C.DS CIIM'. \. - HKS ALIIUMINUIUQIJKS
iiiilittii (le la (jnaiilili'' i\i'> urines, dans les n(''|»lirilos ai-^uës, les néplii'ilt's (•lii()iii((iios sans liviicrliopliic cardiafinc compciisal lice, on dans Icsipiidlcs la coinpcnsalion (;sl rompur. La li,L:aliin' {\c^ nidèrcs choz les aninianx, r('xlii'j)ati()n du rein produisent (\(ii^ accidents analogues chez les aniinanx. Tontes les malières lixes ont été incriniinécs dans ruréinic, mais surtout rui'é(M|ui se retrouve en excès dans les liquides séreux <'l le sang des néj)lirétiques. Les aceidiMits sont (Tailleurs plus tardifs si Luréc trouve une voii; supplémentaire d'élimination par la bouche ou par l'anus. Le i)eu de résul- (ats obtenus dans les expériences qui avaient pour ])nt d'inloxiquer les animaux par l'urée a poussé les auteurs à cln-rclier d'un autre côté l'explicalion des phénomènes urémicjues. Frerichs a incriminé le carbonate cV ammoniaque qui est loin de produire les i)hénomènes précités; Traube a cherché leur raison dans les lésions in/la)nmatoires des méninges, riiyperémie et l'œdème du cerveau, toutes lésions qui sont loin d'être constantes. On est revenu aujourd'hui à la première idée qui place la cause de l'urémie dans nn^inloxication par les éléments excrémenlitiels de f urine. \oii a montré, en ellct, que les accidents sont constants avec l'urée, si on enlève cà l'organisme animal la possibilité d'éliminer l'urée introduite.
Les accidents urémiques peuvent affecter une marche aiguë ou chronique. Ici encore tout dépend de l'état du cœur: si l'arrêt de la sécrétion urinaire est brusque, les accidents sont rapides, de même que lorsque la compensation se détruit brusquement. L urémie aiguë peut être également la conséquence de la résorption du liquide hydropique lorsque la diurèse tarde à se rétablir. Dans les néphrites chroniques où la compensation cardiaque n'existe pas ou se rompt progressivement, les accidents urémiques sont lents; la céphalalgie, les vomissements, l'état dyspeptique et les éruptions cuta-
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nées (limiiniciil; los accès (';j)il('plirormcs sont rai*es ou tardifs. La rapidité df! la inarclie des lésions rénales déternnnc l'accumulation lenleou iaj)id(3 dns inatéiiaiix iiriiiaircs, mais le cœur possède également une part importante dans le relard ou l'arrivée rapide des accidents urémiques.
§ n. — Oc.M iM'inorra^ies daiiM 1 ïilliiiiiiiiiiiric
Parmi les phénomènes qui tiennent une place imporlanle dans la symptomatologie du mal de Briglit, il faut citer les hémorragies. On peut les observer dans toutes les formes de la maladie, mais surtout dans la forme scléreuse et en général dans toutes les formes qui sont accompagnées d'une hypertroj)hie du cœur; on les observe également soit au début, soit dans le cours de la maladie. Leur existence au début d'une albuminurie qui parfois même n'est pas liée à des lésions rénales, fait pressentir l'origine hématique de quelques-unes de ces hémorragies. C'est ainsi que Dieulafoy a constaté des hémoptysies sans lésion pulmonaire et sans autre symptôme (ju'une albuminurie. Ces hémorragies, dans les cas semblables, n'ont d'autre signilication que le rejet par l'organisme d'une albumine assimilable. Mais la prédominance des hémorragies dans le cours de la néphrite interstitielle montre aussi que les lésions caidio-vasculaires y ont leur part. On observe alors des épistaxis, des hémorragies cérébrales en foyer, des hémorragies de la rétine, etc.
§ .'. — CnuMc» des né|»1irileN
La notion étiologique des )irj)hritcs olTre une importance qui égale son intérêt au point de vue de la thérapeutique et de la prophylaxie.
700 CM AI*. \. - I)i;S AI-nUMINrFUQlIKS.
1" Il (isl (l'al)()r(l uno série de causes (/id agissent par proparjalit)n on siii\;iiil dr (Idioi's en dedans la mii(jiiciis(; des voies iiiiiiaires, cl (|iii doniiciil lifii à un [irocessiis |»alli(d()i:i(jU(^ ascendanl. Il s'a^^il ici de loiites les alleetionsdes voies d'cxcrélion de Furinc : calculs, h'sions ([i^ rurclciw;, cystile, liyperlroj)liicprostali(|ue, lélrécisscmenl de riiièticjnllaniiua(ii)n blennorragique ih' l'urètre. Le tiailcnicnl d(.' l'affcciion causale s'impose; cl la n('pliiilc asccndaiilc ^aiériL avec elle.
2" D'autres causes agissent sur le rein, par l'intermédiaire du sanpf qui sert de vecteur à la cause nocive. A cet ordre de causes appartiennent tous les agents toxiques, qu'ils viennent du dehors ou qu'ils aient pris naissance dans l'organisme. L'action de ces causes se comprend d'elle-même et c'est elle qu'on met en œuvre dans les néphrites expérimentales. L'alcool, le plomb, le mercure et surtout la cantharide sont les agents provocateurs avec lesquels l'organisme est le plus souvent en rapport par suite de l'usage assez commun de ces substances.
Les poisons morbides ou zymotiques doués d une action passive sur le rein appartiennent d'abord aux fièvres éruptives : scarlatine, rougeole, variole ; puis à la fièvre typhoïde, à la fièvre récurrente, à la diphtérie, à la pyohémie, à la pneumonie, à la syphilis, à la tuberculose. Ces poisons peuvent du reste n'avoir qu'une action temporaire, c'està-dire agir plutôt sur la nutrition qui se rétablit sitôt que l'action est épuisée et que le malade recouvre la santé. Parfois aussi l'action du poison est profonde et le rein est gravement lésé ; enfin il faut tenir compte de la durée de la cause et de la situation créée par ces maladies aux forces générales de l'organisme, dans l'évolution ultérieure de la néphrite.
3° Un troisième ordre de causes, celui-là peut être le plus important dans la pathogénie des néphrites, et auquel
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Semmola est venu encore doniiei' un regain d'actualité, réside dans l'inlluence ([u'exercent les troubles fonctionnels de la peau suv le dévelo|)[)enient des néplirites. L'étude de cette cause n'est [)as moins leconde en ap^ilications lliérapenliques. Bien que le froid et le froid humide particulièrement incriminé en l'espèce ne soit qu'une cause banale et vulgaire en apparence, son action a été invoquée avec une telle persistance qu'il serait puéril de n'en pas tenir compte. Le mécanisme le plus simple par lequel on se figure le retentissement du refroidissement sur les reins consisterait en une lluxion compensatrice opérée dans les reins par suite du resserrement des vaisseaux de la peau et en vertu des sympathies i'onctionnelles qui existent entre la peau et les reins.
L'hyperémie intense du rein seiait le premier stade de la néphrite future. Des lésions plus grossières que celles (jue peuvent produire le froid sur la peau, comme des brûlures, peuvent provocpier une véritable néphiite constatable à l'autopsie. Nous avons vu d'ailleurs ({u'une brûlure étendue peut donner lieu à i'hémoglobinurie, mais ici le rein n'est pas en cause. On a vu d'ailleurs des alTections cutanées précéder le développement du mal de Briglit, et le rapport de ces alTections est trop fréquent pour qu'on y voie seulement une simple coïncidence. Les lésions, les troubles fonctionnels de la peau revendi(iuent donc une part légitime dans la genèse de l'albuminui'ie. Mais quelle est l'importance de cette part? C'est ici (jue Semmola, accordant la toute-puissance aux troubles de la peau, fait de ces derniers le point de dép trt (le la maladie qui va évoluer. La cause première de l'albuminurie brighti(|ue serait l'occlusion de tout le tégument externe. Le froid passager ou continu, le séjour dans un lieu humide agit sur la peau en entravant ses fonctions, en diminuant les échanges de la respiration cutanée.
Il en résulte la diminution des combustions et une perle