraît coloré en rouge et non en jaune par l'hémoglobine dissoute (Kuessner).

('.Si CIIM'. \. DF'IS Al.l;i MIM UHJUKS.

Après r('lal du saii^-, c'csl la |tn's<i(m sanguine (jui exerce la jiliis j^raiidt' inlliionce sur la si-cirlioii iiiinairc.

§ 3. — Influence «le In prcM^ion Mnii;;iilnc «nr In Ncvrétii»!! iiriituiro

(Tcsl un fait bien dénionlri', suilouL (lc])uis les travaux de Ludwii;, (juc la quantité des urines es! proportionnelle à la pression artérielle; (|ue celte quautiti- s'accroît avec une action plus éneri^ique du cœur; qu'elle diminue lorsque la pression artérielle diminue. En môme temps les matériaux fixes, l'urée en particulier, augmentent de quantité, mais cette augmentation n'est pas en rapport avec la quantité d'eau rendue. L'urée excrétée dans les vingt-quatre heures est augmentée, mais en même temps l'urine est plus diluée, tandis que lorsque les urines sont rares, la proportion d'urée est forte, bien que la quantité quotidienne soit en somme diminuée. Tant que la pression artérielle reste normale ou même supérieure à la normale, les urines n'offrent rien de particulier, comme on l'observe dans les lésions cardiaques compensées.

Au contraire, toutes les expériences qui ont pour effet de diminuer la pression artérielle dans le glomérule, telles que la ligature ou la compression des veines rénales ou encore l'oblitération de l'artère rénale, provoquent toujours une albuminurie passagère qui cesse avec la levée de l'obstacle circulatoire. D'après les recherches de Heidenhain on admet généralement que l'épithélium du corpuscule de Malpighi représente l'élément sécréteur actif; c'est lui qui élaborerait les matériaux qui lui sont apportés dans le peloton glomérulaire, et conséquemment c'est à lui qu'on attribue le pouvoir de retenir l'albumine.

On pourrait avec Cohnheim comparer cet épithélium à la

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iii('iiil)i'aiH' nidotlM'iiali; des plexus choroïdes, «jiii ik,' laisse passer (priiii li(piide d(''p(uir\ii (ralhiimine.

C'est donc an niveau de cet epilheliuiu (jue doivent se trouver loutcs les uiodilicaliuus (pii peuvent se pi'oduire dans la piession vaseulaire. Pour coin])i('ndrc commeiil la iionipiession ou la li*:alui'e de Tarlèi^e rénale peuvcnl produii'e une diminution d(3 [)ression dans le glomérule, il faut se rappeler que la stase produite dans les capillaires généraux ou interstitiels du rein se propage des veinules dans les capillaires artériels interstitiels au lieu de suivre la veine ellerente du gloniérule; celui-ci lui ollVirait une plus grande résistance, ce cpii peul arriver si la stase est généralisée. Cette stase ralentit le cours et diminue la pression du sang <u"tériel qui arrive dans le glomérule.

Quant à la fdlration albumincuse sous rinfluence de la diminution de la pression, Riineberg en a donné une explication physique qui, quoique d'accord avec les faits, n'est pas acceptée par tous, puisqu'on ne peut comparer la membrane glomérulaire à la cloison inerte du dialyseur. Riineberg a montré ce résultat inattendu que les membranes animales sont d'autant plus perméables à l'albumine en solution, que la pression du liquide à la surface du filtre est moins forte, de sorte que c'est précisément lorsque cette pression atteint son maximum que le liquide filtré contient le moins d'albumine.

La diminution de l'urine avec albuminurie s'observe dans tous les cas où la pression artérielle baisse, dans les lésions cardiaques non compensées, où la pression veineuse s'accroît en sens inverse de la pression dans les artères. L'urine reste au-dessous de la normale, sa densité est élevée et son état de concentration la fait paraître louche et rougeatre. iMais sitôt que, sous rinlluence du traitement, le cœur se relève, l'urine augmente de quantité, et reprend sa limpi-

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dih'. I/;iII»iiiiiiiit' (In si'inm (jiii av.iil Iraiissiidé ccssc de se iii()iili<'i-, en iiièiiic l('iii|ts (prou ne iciroiivc idiis 1(.'S j^lobulcs sanj^uins (lui avaiciil \\)\'cr les incnilirancs.

La scclion di's lilds vaso-iiiol(3iirs qui accompaj^nent rai'l(''r(* i('iialn provfxjuo ralhiimimiric pai- iiik^ adioii vaso-dilalaliicc suivie d'une diniinuLiou di; la {)i(ission j^loiiiiMulairc. Les lésions nerveuses telles que la picfûre d'un certain j)oint du quatrième ventricule, une fomniolion des contres nerveux, produisent l'albuminurie par une action vaso-paralytique des plexus nerveux cpii accompagnent l'artère rénale. Vogel, Gueneau de Mussy, Leube, etc., ont observé de nombreux exemples d'albuminurie intermittente, constatée souvent cbez des sujets soumis à un régime n'offrant rien de particulier; ces auteurs ont rapporté cette albuminurie à deux causes : les émotions morales dépressives et les fatigues musculaires ayant toutes deux pour effet de diminuer la pression au niveau des reins, les unes par action névro-vasculaire,les autres par un afflux de sang dans les muscles, produisent un abaissement de pression dans le reste du système. Ce genre d'albuminurie a été particulièrement observé chez les sujets anémiques , chez lesquels les actions vaso-motrices sont plus sensibles et font mieux sentir leurs effets.

Riineberg, nous l'avons vu, rapporte l'albuminurie d'origine vasculaire à un phénomène d'ordre physique, qui ne peutêtre accepté à la lettre. Litten, de même que Heidenhain, qui accorde l'influence prépondérante dans la sécrétion urinaire à la vitesse du sang dans le glomérule, incrimine le ralentissement du cours du sang dans les anses glomérulaires. Dès que le sang reprend sa vitesse normale de circulation, c'est-à-dire dès que la ligature ou la compression est levée, l'albumine cesse de transsuder. Mais peut-être faut-il, dans ces cas où l'albuminurie a été provoquée par un chan-

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