ii\iMii;i; \. — dks ali;umim:i5Iqiies
rt'l.itivf (les (|ii;ilili's vilalcs des îilhiiiiiiiioïdcs du saii^' qui par ce lail dcviciiiiciil dilliisihlcs ri jjassciil parités ruins. Voul- (III la piciivi' des lcsioiiî> culaïK'csVon ^ail (jii(3 les bri^diliques oui la peau scclic, et Seniniola (jiii a l'ail examiner la peau a déciil Talropliie (!(.' la coucdic de Malpiglii, la |)roliréi'alion du lissu conjonctil" du derme et l'aliophie des glandes sudoiipares. La peau, perdue au point de vue des l'onetions générales, ne vil plus (pie de la vie végétative; elle ne rendra plus les services d'autan que lors(ju\ine dermatose à ellet dépurateur naîtra sous Tinlluence de la lutte de l'organisme qui cherche une voie pour se débarrasser de ses matériaux de désassimilalion et des produits inutilisables, et en môme temps le rétablissement des échanges cutanés avec le milieu extérieur. Semmola a cité quaranle-cinq observations dans lesquelles l'albuminurie suivit immédiatement la disparition de la maladie cutanée dont le retour guérit l'albuminurie. Lancereaux a cité un cas de ce genre et Bcsnier admet la relation entre l'aiïection cutanée et l'albuminurie et commence avant tout par traiter l'albuminurie. — Que devient dans la suite pour Semmola cette albuminurie dyscrasique par suppression cutanée? Le passage constant de l'albumine à travers les membranes rénales constitue pour elles une provocation continuelle ; peu à peu la glande rénale s'altère, se desquamme, se désorganise : la néphrite brightique est désormais constituée.
Cette influence nocive du passage de l'albumine (globuline) sur le rein ne serait pas une simple vue de l'esprit. L'injection répétée pendant plusieurs jours de blanc d'œufs dans le sang, produisant d'abord l'albuminurie passagère due à l'élimination de l'albumine de l'œuf, finirait d'après les expériences de Semmola par désorganiser le rein de l'animal et constituer une néphrite définitive tendant au type interstitiel.
HÈOI.MK ALI.MKNTAIIIK DKS ALIiUMlNUIUQUES. 703
Toiles sont, en substance, les idées du savant professeur napolitiiin. C'est au conti'ole scienlifiqu*.' (pi'il a[)partienl désormais de jii*^er la question. Mais il y a dès maintenant une conclusion à retenir pour le bénéfice des malades et qui se dégage nettement de la doctrin(! italienne, c'est que l'attention du tliérapeute doit continuellement être diiigée à toutes les périodes, mais surtout au début, sur les fonctions de la peau et leur rétablissement.
GilAPITllK X niS TRAITEMEM llYGlÉiNIOUE DES ALBUMINUIUOUES
Dans l'application des modificateurs liygiéniqucs au traitement des albuminuriques, on doit toujours avoir présentes à l'esprit les indications à remplir, indications qui ressortent nettement des dillerentes pliascs par lesquelles passe la maladie de Briglit dans son évolution. Dès le début du traitement, l'attention doit être dirigée sur Vétat de la peau cl r entretien des fonctions cutanées^ puisque la conservation de ces fonctions, qu'on pourra exalter à un moment donné, permettra de parer dans une certaine mesure aux dangers futurs de l'urémie ou du moins de reculer autant que possible l'arrivée des accidents.
Il kxwicomhattre V albxLminurie moins parce qu'elle conslilue pour l'économie une perte d'ailleurs peu considérable (pie |>arce qu'elle est à la fois l'expression d'une nutrition troublée et d'une lésion rénale ; la comballre, c'est donc s'adresser en môme temps à ces deux facteurs ; c'est aussi rétablir le liquide urinaire dans sa composition normale en eau et en matières extractives, puisque l'expérience a montré
701 CHAI». X BIS. — THAITK.MKNT llYCIf^lNlQUE [)i;S ALI;U.MINUIUQUKS.
que la (iwaiililé d'ciiii ol de i)rinci[)os fixes au^nnenlc en raison inverse de la (iiiaiitilé (ralbuinine perdue. Lorsque les lésions rénales sont piol'ondes, ((ue la diurèse est réduite, que l'urémie est menaçante, Tciiiiploi des modilicateurs liy^iéni({ues peut encore être utile. Mais c'est surtout dans le relèvement de la nutrition que l'albuminurique trouvera son profit ; sous son iniluence, les combustions organiques s'opèrent d'une manière plus complète, le mouvement nutritif est [)lus parfait, les albuminoïdes redeviennent ass-imilables, en même temps les forces compensatrices que la nature met en jeu du côté du cœur se réveillent, s'exaltent et permettent à l'économie de réparer jusqu'à un certain point les conséquences des désordres produits par les lésions rénales.
Nous étudierons l'application et l'action des différents modificateurs bygiéniques en commençant par celui qui joue le rôle le plus important dans le traitement hygiénique des albuminuriques : falimentalion (ingesta); nous passerons ensuite en revue les autres modificateurs, étudiant tout le service que peuvent rendre aux malades les soins de la peau (applicata) et l'exercice bien compris (gesta); enfin le milieu atmosphérique (circumfusa) peut posséder certaines qualités particulières favorables aux albuminuriques.
§ 1. — Itéginie alimentaire des alliuiiiinuriques
Le fait capital qui se dégage de l'observation des malades au point de vue de l'alimentation, est que certains aliments ont pour effet d'exagérer énormément l'albuminurie, tandis que d'autres, et ils sont peu nombreux, réduisent à un minimum la quantité excrétée.
Existe-t-il tout d'abord une albuminurie que l'on pourrait appeler alimentaire analogue à la glycosurie alimentaire? C'est une question qui ne nous paraît pas entièrement réso-