CHAPITRE IV
La communauté réduite aux acquêts.
Supériorité et avantages de ce régime.
Malgré l’exemple des pays étrangers voisins, nous croyons qu'il faut défendre et maintenir en France le régime de la communauté. Contrairement à l’opinion de M. Bridel, nous ne croyons pas que « ce que l’Angleterre a fait en 1882 ne puisse tarder à être imité par la France »! ni « qu’une chose bonne pour l’Angleterre, la Russie, les États-Unis ne puisse être mauvaise pour d’autres pays à commencer par nos deux républiques (la France et la Suisse) » (1).
L’argument de l’exemple de l'étranger n’a pas à lui seul une grande portée pour le choix d’un régime matrimonial légal. S’il appartient au législateur de diriger dans le sens d’une justice plus grande l’évolution du droit civil, qui ne peut sortir entièrement des ha-
bitudes etdes coutumes du pays, il ne doit cependant