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la transition est plus progressive du côté proximal. À signaler par ailleurs une très importante tuméfaction des parties molles entourant la diaphyse fémorale. L'aspect radiologique est celui d'une tumeur maligne de l'os, à tendance ostéolysante, et ostéo-condensante ayant envahi les parties molles juxta-osseuses.
L'hémogramme montre une anémie à 3.560.000 globules rouges et une leucocytose à 12.800 éléments blancs.
La sédimentation sanguine est accélérée :
— 25 mm. à 1° heure,
—J5 mm à la 2 heure,
IS emmr alla ss heure,
Les autres examens complétant le bilan biologique (phosphorémie, calcémie, etc.), ne montrent rien d'anormal. Après une préparation médicale, la patiente subit, le 1‘ septembre, une
biopsie.
Quelques jours après, la malade, en se tournant dans son lit, ressent une douleur très vive au niceau de la cuisse et entend un craquement : il s'agit d'une fracture pahologique qui rendra d'ailleurs malaisée l'intervention. Du fait de la roentgenthérapie antérieure, dont la dose ne nous est pas connue, du fait aussi du vaste délabrement osseux et des douleurs très violentes qu'il entraîne, l'indication est posée d'une désarticulation de la hanche.
L'intervention est pratiquée le 6 septembre par le Dr E. LAPORTE. En voici le comote rendu :
— Désarticulation de la hanche droite. On emploie le procédé de ja raquette à queue antérieure. Toutefois, en raison du siège de la tumeur, on est forcé de passer très haut, presque au ras de l'arcade fémorale, en dedans et en dehors ; comme les téguments et tous les muscles de la loge postérieure fémorale sont parfaitement indemnes, on y découpe un large lambeau de manière à fermer aisément, bien que l'incision antérieure soit
beaucoup plus haute que de coutume.
Fig. 6 — M"° B.. — Tumeur de Parker et Jackson du fémur.
L'intervention est rendue difficile du fait de la fracture spontanée qui empêche de manœuvrer le membre et, en particulier, de lui imprimer les mouvements de rotation qui sont nécessaires.
Fermeture aux crins avec mise en place d'un drain.
Les suites opératoires sont bonnes, la cicatrisation se fait par première intention et le 15 octobre 1955, la malade quitte la Fondation Bergonié en bon état local et général. Malheureusement, cette infortunée malade meurt subitement le 5 novembre 1955 d'un infarctus du myocarde. À son décès, elle ne présentait aucun signe de récidive ni locale, ni régionale, ni
générale.
Rio
L'examen histologique de la pièce opératoire (Docteur J. Biraben)
Des prélèvements multiples ont été pratiqués à partir de la pièce opératoire et suivant besoin, décalcifiés ou non. Ils nous montrent des aspects d'une abondante prolifération tumorale en nappe, s'insinuant parfois entre des lamelles osseuses. La structure de cette prolifération est essentie!lement monomorphe, car elle est faite de multiples cellules rondes juxtaposées et jointes, prenant parfois une forme plus irrégulière, polyédrique. Les noyaux globuleux sont toujours nucléolés fortement, le cytoplasme faiblement chromophile. Certains éléments plus volumineux ont des noyaux fortement irréguliers, bourgeonnants, tendant presque à former de petits plasmodes. Les colorations par la méthode de Wilder mettent en évidence un réseau de réticuline qui soutient les cellules en entourant chacune d'elles, individuellement ou plus rarement par groupe de deux ou trois. Une telle structure est celle d'une tumeur maligne d'origine réticulaire à laquelle la présence d'un réseau de réticuline confère les caractères du : Réticulo-sarcome différencié d'Oberling ou tumeur de Parker et Jackson. de l'os.
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