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dans le réticulo-sarcome différencié osseux, les signes locaux résument très longtemps toute la symptomatologie:
7) Localisations de la tumeur
Comme précédemment, nous avons synthétisé les observations multiples qui ont été publiées, et nous avons obtenu ainsi les
pourcentages qui sont indiqués dans le tableau ci-dessous :
Localisation ne DU et Jackson Os long du membre supérieur. 17 AS 14 % Os long du membre inférieur. AIOn0C Dore % CAICANE TUE RAA 1% 0 % Sternum HA EE DAC G 0 % (ENTER LM PER 0 % 1 % Ceinture scapulaire 7. 0 % 2200 Ceinture pelvienne ......... DE OM Colonne vertébrale et crâne .. K 9 % 12 % Maxillaire inférieur ........ SH, 7% :
Il ressort de ce tableau que les os courts des membres ne sont atteints que de façon tout à fait exceptionnelle et par le
seul sarcome d EWING.
— que les os longs des membres constituent la localisation la
plus fréauente des sarcomes réticulaires.
—— que dans presque 25 % des cas, la ceinture pelvienne est
touchée par le sarcome d'EWING et qu'ellz ne l'est jamais par
la tumeur de PARKER et JACKSON, alors qu’en ce qui concerne la ceinture scapulaire, c'est le contraire qui se produit.
— que le sternum n'est atteint que par une seule des deux variéés de sarcomes réticulaires : la tumeur d'EWING.
8) Le: fractures spontanées
Dans une observation de LERI, DUPONT et LIÈVRE, une femme de 32 ans, en soulevant son enfant, se fit une fracture spontanée du cubitus qui fut peu douloureuse et se répara bien : la radiographie montra que le cubitus était évidé dans sa presque totalité et sa corticale réduite à une gaine de la minceur d'une feuille de papier : la biopsie fit la preuve d'un sarcome d'EwInc. Quelques autres cas montrent que la fracture est fréquente dans le sarcome d'EWING et peut même en constituer le premier signe. Il en est de même dans le réticulo-sarcome différencié : les observations que nous rapportons au chapitre précédent en sont la meilleure preuve. SCHINZ insiste sur le fait que les fractures se produisent plus volontiers lorsque la tumeur siège au fémur ou à la colonne vertébrale.
9) La Biopsie
Comme dans les autres néoplasmes osseux, on s'est posé la question de savoir si la biopsie était nécessaire et ne présentait pas de danger. Tous les auteurs sont d'accord sur le fait que la biopsie est indispensable et qu'elle ne présente aucun inconvénient. Elle devra toutefois être suivie du traitement le plus vite possible. On rejettera la simple ponction biopsique qui est la plupart du temps insuffisante et on lui préfèrera l'incision exploratrice donnant un abord suffisamment large pour être
assuré de la bonne orientation du prélèvement.
she 4. — ETUDE RADIOLOGIQUE
S'il est intéressant de connaître les signes radiologiques de ces tumeurs, ce l'est encore plus de savoir dans quelle mesure l'examen des radiographies permet de posr le diagnostic. Surtout, il est une question essentielle à laquelle il faut répondre : Peut-on faire le diagnostic différentiel entre sarcome d'EWING et tumeur de PARKER et JACKSON sur le simple examen des clichés ?
1) Les signes radiologiques avant l'irradiation
Le sarcome d'EWiNG, grâce à sa symptomatologie bruyante, amène rapidement le malade à consulter. Les radiographies faites très tôt ne montrent rien de net, les atteintes structurales y sont des plus discrètes. Le néoplasme prend naissance dans la zone spongieuse centrale : très petit, il donne un aspect mité, puis il réalise une perte de substance à peu près de la taille d'un haricot. Lorsque la tumeur évolue depuis plus longtemps, elle donne un aspect radiologique particulier qui a été parfaitement décrit par SABRAZÈS. L'extension tumorale réalise un envahissement diffus de l'os. Aux os longs le foyer est le plus souvent à la diaphyse ou à la métaphyse, Au sein de la cavité médullaire, la tumeur progresse suivant l'axe de l'os. Il n'est pas rare de voir toute une diaphyse littéralement évidée par le néoplasme : ses contours ne sont plus dessinés que par un mince liseré sombre. Alors se produit la réaction périostée, ou plus exactement l’hyperostose sous-périostée qui réalise l'aspect en bulbe d'oignon ou en fuseau que certains auteurs ont donné pour caractéristique. Si l'on s’astreint, comme on doit le faire, à des radios de contrôle espacées d'à peu près quinze jours, l'étude comparative des clichés obtenus met en évidence un trait typique du sarcome d'EWING : évolution rapide comportant
une destruction osseuse qui progresse à vive allure. La tumeur