Pothier, Traité de la communaute
2, Pothier. Traité de la communauté, n° 325
Hu les biens qui composeraient la communauté lors de sa dissolution (1). »
La théorie des récompenses d’après laquelle le mari devrait indemniser le patrimoine de la femme ou celui de la communauté s’il s'était enrichi à leurs dépens et la règle que ces actes de dispositions n'étaient valables que s’ils ne portaient pas sur la part entière de la femme dans la communauté, étaient les seules restrictions apportées à ses pouvoirs.
Le Code a peu modifié ces principes. Il a reconnu la nécessité d'assurer l’unité dans la direction des intérêts du ménage en chargeant le mari de l’administration des biens et pour faciliter sa tâche, il lui a donné de larges pouvoirs : ce sont encore les mêmes règles, paraissant d’abord restreindre les pouvoirs du mari à ceux d’un administrateur ordinaire d’une société, les seuls qui dussent être accordés rationnellement au chef de l'association conjugale, il les étend beaucoup au delà en fui donnant pouvoir « de vendre, aliéner, hypothéquer les biens de la communauté sans le concours de la femme ». Il le considère comme un associé gérant d’une qualité toute spéciale dont les attributs excèdent ceux d’un administrateur ordinaire. En cette qualité, il peut passer des baux d’une durée supérieure à celle que
le Code a assignée comme maximun aux gérants des